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Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la cartomancie et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Ce jour est le 24è de floréal dédié à la Valériane bien connue pour ses propriétés antispasmodiques et encore nommée, l’herbe aux chats. En langage courant nous sommes le vendredi 13 mai 2011, quatrième anniversaire du règne de Nicolas 1er.

Oui, nous sommes un vendredi 13, de triste mémoire, et qui doit sa réputation à ce jour d’octobre 1307 où, dès l’aube, toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre, ont investi près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire, pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération est terminée et il est encore impossible de connaître le nombre exact de ces arrestations. Nous sommes le vendredi 13 octobre 1307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après.

Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère, le roi de France, Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret, qui fait adresser, dans le plus grand secret, dés le 14 septembre, des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’à jour dit ». Ce matin du vendredi 13, de Nogaret lui-même, dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire, ils sont incarcérés, puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront. Peu de temps après, ils sont condamnés au bûcher, et dés le 12 mai 1310, 54 Templiers sont brûlés à Paris.

Voilà pour les âmes damnées… Fort heureusement pour l’humanité elle couve aussi en son sein de doux illuminés comme celui-ci qui viennent régulièrement s’accrocher aux cimaises de notre galerie de portraits.

Le 13 mai 1885, naissance de Clovis POIRIER (CLOVYS de son nom d’artiste), à Paris.
Chanteur (auteur, compositeur, interprète) anarchiste et pacifiste.
Fils d’un cuisinier devenu marchand de vin, il devient ouvrier peintre et s’intéresse très jeune à la chanson sociale. Devenu anarchiste vers ses 25 ans, il ne cessera plus, durant près d’un demi-siècle, de consacrer son talent à la propagande par la chanson. Après avoir interprèté les morceaux de ses aînés : Pottier, Rictus, Couté, il chantera son propre répertoire qui deviendra très populaire. Exempté en 1914, il ne sera pas mobilisé, mais tentera malgré la censure de faire vivre à travers ses chansons l’idéal pacifiste. De 1917 à 1926, il dirigera et animera « 
La Muse Rouge » société chantante composée de poètes et de chansonniers révolutionnaires. A la mort de Sébastien Faure (14 juillet 1942), il lui dédie quelques sonnets d’adieu. Extrait:

« Par delà ton sépulcre, une vie enrichie
D’amour universel et d’infini savoir
Unit l’homme à l’humain, dans l’ordre et l’anarchie. »

Après une active collaboration à la presse libertaire, il participe encore, le 14 mars 1953, à un gala de soutien au bénéfice du journal de Louis Louvet « Contre-courant ». Mais il est alors dans le dénuement, un comité d’entr’aide publiera une plaquette de ses meilleurs poèmes et chansons et organisera un gala en sa faveur en février 1955, mais il ne se rétablit pas et meurt à l’hôpital le 25 avril 1955.

 » Les jours de manifestations
Nous avons un peu plus d’ouvrage
Mais contre un’foul’ sans munitions
Je sais me battre avec courage;
Parfois en rev’nant triomphant,
Sur mon sabre j’essuie un’tache
De sang d’un’femme ou d’un enfant…
J’suis vache! « 

Couplet de je suis vache, réquisistoire contre la police.

 

Bon, ben dites moi, madame Michu, c’est copieux ça pour un vendredi (jour des crèpes faut-il le rappeler). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES DU TEMPLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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TAMPA RED THE GUITAR WIZARD.

Hudson Woodbridge est né au début du siècle dernier (probablement en 1904) à Smithsville, Géorgie. Mais orphelin très tôt il sera élevé par la famille de sa grand-mère, Mme Whittaker, dont il adoptera le patronyme, et qui vit dans les faubourgs de Tampa, en Floride.
Très tôt il apprend la guitare et accompagne sur scène un ami de la famille. À l’adolescence, il devient musicien itinérant et parcourt le Sud des États-Unis à vélo. En 1922, déjà affublé du surnom de « Tampa Red », il arrive à Chicago
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Sa carrière débute véritablement lorsqu’il s’associe avec le pianiste Georgia Tom Dorsey. Ils enregistrent ensemble, pour la première fois, en mai 1928, des pièces essentiellement tirées du music-hall.
Le blues devenant à la mode à Chicago, « Tampa Red » décide de s’y mettre lui aussi. Au début des années 30, il se marie et sa femme décide de prendre en mains sa carrière. En 1934 elle négocie pour lui un contrat
avec le célèbre producteur Lester Melrose qui lui permettra d’enregistrer ses disques sous le grand label blues Bluebird. C’est pour cette maison de disques qu’il enregistrera ses plus grands titres, toujours accompagné d’un pianiste. Dans les années 40 il ouvre sa formation à des saxophones ainsi qu’à un bassiste, une batterie ou encore un joueur d’harmonica, comme Sonny Boy Williamson ou Big Walter Horton. C’est à cette époque qu’il deviendra une des références du Chicago blues électrique et qu’il enregistrera avec Elmore James lorsque celui-ci se trouve à Chicago.
Malheureusement sa femme décède en 1956 et « Tampa Red » ne s’en
remet pas. Il sombre dans la démence et doit être interné. Il parviendra cependant à encore enregistrer deux albums au début des années 60 pour le label Bluesville : Don’t Tampa with the Blues et Don’t Jive Me. Il disparaît ensuite de la circulation et meurt dans un relatif oubli en 1981.
Surnommé the « guitar wizard » (le sorcier de la guitare), Tampa Red a certainement été un des plus grands guitaristes slide du blues des années 30 et 40.

