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Pissarro ci, Pissarro là…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des postes et télécommunications et du Paris-Brest réunis, bonjour ! Ce Mardi 12 novembre 2019, 22è jour du mois de Brumaire, azeroleest dédié à l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est pourtant un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère le Lagavulin mais vous savez ce que l’on dit: les coûts et les douleurs hein, madame Michu….

Et puis tiens, histoire de faire un point sur le pointillisme ce qui, reconnaissez le, n’a strictement rien à voir, une pensée pour un grand peintre dont les amitiés anarchistes sont trop peu connues et qui est mort à Paris en novembre 1903. Or donc, le 10 juillet 1830, naissanc220px-Camille_Pissarro_039e de Camille Pissarro; peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions).

Aujourd’hui, la moindre expo et c’est trois d’heures d’attente à partir d’ici… En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la file-dattente-300x225connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ». Il est vrai que Pissarro descend d’une famille originaire de Bragance au Portugal, près de la frontière espagnole. Ses ancêtres sont des marranes, c’est-à-dire des juifs sépharades contraints de se convertir au catholicisme, quatre siècles plus tôt. Quant à lui, Camille Pissarro, bien que baptisé, il se déclare Proudhonnien et athée libre-penseur.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pissarro-ci, Pissarro-là…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’Alsace-lorraine et du munster au cumin réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 juillet 2019, 22è jour de messidor dédié au cumin; alors, sortez le munster et le Gewurtz la matinée va être longue! 10 juillet, 10 juillet, ça me dit quelque chose, ah oui, c’est l’anniversaire de mon cadet. Y’en a un du 10 et l’autre du 20 et tous les ans c’est la même histoire pour se souvenir de l’ordre. Vous vous souvenez du prénom d’Alzheimer vous ?

C’est aussi l’anniversaire du jour de la naissance de Camille Pissarro. Peintre de talent de l’école impressionniste et anarchiste de convictions. Son enfance se passe dans les Antilles. En 1855, il est à Paris pour suivre les cours des Beaux-Arts. Passionné par le dessin et la peinture, il devient l’ami de Monet, Renoir et Cézanne. En 1863, il 1900c+Camille+Pissarro+by+Frederick+Hollyer+2expose au « Salon des Refusés ». Durant la guerre de 1870, il se réfugie en Angleterre, mais il est contraint d’abandonner de nombreuses toiles qui seront détruites par la soldatesque. De retour en France, il participe dès 1874 aux premières expositions des impressionnistes (qui ne rencontrent qu’incompréhensions). En 1884, une exposition de ses toiles aux U.S.A, est couronnée de succès. Il se lie avec Signac et Seurat, découvre les idées anarchistes (comme bon nombre de néo-impressionnistes) et fait la connaissance de Pouget et de Grave, à qui il apporte un soutien financier, aidant également les familles d’anarchistes emprisonnés ou des compagnons italiens en exil. Mais après l’assassinat de Sadi Carnot par Caserio, il est recherché par la police. Il se réfugie en Belgique, et y rencontre Elisée Reclus.

Pissarro partage avec l’avant-garde littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle l’esprit de pitié, de générosité et de révolte sociales, la mal-pensance, pour l’époque… Il n’en laisse passer que des traces discrètes pissaro- turpitudesdans ses paysages, ruraux et urbains. Mais en novembre – décembre 1889, dans le secret, il compose vingt-huit dessins à la plume sur le thème du malheur des pauvres et de la cupidité indifférente des nantis : Turpitudes sociales. Restés inconnus jusqu’en 1972 et conservés à Genève dans la collection Jean Bonna. Lecteur de Kropotkine et de Jean Grave, ami de Mirbeau et de Fénéon, Pissarro se fait ici le continuateur de Daumier, et se rapproche de Steinlen, Vallotton, Luce, comme du Zola de L’Assommoir. De retour en France, il participe à la parution des « temps nouveaux », et s’engage contre l’antisémitisme lors de « l’affaire Dreyfus ».

Bref, encore un sacré bonhomme; allez, merci d’être passé, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Maximilien Luce, un artiste pointilleux…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la généalogie et des enfants de Marie réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 07 février 2019, date qui nous renvoie au 19è jour de pluviôse que nos amis républicains ont eu la bonne idée de dédier à la pulmonaire, alors… Attention les lécho-de-la-modebronches ! Ceux qui le souhaitent peuvent célébrer les Aodren (Audren). La légende en fait le fils du roi breton d’Armorique Salaun (Salomon) ce qui est peu probable car ce dernier régna quelques siècles plus tard. Aodren a malgré tout laissé son nom à la charmante petite cité de caractère Chatelaudren en Côtes-d’Armor (castel Aodren) bien connu pour avoir abrité pendant des décennies l’imprimerie du non moins fameux Petit Echo de la Mode très prisé dans les milieux populaires car à chaque numéro, ont pouvait y découper un patron. C’est pas de nos jours qu’une idée pareille jaillirait dans l’esprit ramolli des classes laborieuses.

Le 07 Février 1941, décès de Maximilien Jules LUCE à Paris. Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce LUCEsigne alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A gauche, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à droite) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est790k3-L-execution-d-Eugene-Varlin-300x251 longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commission des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Voila pour ce jour, en attendant un autre billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Il est libre Max…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 13 mars 2016, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient cochléaire-300x225l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes, photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors LUCEde nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce 790k3-L-execution-d-Eugene-Varlindonnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN ARTISTE POINTILLEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pointillisme et de l’eau de seltz réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 12 mars de l’an 2012, 22è jour de ventôse dédié au Persil… Demain nous commémorons l’anniversaire d’un peintre anarchiste : Maximilien LUCE. Allez, hop, dans la galerie…

 

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941).
Peintre, graveur et militant anarchiste.
Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de
Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac.

En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte »(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».
En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques.Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires,
Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.