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LE BLUES ATOMIQUE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du piano (sans bretelles) et de la ceinture (sans chasteté) réunis, bonjour !

Le 17 mars correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. Mais non il ne s’agit pas du tout de celle à qui vous pensez mais de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM.

 

Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici même. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement. Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…

Il est vrai aussi que l’actualité à de quoi nous inciter au blues. A Fukushima (qui veut dire l’ile du bonheur, ça ne s’invente pas) les choses semblent se précipiter. Mais, rien n’y fait, malgré Tchernobyl en Ukraine en 86, malgré Three Miles Island aux Etats-Unis en 79, la centrale du Blayais en Gironde en 99, l’incendie de la centrale de Sellafield en Grande Bretagne en 57, les apprentis sorciers continuent à jouer avec le feu nucléaire. Et l’histoire se répète, Ils seraient une cinquantaine dans des conditions dantesques à jouer le tout pour le tout pour éviter le pire. Munis de combinaisons protectrices, ces hommes, qui sont de véritables sacrifiés, ont notamment pour tâche d’injecter de l’eau de mer dans le réacteur pour en refroidir le cœur. Combien vont y laisser leur peau comme leurs prédécesseurs de Tchernobyl que l’on avait appelé « les liquidateurs » ?

Décidément, l’humanité est désespérante. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.