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Chauds, les marrons, chauds…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 15 septembre 2015, 29è jour de Fructidor dédié au 220px-Le_marchand_de_marrons4marron. Le marron c’est un peu comme la  madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien, à Douarnenez, du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner. Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir).

Ce 15 septembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Suzanne Chevet (1972):

Militante socialiste, résistante, syndicaliste et anarchiste. Fille d’un père syndicaliste et mutualiste, elle est née en Anjou (date indéterminée). Elève de l’Ecole Normale d’Institutrices d’Angers, elle devient institutrice, mais n’enseignera pratiquement pas. Elle commence à militer au sein du Parti Socialiste (tendance Marceau Pivert), puis se fixe à Saint-Malo, où elle travaille dans les bureaux du service de chevet_suzyl’emploi. Parallèlement, elle s’occupe des Auberges de Jeunesse et en créera une à Saint-Malo. En 1938, elle participe aux Comités d’aide à la révolution espagnole. En 1941, elle est révoquée de l’enseignement et assignée à résidence. Après avoir mis sa fille en sûreté, elle organise une filière d’évasions passant par l’île anglo-normande de Jersey. Arrêtée par la Gestapo en 1942, elle est transférée à Angers mais réussit à s’évader et à rejoindre Lorient où, sous une fausse identité, elle arrive à travailler dans les bureaux du STO (Service du Travail Obligatoire) jusqu’à la Libération. Position stratégique qui lui permet de renseigner utilement la Résistance.
Après la Libération, elle arrive à Paris où elle a du mal à retrouver un poste d’enseignante. Elle finit par trouver un emploi au Ministère du Travail. En 1945, elle rencontre Maurice Joyeux qui va devenir son STO IIcompagnon. Elle va dès lors militer à ses côtés au sein de la Fédération anarchiste française et animer le « Groupe de L’Ouest » qui deviendra le « Groupe Louise Michel ». Elle est initiée en franc-maçonnerie à la loge « Raspail » du Droit humain à Paris, puis s’affilie à la loge « Louise Michel ». Elle militera également à « La Libre Pensée » ainsi qu’à « La Ligue des Droits de l’Homme » et prendra part en 1947 à la création du syndicat « Force Ouvrière » où elle sera membre de la commission exécutive de la région parisienne. Organisatrice de nombreux galas de soutien à la Fédération anarchiste, elle prend part à la création de la revue « La Rue » et collabore également au « Monde Libertaire » dans lequel elle anime la rubrique culturelle. Sources.

Allez, merci d’être passé par ici (si, si, ça fait plaisir) portez vous bien et à demain peut-être.