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C’était un p’tit gars qui s’appelait Armand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour! Nous sommes le lundi 26 janvier 2015, 7è jour de pluviôse briquetdédié à l’Amadouvier. C’est une espèce de champignon dont on tirait le fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l’on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. J’en possédais un mais c’était surtout pour jouer le personnage du vieux breizhou…

Le 26 janvier 1924, naissance de Dante Sauveur Armand GATTI (dit Armand GATTI), à Monaco. Écrivain, cinéaste et dramaturge libertaire, auteur de plus de 40 pièces de théâtre.
Fils d’Augusto Gatti (1893-1939) balayeur anarchiste et d’une franciscaine. Armand fait des études au petit séminaire à gatti_armand_ecCannes, puis au lycée de Monaco d’où il se fait renvoyer. Il prépare son baccalauréat en effectuant des petits boulots parmi lesquels « sous-diacre » et crée sa première troupe de théâtre. En 1942, Armand s’engage dans la résistance et part dans le maquis en Corrèze. Arrêté en 1943, il est condamné à mort à Limoges, mais il est finalement déporté dans un camp de travail en Allemagne, à Lindemann, près de Hambourg, d’où il s’évadera. Il rejoint l’Angleterre, où il s’engage dans un régiment de parachutistes puis participe à la Libération d’Arnheim (Pays-Bas).

En 1945, il entre d’abord comme journaliste au « Parisien Libéré ». Devenu grand reporter, il effectue de nombreux voyages à travers le monde qui l’amènent à rencontrer : Fidel Castro, Ernesto Guevara, où encore Mao Tsé-Toung. Il reçoit le prix « Albert Londres »en 1954, avant de se consacrer au théâtre avec les encouragements de Jean Vilar, et au cinéma. En 1960, il réalise le film « L’Enclos ». En 1962, sa pièce « La vie imaginaire de l’éboueur Auguste G. » est montée au Théâtre de la Cité de Villeurbanne. En 1963 son film « El otro Cristobal » marker_gatti_vierny_tournage_lettre_de_siberie-cdrreprésente Cuba au festival de Cannes et obtient le prix de la critique. Une partie de son œuvre a pour thème la résistance et la déportation. Sa pièce « La passion du général Franco », écrite en 1965, sera interdite en France en 1968, sous la pression de l’Espagne Franquiste. Ici on le voit en compagnie de Chris Marker à l’occasion de son film Lettre de Sibérie.

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En 1966, il fait la mise en scène de « Chant public devant deux chaises électriques » (Sacco-Vanzetti). En 1969, il s’installe à Berlin où il monte « L’interdiction de la passion du général Franco » qui sera suivie par de nombreuses autres pièces. En 1975, il est de retour en France où il poursuit sa création théâtrale. En 1980, sortie des premières versions de « La Parole errante » confrontation des trajets de tous les Gatti ayant existé, avec l’histoire, l’utopie et l’écriture. En 1983, à armand_gattiToulouse, il prend (pour trois ans) la direction de « L’Atelier de création populaire, l’Archéoptéryx ». En 1986, au Théâtre du Monument National à Montréal (Canada), il réalise la mise en scène de son texte « Opéra avec titre long », puis il dirige l’écriture de « Ulrike Meinhof » à Vienne (Autriche). En 1987, il installe, avec sa compagne Hélène Chatelain, « La Parole Errante » à Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui devient un centre international de création. A noter qu’Hélène Chatelain qui est aussi cinéaste, comédienne, écrivaine et traductrice a réalisé un film sur Makhno en Ukraine « Nestor Makhno, un paysan d’Ukraine » (1995). Gatti joue son propre rôle dans le film d’Agnès Varda: Salut les cubains. extrait vidéo ci-dessus.
Armand Gatti a reçu de nombreux prix et distinctions pour son œuvre impressionnante. Une bibliothèque de théâtre porte son nom à La Seyne-sur-Mer. Sources:

Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

L’HOMME DU JOUR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JE N’INVENTE RIEN…

C‘est dans « Le télégramme de Brest » du 27 janvier. Plus de 200 Russes orthodoxes ont été grièvement intoxiqués par de l’eau bénite lors de la fête de l’épiphanie, à Irkoutsk (Sibérie). Beaucoup de croyants font, à cette occasion, de larges provisions d’eau bénite, lui attribuant des vertus thérapeutiques. L’enquête a permis d’établir que l’infection avait été propagée par de l’eau prise par les habitants dans une source souterraine située sous une église. Pour ma part, celle que je préfère est Belge et à un bon goût de malt. Les voies du seigneur sont impénétrables…

L’HOMME DU JOUR.

Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l’impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l’anarchisme français, on le voyait rarement sans qu’il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.
Il milite très jeune et s’engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre « Consulat Polonais ». L’attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d’usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s’évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre « Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s’emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l’édition du « Libertaire ». Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris « Le Château des brouillards » (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c’est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal « Le Monde Libertaire » et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous ai déjà entretenu.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le « Groupe Louise Michel », il crée « La Rue », revue d’expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris).
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs « Sous les plis du drapeau noir », et « Souvenirs d’un anarchiste ».

Ce matin le baromêtre a fait une chute vertigineuse: Pluie, vent, on est repassé sous un flux de nord ouest comme ils disent à la télé. C’est rapé pour le jardinage. Ma fiancée s’est éclipsé pour aller écouter CHOPIN aux folles journées de Nantes. Moi ça serait plutôt une chopine aux folles soirées de Brest ! Chacun son truc. Allez merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.