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C’EST LA BONNE RAIPONCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le 1er jour de Frimaire et, il est vrai que les frimas font leur apparition. Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poëte, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux…Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793…Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poête qui le conduisit à doter les jours de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la. En photo, Phyteuma Nigrum, encore appelée la raiponce noire, plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis.

Mes pérégrinations professionnelles m’ont souvent conduit du côté de Belle-isle-en-terre, département des Côtes d’Armor. Longtemps, je me suis interrogé sur l’origine de cette immense batisse en plein centre du bourg. Le maire de l’époque me raconta alors l’histoire de Lady MOND née Marie-Louise Le Manac’h. Cette fille du peuple, « monta » à Paris, rencontra les grands de ce monde. Elle fut longtemps la maitresse d’Antoine d’Orléans, infant d’Espagne. Puis elle rencontra et épousa Robert MOND, riche industriel qui finit anobli par la reine (d’Angleterre) et notre petite « Maï » devint lady MOND. Elle fit construire à Belle Isle le chateau de Coat an noz puis cette énorme batisse au milieu du bourg. Restée bretonnante elle n’oublia jamais ses origines et consacra une partie de sa fortune à la culture Bretonne. Durant la guerre, elle fut emprisonnée à St Brieuc et disparue un 21 novembre de 1949. Un conte de fée à la bretonne comme savait si bien en narrer Taldir-Jaffrenou dont elle fit traduire l’oeuvre. Celui-ci, en sa qualité de barde hérault de la Gorsedd de Bretagne et en remerciement de ses bons offices en fit d’ailleurs une druidesse d’honneur.

Voila, c’est à ranger dans la rubrique « les histoires de tonton Erwan ». En attendant les prochaines, portez vous bien et, à demain peut-être.