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La nuit de la Samain…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 1er novembre 2017, onzième jour de Brumaire dédié au salsifis.

Voici donc venir novembre, Miz du (e Brezhoneg evel just). qui ouvre le chemin de l’hiver par la grande fête de la Samain. On rit, on chante, on boit beaucoup, on célèbre la mort du roi soleil. Bien sur, vallée-300x226c’était avant ! Avant que que les « pisse-vinaigre » de la papauté (  Grégoire IV, 8ème siècle environ) n’en décident autrement. Il faut dire qu’ils furent bien aidé par Louis le Pieux qui instaura sur toute la Carolingie Chrétienne cette obligation de fêter tous les saints. Voila pourquoi au lieu de faire la fiesta, on se traine dans les cimetières les bras chargés de chrysanthèmes ridicules. Notons au passage, qu’en ce sens nous commettons une grossière erreur car la fête des morts, elle, ce n’est que le lendemain. A Carnoët, quand tous les saints seront bien installés dans leur vallée, c’est par camion qu’on va voir débarquer les chrysanthèmes, à tous les coups, ils vont remporter la palme des villages fleuris.

Et voila, c’est reparti pour un tour. Les marchands du temple ne désespèrent pas de nous refiler leur camelote. Messieurs les vendeurs de citrouilles, nous n’avons que faire de vos zombis de pacotille, vos Freddys ensanglantés et autres fantômes hollywoodiens… Nous, nous arrivons en ligne droite des Thuatha De Danann, nos épopées sont celles de Cûchulain et nous avançons vers Avalon. Chez nous, la Samain est celle des druides, bardes et ovates. La Celtie n’a pas attendu l’évangélisation, fusse celle de St Patrick, pour ouvrir, une fois l’an, la porte entre la saison claire et la Tombesaison noire, entre le jour et la nuit, entre le monde des vivants et celui des morts. Si vous passez du coté de l’ile de Sein, le mercredi après midi, vous y verrez peut-être de vieilles sénanes, tout de noir vêtues, penchées sur la tombe de leurs disparus et, si vous approchez avec discrétion, vous les entendrez parler. Elles racontent aux défunts les évènements de la semaine. Pourquoi ne pas profiter de cette période de l’année et de cette tradition que les immigrants Irlandais et Ecossais ont emporté dans leurs bagages vers le nouveau monde (all hallow even: le soir de tous les saints et la légende de Jack o lantern) pour raconter aux enfants la très vieille et très ancienne tradition Celtique. Son panthéon n’a pas à rougir de celui des Grecs ou des Egyptiens. Ses sagas n’ont rien à envier à l’Illiade, à l’Odyssée, aux milles et une nuits ni même à la bible. Alors, de grâce, épargnez nous vos orgies de cucurbitacées.

En attendant, merci de vos visites répétées, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Cornegidouille…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la pataphysique et du boudin blanc réunis, bonjour !

Nous sommes le 1er novembre 2012, encore nommé jour de la Toussaint alors que nos amis républicains avaient dédié ce 11è jour de Brumaire au salsifis…

Ha setu breman: Miz du (e Brezhoneg evel just). Voici venir novembre qui ouvre le chemin de l’hiver par la grande fête de la Samain. On rit, on chante, on boit beaucoup,
on célèbre la mort du roi soleil. Bien sur, c’était avant ! Avant que que les « pisse-vinaigre » de la papauté ( Grégoire IV, 8ème siècle environ) n’en décident autrement. Il faut dire qu’ils furent bien aidé par Louis le Pieux qui instaura sur toute la Carolingie chrétienne cette obligation de fêter tous les saints. Voila pourquoi au lieu de faire la fiesta, on se traine dans les cimetières les bras chargés de chrysantèmes ridicules. Notons au passage, qu’en ce sens nous commettons une grossière erreur car la fête des morts elle, ce n’est que le lendemain. A Carnoët, quand tous les saints seront bien installés dans leur vallée, c’est par camion qu’on va voir débarquer les chrysantèmes, à tous les coups, ils vont remporter la palme des villages fleuris.

Et puis tiens, une pensée pour un maître en absurdie: Alfred JARRY. Il est décédé un 1er novembre en 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (?). La vie ne lui a guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique…

 

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Chez vous, je ne sais pas, mais ici, il fait un temps à ne pas mettre un saint dehors. Un temps de chien quoi. Pluie, vent… Pour un peu on se croirait à la Toussaint. Un temps à faire du feu dans la cheminée (je reviens demain) un temps qui sent le Kig-ha-farz, la veillée, un temps à relire l’oeuvre complète de Pêr Jakez Hélias; un temps qui fait l’humilité comme disait Jacques Brel. En attendant, ici, il fait plutot l’humidité comme en témoigne cette vue sur les jardins de l’ermitage.

Allez, couvrez vous, portez vous bien et, à demain peut-être.

 

A LA St QUENTIN, LA CHALEUR A SA FIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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HALLOWEEN: Et voila, c’est reparti pour un tour. Les marchands du temple ne désespèrent pas de nous refiler leur camelote. Messieurs les vendeurs de citrouilles, nous n’avons que faire de vos zombis de pacotille, vos Freddys ensanglantés et autres fantômes hollywoodiens…,Nous, nous arrivons en ligne droite des Thuatha De Danann, nos épopées sont celles de Cûchulain et nous avançons vers Avalon. Chez nous, la Samain est celle des druides, bardes et ovates. La Celtie n’a pas attendu l’évangélisation, fusse celle de St Patrick, pour ouvrir, une fois l’an, la porte entre la saison claire et la saison noire, entre le jour et la nuit, entre le monde des vivants et celui des morts. Si vous passez du coté de l’ile de Sein, le mercredi après midi, vous y verrez peut-être de vieilles Sénanes, tout de noir vétues, penchées sur la tombe de leurs disparus et, si vous approchez avec discrétion, vous les entendrez parler. Elles racontent aux défunts les évènements de la semaine. Pourquoi ne pas profiter de cette période de l’année et de cette tradition que les immigrants Irlandais et Ecossais ont emporté dans leurs bagages vers le nouveau monde (all hallow even: le soir de tous les saints et la légende de Jack o lantern) pour raconter aux enfants la très vieille et très ancienne tradition Celtique. Son panthéon n’a pas à rougir de celui des Grecs ou des Egyptiens. Ses sagas n’ont rien à envier à l’Illiade, à l’Odyssée, aux milles et une nuits ni même à la bible. Oui mais voila, ça ne se vend pas ça, coco ! Alors, de grâce, épargnez nous vos orgies de cucurbitacées.

Tout à fait autre chose et qui n’a rien à voir comme on dit dans le nouvel Ob’s. Je n’ai jamais cru que la musique adoucissait les moeurs ni que la culture évitait la barbarie. Les nazis allaient aux concerts et collectionnaient les oeuvres d’art. Mais, pendant que je rédige ce « post » s’élèvent derrière moi, les premières notes de la « suite en fa dièse mineur de Haendel « sous les doigts magiques de Anne Queffelec. C’est une idée de ma fiancée qui est férue de pianotement artistique et c’est magique. Voila de quoi vous réconcilier avec ce temps de toussaint. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.