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Le voyage de Màel Dùin…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis du Gospel et de la galette de blé noir réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 09 octobre 2020, 18è jour de vendémiaire dédié au sarrasin.

Par chez nous on célèbre les Denez, forme bretonne du prénom Denis qui trouve sans doute son origine dans la Grèce antique auprès du dieu de la vigne, Dyonisos. Dans la mythologie celte, il est le dieu des morts, auquel on offre du blé noir; c’est comme cela que par ici on nomme le sarrasin, ce qui, de toute évidence, est un abus de 300px-Blenoirlangage car le sarrasin n’est pas une graminée et se particularise en étant dépourvu de gluten ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. Dans les calendriers celtiques on trouvera aussi les Mael duyn. Le père de Maeldun était un des chefs des îles d’Aran (célèbre pour son pure malt Lochranza castel de 21 ans d’âge) qui attaqua l’Irlande, pilla une église et viola une nonne, ma doue beniged.

Il fut tué à son tour peu après par des agresseurs venus de la mer, vraisemblablement des Viking. La nonne donna naissance à Maeldun et l’enfant fut adopté par la femme du chef local, la sœur de l’infortunée nonne. Ce n’est que le voyagelorsque des enfants se moquèrent de Maeldun au sujet de sa naissance que sa mère adoptive l’emmena voir sa vraie mère et lui révéla ses origines. Avec trois demi-frères, il se mit alors à la recherche de son père et apprit qu’il avait été assassiné. Ainsi débute le voyage de Máel Dúin, sorte d’Odyssée à la sauce celte composée en vieil irlandais vers la fin du Xe siècle. Mael Duin est le premier récit de voyage à mêler indifféremment éléments chrétiens et profanes. Vous aurez noté que nos émérites maîtres d’école se répandaient largement sur les exploits de Jason, Ulysse et consorts mais jamais sur les aventures de Mael duyn. Étonnant, non !

Allez, rendez à César ce qui est à Homère, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Mabon et l’équinoxe d’automne…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’amphigouri et du clafoutis aux mirabelles réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Mardi 22 septembre 2020, premier jour de Vendémiaire dédié au raisin. Je dois préciser que l’équinoxe aura lieu à 13h30 et 38 secondes heure française pour être tout à fait précis. J’ajouterai qu’il vous reste 100 jours pour préparer le réveillon. C’est un peu le Père cent des appelés du contingent, rite qui était pratiqué à mon époque et qui était marqué par une parodie de pendaison cent jours avant la quille. Je dis cela mobron-saumoncar, dans le calendrier républicain, commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793 et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. (Le hasard avait fait que l’institution de la République, le lendemain de l’abolition de la royauté le 21 septembre 1792, ait lieu le jour de l’équinoxe d’automne). Dans la très vieille et très ancienne civilisation celtique, c’est Mabon; dont le nom complet est Mabon ap Modron qui signifie le « fils divin d’une divine mère », l’enfant de la déesse, Terre-mère des gallois, Modron, fille d’Afallach et de Mellt. Selon la légende, Mabon, a été enlevé à l’âge de trois jours (ou trois ans selon d’autres versions) et emprisonné à Gloucester ou dans l’Annwvyn, l’Autre-Monde des Gallois. Seul le Saumon de Llyn Llin connaissait l’endroit exact de sa séquestration. Cependant, comme il était le meilleur veneur du monde, il Frodonétait le seul à pouvoir maîtriser le chien dont Culhwch avait besoin pour conquérir la main d’Olwen. C’est pourquoi une expédition fut montée pour délivrer Mabon. Toujours selon la légende, il était retenu sur une île au milieu d’une rivière et Cei et Bedwyr s’y rendirent sur le dos d’un saumon pour le délivrer. (source: Le grenier de Clio ). Et pour en terminer avec l’éphéméride, saviez vous que Frodon Sacquet Hobbit, personnage important de l’œuvre de Tolkien, était né un 22 septembre 2968 du 3è âge. Étonnant, non ! Toute chose égale par ailleurs, je dois vous avouer qu’à l’instar de Brassens, le 22 septembre aujourd’hui, je m’en fout. (pour Jean, fidèle lecteur, bis repetita)

Allez, merci pour la visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

If you want !