Le 19 mars c’est aussi la mort de Jacques de MOLAY.

Nous sommes en 1314 dans l’après midi du 19 mars : Jacques de Molay, grand maître du Temple et Geoffroy de Charnay, commandeur de Normandie, condamnés par les cardinaux à la réclusion à perpétuité, reviennent sur leurs aveux. Les cardinaux se donnent la nuit pour réfléchir mais les condamnés sont brûlés vifs par les gens du roi, le soir même, dans l’Île aux Juifs à Paris, conformément au droit médiéval qui punit de mort les relaps.

Avant d’expirer dans les flammes, Molay aurait maudit le roi Philippe le Bel et le pape Clément V en leur prédisant qu’ils mourraient eux-aussi avant la fin de l’année, ce qui fut le cas. La représentation, ci-contre à gauche, est due à l’imagination de l’artiste. En effet, il n’existe aucun portrait de Jacques de Molay de son vivant.

Aujourd’hui encore, dans certains rites Maçonniques on retrouve trace de Jacques de Molay et de sa malédiction. C’est le cas par exemple pour le haut degré (30ème du Rite Ecossais Ancien et Accepté dont on voit ci-contre à droite un des décors) dit « Chevalier Kadosh » censé représenter une certaine forme de vengeance et fouler au pied « la tiare et la couronne ».

L‘exécution du grand maître est, pour d’autres, reliée symboliquement à la trahison et l’assassinat de Hiram, architecte du temple de Salomon. De là à construire une filiation tout à fait hypothétique entre batisseurs, Templiers et Francs Maçons, il n’y a qu’un pas que certains ont franchis allègrement, faisant fi des siècles qui séparent les faits. (relisez Dan Brown, il adore ces raccourcis)

Voila la fournée de ce vendredi embrumé; demain je vous le rappelle, c’est le printemps alors, tous aux jonquilles…Et dimanche, kèskifé, dimanche, le petit citoyen Tintin ? Allez, enattendant les résultats, portez vous bien et à demain peut-être.

CH’UIS PAS SUPERSTITIEUX, CA PORTE MALHEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il semblerait bien que ce soit à ce bon roi Philippe le Bel que l’on doive la légende qui entoure les vendredis 13. C’est en effet un vendredi 13 octobre de l’an de grâce 1307 que ce charmant roi, avec la silencieuse complicité de son copain Pape, fit arrèter, emprisonner, torturer et souvent exécuter, la quasi totalité des chevaliers du temple sur l’ensemble du territoire. Le grand maître, Jacques de Molay, lors de son procès, maudit les descendants de ses bourreaux jusqu’à la treizième génération. Et depuis ce jour là, à chaque vendredi 13, selon ses propres inclinations, on se terre au fond de sa cave ou on se précipite dans une agence de la française des jeux.

Il y a quelques jours, à l’occasion du 11 novembre, j’évoquais le sort des « fusillés pour l’exemple » de la grande guerre. J’ai retrouvé le texte de « la chanson de Craonne » (prononcez KRAN) recueillie par Paul Vaillant-Couturier en 1917 et interdite en france jusqu’en 1974. Cette chanson restera à jamais le symbole de ceux qui disent non à la guerre. Il y a quelques années, Daniel Mermet lui a consacré une émission (là bas si j’y suis) sur france-inter. A l’époque où les mutineries se multipliaient dans les unités sur le front, les autorités promettaient une somme astronomique à qui en dénoncerait les auteurs. Peine perdue, elle est restée anonyme, et sans doute pour toujours. Allez, juste le refrain sur un air de valse. Imaginez l’accordéon magique de Marc Peronne et la voix suave de Marc Ogeret:

Bon, bien dites moi, c’est pas gai tout ça. En plus, ici, on a un joli Suroit, force 6/7 bien établit sous les grains…Je ne sais pas où en sont les concurrents de la « Jacques Vabre » mais, s’ils ne sont pas sorti du golfe de Gascogne, ils ont du mourron à se faire. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés