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La bataille de Little Big Horn…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’histoire ancienne et du vin nouveau réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 25 juin 2012, 7è jour de Messidor dédié au concombre. Pas celui de Mandryka dont la philosophie à peine masquée me fait toujours autant rigoler. Mais profitons de cette date pour nous souvenir de ce 25 juin 1876 où les tuniques bleues de Custer ont mordu la poussière des Black Hills.

La bataille de Little Big Horn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l’influence de Sitting Bull.

Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876 à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’état du Montana.

C‘est l’action la plus célèbre de la Grande guerre Sioux de 1876 (aussi connue sous le nom de guerre des Black Hills) et résulta par une victoire écrasante des Indiens menés par Crazy Horse, le chef Sioux Gall et le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille. Tiens, une vidéo de Johnny Cash et Buffy Sainte-Marie qui nous parlent de Custer…

À Little Big Horn, 263 hommes du 7è de cavalerie  trouvent la mort, et 38 sont blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes amérindiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure. Globalement, la moitié de ses 647 hommes du 7e de cavalerie est hors de combat (tués/blessés) et les Amérindiens ont perdu environ un tiers de leurs 1 500 guerriers disponibles. A droite: Sitting Bull.

Durant cette bataille, le lieutenant-colonel CUSTER ainsi que le chef Cheyenne Lame White Man trouvèrent la mort. Cette bataille eut un grand retentissement dans l’opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard. Devenue un mythe, elle est l’une des batailles les plus célèbres de l’histoire des États-Unis, étudiée de façon approfondie par les historiens et faisant toujours l’objet d’une littérature abondante. Souvenez vous de  Little Big Man avec Dustin Hoffman.  Le site de la bataille est préservé comme monument national.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LES INDIENS SONT LA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du nominalisme scientifique
et du canard aux olives réunis, bonjour !

Le 9 décembre correspond au 19
frimaire du calendrier Républicain, jour que nos amis avaient dédié
à la Sabine. Non, il ne s’agit pas de celle à qui vous pensez. La
Sabine est une plante genre Genevrier mais, il est préférable de ne
pas la confondre avec le Genevrier commun car ses baies sont
hautement toxiques.

Une fois n’est pas coutume,
rendons hommage à un résistant du nouveau continent. Red Cloud,
(en sioux : Makhpyia-luta en français Nuage rouge) né en 1821,
mort le 9 décembre 1909 est un chef sioux.

Chef des indiens sioux Oglalas,
il n’est pas fils de chef mais le devient pour son courage et sa
témérité. Il gagne de nombreuses batailles et incite de nombreux
chefs sioux a faire de même pendant la « Guerre du Nuage
Rouge » qu’il dirige de 1866 à 1868, guerre qui vise le
retrait des forces armées de la piste Bozeman, la piste du Montana
qui traverse le territoire sioux. Par le traité de Fort Laramie en
1868, il obtient l’abandon des forts militaires le long de la piste
Bozeman ainsi que des garanties territoriales sur une réserve de 240
000 km² (comprenant la partie occidentale du Sud-Dakota, le nord du
Wyoming et l’est du Montana). En 1876 et 1889, les Sioux furent
cependant forcés de concéder la plus grande partie de ce
territoire.

Red Cloud ne prendra pas part ni
aux affrontements de 1876, ni à ceux de 1890-91. Il meurt à 88 ans
dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud).

 »
Ils nous ont fait beaucoup de promesses, plus que je ne puis
me
rappeler, mais ils n’en ont jamais tenu qu’une : ils
avaient
promis de prendre notre terre, et ils l’ont prise. « 

(Red
Cloud, Lakota Oglala)


Située dans le
sud-ouest du Dakota du Sud
,
entre la frontière du Nebraska
et les Black Hills, la
réserve de Pine Ridge est l’une des 9 réserves du Dakota du
Sud, qui font partie de la Grande
Nation Sioux.
Créée en 1878 en tant que « Agence de Pine
Ridge ».

Elle
devint une réserve en 1889.

Pine
Ridge est la seconde plus importante réserve des Etats-Unis,
comprenant approximativement 2 millions d’acres de territoire (800 000 ha).

Parmi
ses 38 000 résidents se trouvent approximativement 17 800 membres
inscrits de la tribu Oglala.

Les
résidents sont dispersés dans et entre sept petites villes, leur
rendant difficile le maintien de la communauté qui est si importante
pour leur culture Lakota. La
réserve de Pine Ridge est bien connue pour être l’un des endroits
les plus pauvres économiquement sur l’ensemble de l’Amérique du
Nord. L’alcoolisme y est souvent le seul moyen de résistance à la
dépression. Cette région a un des taux de mortalité infantile les
plus élevés de la zone occidentale, accompagné de la plus faible
espérance de vie concernant l’homme et la femme. Le chômage
approche le taux des 75 %. L’eau courante et le tout à l’égout y
sont un luxe. Le confort y est une chose inconnue.

Encore
un bel exemple de ce qu’est capable de produire cette grande
démocratie Etatsunienne qui veut imposer son modèle au reste du
monde.


Allez,
je vous laisse méditer là dessus, soyez remercié de votre visite,
je vous mets un chocolat de côté, portez vous bien et à demain
peut-être.