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des Pâques irlandaises et du irish stew réunis, bonjour! Nous sommes le Jeudi 06 février 2020, 18è jour de pluviôse dédié à l’IF. Arbre remarquable surtout dans la tradition celtique. Le mot if remonte à un St-Maudez-300x224mot gaulois ivos ou, émane d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en  germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui… Non mais, quel égo !)

Hors des bosquets sacrés et des sentiers battus, cet arbre tient une grande place auprès des Celtes en général et des druides en particulier. Ce conifère odorant est un symbole funéraire dans l’univers celtique. Selon César, deux chef gaulois des Eburons, vaincus au combat, s’empoisonnèrent avec ses fruits. La toxicité de la plante et son lien avec la mort sont patents. L’if se rencontre encore dans les anciens chaudron-gundestrup2cimetières, où il paraît tenir compagnie aux défunts, dans la solitude silencieuse, à la frontière du monde des vivants. Vert en toute saison, cet arbre symbolise aussi la résistance, la vigueur et l’immortalité. En dehors donc des cycles végétatif, l’if est le matériau dans lequel est taillé la roue du druide Mogh Ruth, symbole de l’apocalypse, de la révélation puisque selon les textes, une roue en if, Roth Ramhach, doit tomber du ciel lorsque la fin du monde sera arrivée (y’a pas que les gaulois qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête…). La roue du druide mythique Irlandais Mogh Ruith (serviteur de la Roue) est particulière. Elle a un moyeu et des rayons mais pas de jante. Elle est en if. C’est la roue de l’Apocalypse: quiconque la voit devient aveugle, quiconque l’entend devient sourd et quiconque la touche meurt sur le champ. Il reste quelques roues à carillons en Bretagne qui sont des dérivés directs de ce symbole.»

En attendant la fin du monde, je m’ennuie quelques fois, alors, je vais au bourg pour y faire mon Loto… Heu non, ça c’est autre chose. En if-de-Pommeritphoto (en haut à droite), l’if de Saint-Maudez en Côtes-d’Armor et que l’on dit millénaire. Il en est un autre dans la commune de Pommerit-le-vicomte, près de Guingamp en Côtes-d’Armor aussi, que l’on dit plusieurs fois centenaire, certains affirment qu’il aurait 1700 ans. Malgré les turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et le spectacle est digne d’une cathédrale.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 1er février 2020, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est Imbolc.

Imbolc donc, fête de la régénération, de la lustration comme disent les druides, correspond aux Lupercales de l’antiquité Romaine. On y célèbre Brigit la déesse mère pré-chrétienne et il s’agit d’une purification qui Imbolcprend place à la fin de l’hiver et a certainement pour origine un culte de la fécondité.  En Irlande, Brigit est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann. Elle est associée à la fête d’Imbolc, la purification du 1er février, censée protégée les troupeaux et favoriser la fécondité. Voici d’ailleurs la recette pour fabriquer vous même votre encens d’Imbolc: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon), 1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle. Quelques gouttes de vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs (séchées). (Scott Cunningham The Complete Book of Incense, Oils andBrews). Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps.

C’est le jour ou jamais pour vous essayer à tresser la fameuse croix de Brigit. En effet, La tradition voulait que, la veille d’Imbolc, on tresse des croix spéciales de Brigit que l’on accrochait ensuite dans les habitations pour appeler la protection de cette déesse. L’église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens druidiques ou romains. Voila pourquoi le Vatican croixbrigs’empressa  de faire de Brigit une sainte et de  transformer cela en fête de la chandeleur (les lupercales, en l’honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité  ancienne fête Romaine avec procession aux flambeaux = candela = chandelles = chandeleur), et son folklore de crêpes et de bougies. Par ailleurs, le nom de février provient du nom latin du mois, februarius, lui-même dérivé du verbe februare signifiant « purifier ». Bon, maintenant c’est vous qui voyez…  J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Bon, c’est pas tout, si j’en crois mon aïeule, la pâte à crêpes cela repose trois heures; il faut que j’y aille. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La coupe & la mémoire…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du merlan en colère réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 avril 2019, date qui correspond au 22è jour de germinal et que nos amis républicains avaient dédié à la Romaine (salade). Je vais donc en profiter pour vous parler d’une galloise… En effet,  les celtophiles eux, célèbrent ce jour là Kerridwen. Une drôle de sainte puisque il s’agissait en fait d’une déesse de la très vieille et très ancienne tradition celtique; mais nos évangélistes faisaient feu de tout bois…

Ceridwen, ou Kerridwen (de nombreuses graphies sont possibles), principalement connue en tant que magicienne, était en fait une déesse galloise de la mort et de la fertilité. Elle est généralement représentée avec un chaudron. Dans la mythologie celte, le chaudron n’est pas un ustensile utilitaire mais un objet symbolique, chargé de sacralité, et Cerridwenattribut divin (le chaudron du Dagda, le Dieu-Druide). Le chaudron est magique, selon les mythes, il peut être chaudron d’abondance, de résurrection, de science ou de divination. Il est associé à la terre, le chaudron de résurrection est associé au ventre de la mère, où l’homme retourne pour renaître. Quand il est rempli d’eau, c’est l’élément primordial, source de toute vie. La quête du chaudron a inspiré la quête du Graal aux trouvères chrétiens, celui-ci étant un vase d’immortalité. C’est ce même chaudron que l’on retrouve dans les tarots sous forme de coupe…

Oyez l’histoire de Cerridwen: Femme de Tegid Foel, elle donna naissance à deux enfants complètement opposés : Afagddu (castor noir) qui passait pour l’homme le plus laid de la terre, et une superbe fille, Creirwy. Ne parvenant pas à tolérer le handicap de son fils Afagddu, Ceridwen fit bouillir dans un chaudron une potion de connaissance cerridwen-by-pickwickpendant un an et un jour afin de lui permettre de devenir sage et respecté. Elle confia la tâche de veiller sur le chaudron à Gwion Bach, mais une goutte tomba sur le doigt de ce dernier, il le lécha et il reçut ainsi le don à la place de Afagddu. Furieuse, Ceridwen poursuivit Gwion Bach qui se transforma maintes fois pour lui échapper. Il finit par se changer en grain de blé et Ceridwen en profita pour le manger. Quelque temps plus tard, elle donna le jour au célèbre poète et druide Taliesin (qui est en fait la réincarnation de Gwion Bach). Notre bonne sorcière a généreusement laissé son nom à un élixir très tourbé, un blend qui fait référence au fameux pub Pickwick’s de Beaune. 

Ah, les belles histoires de papy Erwan ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le Mercredi 1er février 2017, trDruideeizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce. Mais pour les Celtes, c’est IMBOLC. c’est une fête celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis » – Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébr1imbolc-banner-1024x505-300x147ation chrétienne qu’est la Sainte Brigitte; elle même se substituant à la Brigid pré chrétienne, la déesse mère qui régnait sur les arts, le feu et la magie. On peut sans doute considérer que Imbolc est l’ancêtre de la chandeleur. L’église catholique, apostolique et romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens.

Mon aïeule m’a conté que l’on profitait de la veillée d’Imbolc pour fabriquer des croix de Brigid censées protéger la maison. On l’accrochait au dessus des berceaux car Brigid est la patronne des sage-femmes (déesse de la fécondité en Irlande, Brigid est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann). On y confectionnait aussi les fameux gâteaux de la lune d’Imbolc, une faire-une-croix-de-brigid-4654820sorte d’espèce de genre de cookies. D’autres consacraient leur temps à réaliser le non moins fameux encens d’Imbolc dont je vous livre la recette sous la foi du secret: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon), 1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle, quelques gouttes de vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs (séchées). Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

Beltan du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Dimanche 1er mai 2016, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, célébrée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir. Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison feux-de-beltan-300x202sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du druide et guifeu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Dinard, dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel).

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai ! ». Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église fete-arbre-liberte-300x236chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux ! La République elle, en a fait l’arbre de la liberté dont il subsiste encore quelques restes ici ou là. Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.

PS: oui, le jeu de mots dans le titre est vraiment nul.

 

Armor Lug…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er août 2014, quatorzième jour de Thermidor dédié au basilic.  belle plante aromatique qui sert de base au fameux Pistou. Dans le langage des fleurs de l’Europe du 19è siècle, il exprime la haine car selon la légende la plante poussait mieux si elle était injuriée en la cultivant. Aussi, l’expression française « semer le basilic » signifie « semer la discorde ». Etonnant, non !

Et aujourd’hui, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande en Bretagne au tout début du dixième siècle (il y a prescription). En effet, les combats auraient débuté un 1er août qui correspondait à Lugnasad chez les Celtes. Dans l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des chaudronGundestruprassemblements et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du feu à celui de l’eau.

C’est la fête de LUG, le plus grand de tous les dieux, c’est l’équivalent celtique du Jupiter. Première fête après le solstice, Lugnasad marque les débuts de la descente vers l’Automne. Lugnasad est placé sous le signe zodiacal du Lion qui représente la culmination végétale, la plénitude du fruit. C’est 320px-Gundestrup_antlered_figurele signe de la pleine affirmation de l’individualité, de la volonté et de la conscience du « je ». Le feu fixe du Lion est l’expression d’une force maitrisée, d’une énergie lumière disciplinée, d’un feu individualisé, consacré aux puissances du Moi, de la volonté dirigée, force centrale régulatrice et irradiante de vie, de chaleur, de lumière et d’éclat. C’est un signe solaire. Cette fête correspond à la maturité de tous les fruits et c’est à ce moment là que la terre et la végétation sont à leur maximum de fructification. C’est la dernière fête de l’abondance, les dernières récoltes, la fête des moissons et sa plante symbolique est le blé que l’on consomme pour la circonstance sous diverses formes : bouillies, pains, gâteaux,etc.

Quand il (LUG) voulut participer à un grand festin donné par Nuada le roi des Tuatha, le portier pour le laisser entrer lui demanda ce qu’il savait faire « car personne ne vient sans art à Tara ». Il se présente successivement comme charpentier, forgeron, champion de lutte, harpiste, héros, poète et historien, sorcier/magicien, médecin, échanson et fondeur de bronze. Tous ces arts étaient déjà représentdieuxés par les différentes divinités convives du festin mais c’est parce que Lug, prototype de l’homme parfait, les possédait tous à lui seul, « Homme des Sciences et de tous les Arts », qu’il fut accepté.

Enfin, la fête de Lugnasad représente un point culminant dans les rapports entre le Roi et la déesse de la Terre. On se rappelle aussi au passage que s’il en faut en croire l’interprétation de J.J.Hatt du chaudron de Gundestrup, c’est à ce moment là que la Grande Déesse (de la Terre) abandonne son époux terrestre pour rejoindre Taranis le dieu céleste (roi du Ciel) (un lien avec l’Assomption chrétienne, fêtée le 15 aout ?) Tailtiu nous est présentée comme la fille de Magmor, roi d’Espagne, femme d’Eochaid, fils d’Erc, dernier roi des Fir Bolg. A la mort de son mari, elle épouse Eochaid Garb, fils de Duach Dall qui commandait dans les Tuatha. Elle était la nourrice de Lug jusqu’à ce qu’il fut capable de porter les armes.

