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Cochon qui s’en dédit…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 17 janvier 2016, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).

Aujourd’hui donc, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… Sa réputation de sainteté lui vaut d’attirer de nombreux ermites (du mot grec eremos qui désigne le désert), ce qui fait de lui le plus célèbre des « Pères du désert » mais aussi le patriarche des cénobites (du mot grec keinobios qui désigne ceux qui vivent ensemble, au contraire des anachorètes). Il est considéré comme le « père des moines d’Occident (et d’Orient) ». Bien plus tard, les cénobites organiseront leur vie commune dans des Antoinemonastères. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister tout au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095 (les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.

A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons… La vie de saint tentationAntoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch (ici à gauche), Pieter Bruegel, Dali, Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez. Bon, j’aurai pu choisir de vous parler de Lanti (c’est son anticonformisme anarchiste qui lui vaudra le surnom de « L’anti ».); en effet, le 17 janvier 1947, mort d’Eugène ADAM dit LANTI, au Mexique. Militant anarchiste puis communiste (personne n’est parfait) et enfin espérantiste fondateur du mouvement espérantiste anationaliste S.A.T. Fils d’un charpentier (lui aussi). Ouvrier ébéniste, il découvre l’anarchisme lors d’une conférence de Sébastien Faure à Rouen. Mais je m’aperçois que je lui ai déjà consacré un billet.

Allez, voilà pour ce dimanche frisquet, portez vous bien et à demain peut-être.

Mi estas Charlie…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la gastronomie et de la brasse coulée réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 17 janvier 2015, 28è jour de nivôse dédié au Zinc (mais pas au bar).
Aujourd’hui donc, nous célébrons (ou pas) Saint Antoine. AntoineAttention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…

Le 17 janvier 1947, mort d’Eugène ADAM dit LANTI, au Mexique. Militant anarchiste puis communiste (personne n’est parfait) et enfin espérantiste fondateur du mouvement espérantiste anationaliste S.A.T. Fils d’un charpentier (lui aussi), il est né le 19 juillet 1879, à Néhou dans la Manche. lanti_eOuvrier ébéniste, il découvre l’anarchisme lors d’une conférence de Sébastien Faure à Rouen. Cet autodidacte (né dans une famille d’analphabètes), après avoir suivi des cours de langues et de sociologie deviendra à trente et un ans professeur dans une école professionnelle. Son anticonformisme anarchiste lui vaudra alors le surnom de « L’anti ». En 1914, lorsqu’éclate la guerre, il est affligé du ralliement des forces socialistes autour de « l’Union sacré » et en particulier de certains anarchistes au bellicisme ambiant (Manifeste des 16). Il se passionne alors pour la langue internationale espéranto dont il va se faire le promoteur.
Séduit par la révolution bolchevique, il pense que l’espéranto peut devenir le ciment du communisme international. Il devient alors le responsable du journal « Esperantista Laboristo » qu’il mettra au service de la révolution. Mais après un voyage dans la Russie bolchevique en 1922, il revient fort déçu de son voyage au pays des Soviets, et même s’il gardera sa carte au Parti communiste jusqu’en 1928, il s’opposera au mi-estas-charlie-ecbe4contrôle de » l’Internationale communiste » sur son organisation en 1923. Il devient ensuite le théoricien et l’artisan du mouvement espérantiste anationaliste qui va prendre le nom de « Sennacieca Asocio Tutmonda » S.A.T (Association mondiale anationaliste). En 1934, il se remarie avec une suffragette anglaise du nom d’Ellen Kate, mais son idéal anationaliste et sa passion des voyages vont le pousser à effectuer un périple solitaire à travers le monde: l’Espagne et le Portugal en 1936, le Japon en 1937, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en 1938, l’Uruguay, l’Argentine, le Chili en 1939, et pour finir par le Mexique en 1940 où, atteint d’une tumeur au cerveau, il choisira une mort volontaire. Sources

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

FEU BAKCHICH-HEBDO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’opéra de quat’sous et du tiers Etat réunis, bonjour !

Aujourd’hui, 17 janvier, nous célébrons Saint Antoine. Attention, St Antoine le grand, pas celui de Padoue… C’est un peu le patron de tous les anachorètes et cénobites réunis. On sait tout de lui grâce à Athanase d’Alexandrie qui a bien voulu nous raconter sa vie. Il vécut jusqu’à l’âge canonique de 105 ans et passa une grande partie de sa vie en Thébaïde sur le mont Qolzum. Il est resté célèbre pour avoir résister toute au long de sa vie aux tentations du Malin; les fameuses tentations de Saint Antoine. A l’inverse de votre serviteur qui a su résister à tout sauf aux tentations…De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d’un cochon portant une clochette. Selon Emile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVè siècle, le cochon n’a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en 1095
(les Antonins) : les porcs n’avaient pas le droit d’errer librement
dans les rues, à l’exception de ceux des Antonins, reconnaissables à
leur clochette. A noter cependant que les démons qui ont tourmenté le
saint ont, dans un premier temps, été représentés par des animaux
sauvages (lion, ours, etc.) puis sous la forme d’animaux plus familiers
comme le loup et le sanglier, ce dernier pouvant expliquer le lien avec
le cochon. On le voit aussi très souvent en compagnie d’un autre ermite, saint Paul de Thèbes, on dit qu’ils étaient copains comme cochons…

Tout à fait autre chose.
Je viens d’acheter le dernier numéro de BAKCHICH hebdo. Quand je dis le dernier je devrais dire l’ultime car, en effet, comme SINE-HEBDO, comme LA MECHE, comme KAMIKAZE, s’en est fini pour eux. A croire qu’il n’y a guère de place pour les journaux satiriques dans notre douce France. Les lecteurs veulent de la mélasse, du consensus mou, du pré-mâché, du je-ne-dis-rien-mais-j’en-pense-pas-moins.

Bien sûr, il reste le oueb mais, on reste souvent dans le domaine de l’instantané, du scoop, rarement dans l’analyse qui permet de prendre ses distances et de se faire son propre jugement sur les évènements. J’avoue que j’en ai un peu marre de collectionner les journaux « morts de fin ». Je possède quelques cartons pleins de Hara-Kiri, Charlie, L’Enragé, SINE-HEBDO, qui feront peut-être la joie des historiens quand les petits enfants poseront la question: Dis papa, c’était quoi un journal satirique ? Bon ben, tant pis, on va continuer à déchiffrer le « Canard enchainé » tous les mercredis.

En attendant promenez vous sur Internet, il y a plein de blogues qui méritent le détour, quand bien même leur durée de vie est souvent réduite au minimum syndical. Celui-ci de blogue est à quelques jours de fêter son 500è billet et cela grâce à votre fidélité, soyez en remercié, poil au nez ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.