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PÂQUES AU BALCON, NOËL EN DECEMBRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Celtidude et du chouchenn chaud réunis, bonjour !

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie.
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire originaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté. Quand à la bûche, elle a été prélevée dans le brasier du solstice d’été et, jetée au feu de l’hiver, elle restitue l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.

Le
solstice d’hiver
, est
probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui
soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et
civilisations de l’Antiquité. Nous savons aujourd’hui que le soleil
sera de retour parce que sa course ainsi que celles des autres
planètes de notre système solaire ont été étudiées
scientifiquement. Mais pour nos ancêtres, le retour du soleil
n’était absolument pas une certitude. ils souffraient beaucoup plus
que nous des rigueurs de l’hiver, nous qui bénéficions aujourd’hui
d’un confort qui nous semble naturel. Pour une société agricole,
dont la survie dépend principalement des cultures et des récoltes,
le retour du Soleil n’est pas seulement une question de célébration
occasionnelle, c’est avant tout une question de vie ou de mort.

Le
monument mégalithique de Newgrange
(ci-dessous en photo) est un exemple de la conception
métaphysique du monde qui prévalait en ce temps anciens. Newgrange est
un vaste ensemble néolithique funéraire et cultuel qui se situe
dans la vallée de la rivière Boyne en Irlande. Il est actuellement
daté d’environ 5200 ans, ce qui fait de Newgrange un monument plus
ancien que les Pyramides de Gizeh, ainsi que Stonehenge. Newgrange
est aligné vers le lever du soleil du solstice d’hiver. Quand le
soleil atteint un certain angle, la lumière brille à travers une
fenêtre aménagée au-dessus du linteau de l’entrée du monument.

 

En Scandinavie,on
nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de
l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire
littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de
l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la
bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient
l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples
nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le
christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus
tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux
bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique,
fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait
des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son
Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église  Catholique, Romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Voila, j’espère que malgré les rigueurs sociales et climatiques, votre Noël à vous sera comme vous l’aimez. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.