Et voila pour le petite histoire de tonton Erwan. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ar gwir enep ar bed…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour! Nous sommes le samedi 1er février 2014, treizième jour de 49170509_ppluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c’est IMBOLC; c’est une fête celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C’est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne.

« Goûter de chaque nourriture selon l’ordre,
voilà ce que l’on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c’est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c’est une des dates marquantes de la tradition celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu’est la Sainte Brigitte; elle même se substituant à la Brigid pré chrétienne, la déesse mère qui faire-une-croix-de-brigid-4654820régnait sur les arts, le feu et la magie. On peut sans doute considérer que Imbolc est l’ancêtre de la chandeleur. L’église catholique, apostolique et romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Mon aïeule m’a conté que l’on profitait de la veillée d’Imbolc pour fabriquer des croix de Brigid censées protéger la maison. On l’accrochait au dessus des berceaux car Brigid est la patronne des sage-femmes (déesse de la fécondité en Irlande, Brigid est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht le-calendrier-celteet Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann). On y confectionnait aussi les fameux gâteaux de la lune d’Imbolc, une sorte d’espèce de genre de cookies. D’autres consacraient leur temps à réaliser le non moins fameux encens d’Imbolc dont je vous livre la recette sous la foi du secret: 3 parts d’oliban (résine aromatique), 2 parts de sang de dragon (estragon), 1/2 part de bois de santal rouge, 1 part de cannelle, quelques gouttes de vin rouge. Ajouter au mélange quelques pincées des premières fleurs (séchées). Après cela, vous pouvez affronter la dure réalité jusqu’à l’équinoxe de printemps. J’ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed – La vérité face au monde ou, « à la face du monde » quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

Samain…trigue.

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’étrange et des beignets aux pommes réunis, bonjour ! Nous sommes le images-24jeudi 31 octobre 2013, dixième jour de Brumaire dédié à la charrue. Autant dire que c’est la veille de la Toussaint, et donc revoilà, Halloween, All Hallows Eve qui signifie the eve of All Saints’ Day (Oíche Shamhna en Gaélique) c’est à dire, la veillée de la toussaint et c’est reparti pour un tour. Les marchands du temple ne désespèrent pas de nous refiler leur camelote. Messieurs les vendeurs de citrouilles, nous n’avons que faire de vos zombis de pacotille, vos Freddys ensanglantés et autres fantômes hollywoodiens… Nous, nous arrivons en ligne droite des Thuatha De Danann, nos épopées sont celles de Cûchulain et nous avançons vers Avalon. Chez nous, la Samain est celle des druides, bardes et ovates.

 

La Celtie n’a pas attendu l’évangélisation, fusse celle de St Patrick, pour ouvrir, une fois l’an, la porte entre la saison claire et la saison noire, entre le jour et la nuit, entre le monde des vivants et celui des morts. Si vous passez du coté de l’ile de Sein, le mercredi après midi, vous y verrez peut-être de vieilles Sénanes, tout de noir vétues, penchées sur laimages tombe de leurs disparus et, si vous approchez avec discrétion, vous les entendrez parler. Elles racontent aux défunts les évènements de la semaine. Pourquoi ne pas profiter de cette période de l’année et de cette tradition que les immigrants Irlandais et Ecossais ont emporté dans leurs bagages vers le nouveau monde avec la légende de Jack o lantern pour raconter aux enfants la très vieille et très ancienne tradition celtique. Son panthéon n’a pas à rougir de celui des Grecs ou des Egyptiens. Ses sagas n’ont rien à envier à l’Illiade, à l’Odyssée, aux milles et une nuits ni même à la bible. Oui mais voila, ça ne se vend pas ça, coco ! Alors, de grâce, épargnez nous vos orgies de cucurbitacées.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.