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Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la vérité révélée et du livre de poche réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 1er mai, douzième jour de Floréal dédié au Sainfoin. Cette plante est autant appréciée des ânes que le sarkozisme des électeurs du FN. Plante mellifère par excellence on en fait un des meilleurs miels du marché. Pratiquement disparu par suite de la suppression de la culture du sainfoin comme plante fourragère, en particulier dans le Gâtinais, ce miel clair qui se teinte de jaune en se solidifiant a pourtant des atouts que lui reconnaissent les amateurs : léger, parfumé, fin et aromatique, il offre une cristallisation lente et fine. Je vous le conseille sur une crêpe de froment pour le quatre-heures; car, comme on dit à Dunkerque: Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Aujourd’hui, une chanteuse de jazz à la voix de miel:

Shirley Horn, née le 1er mai 1934 à Washington, D.C. (États-Unis) et décédée le 20 octobre 2005 à Washington DC, était une chanteuse et pianiste de jazz américaine.

Shirley Horn était une virtuose du piano dès son enfance. Elle devient la première pianiste et chanteuse de Jazz à 17 ans après Nat King Cole. Elle enregistre son premier album de jazz en 1960 sur le petit label Stere-o-craft. Ensuite, elle met sa carrière en suspens pendant les années 1970 et 1980 afin d’élever sa fille. Elle signe son retour en 1987.

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Elle remporte le Grammy Award de la meilleure performance vocale sur un album en 1999 pour I Remember Miles (1998). Cet album est un hommage à Miles Davis, qui l’avait découverte en 1960. Cette même année sort un album intitulé « (The ultimate collection) Best Of » dont les morceaux ont été sélectionnés par Diana Krall.

Sa voix chaude et douce souffle les ballades avec une rare profondeur et une intense émotion, sublimées par une retenue délicate. Ses arrangements confèrent une intimité unique à ses enregistrements et ses concerts, servis par une rythmique complice : Charles Ables, à la basse et Steve Williams, à la batterie, qui l’ont accompagnée pendant près de trente ans.

Même limitée par le vieillissement de sa voix, elle garda jusqu’au bout son art intact, capable de donner à une seule note une charge émotionnelle intense, par une véritable construction dramatique de l’interprétation. L’album « You Won’t Forget Me » et notamment le titre co-interprété avec Miles Davis en constitue un exemple magistral.

Voila pour ce mardi, à lire et à écouter calmement au retour de la manif. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

OH, LA BELLE VIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du piano-bar et du Mojito réunis, bonjour !

Nous sommes le 20 octobre, vendémiaire touche à sa fin, et c’est le jour dédié à l’orge. Je saisis l’occasion de l’anniversaire de la disparition de cette grande pianiste et chanteuse de jazz, pour vous en parler un peu et surtout, vous inciter à vous procurer un de ses disques.

 

Avant d’être découverte par Miles Davis, Shirley Horn apprend le piano dès l’âge de quatre ans. Elle doit renoncer à étudier à la Julliard School de New-York, la très réputée école de musique, faute de moyens. Elle suit donc les cours de la Howard University de Washington. Elle chante dans des clubs et signe en 1961 l’album Embers and Ashes. Miles Davis la repère et lui permet de signer un contrat avec Mercury. Elle enregistre alors le disque Horn with horn. Dans les années 1960, elle décide de faire une pause dans sa carrière pour s’occuper de sa fille. Elle revient en 1978 avec l’album A lazy afternoon avec comme musiciens le contrebassiste Buster Williams et le batteur Billy Hart. Elle eut son propre groupe dans le milieu des années 50 et enregistra de nombreuses sessions pour Mercury Records, souvent avec des musiciens de bop. Pendant des années elle passa beaucoup de son temps en Europe où ses performances dans le monde du cabaret connurent un succès énorme. En 1981, elle participe au Jazz festival de La Haye où elle triomphe et sort les disques I thought about you, puis Close enought for love. Dans deux albums, elle rend hommage à Ray Charles et à Miles Davis. Avec sa voix rauque et son timbre subtil, Shirley Horn, la Diva Jazzy, marque résolument l’histoire du jazz américain. Son album du milieu des années 90 The Main Ingredient fut une inspiration lumineuse, créant une atmosphère détendue de jam-session avec des musiciens d’exception. Cet album a été enregistré en 5 jours, alors qu’elle préparait la cuisine pour ses invités-musiciens. Elle nous a quitté un 20 octobre en 2005. Je vous propose de l’apprécier dans sa fameuse interprétation de the good life puis prenez quelques secondes pour écouter Sacha Distel en 1968 dans, la belle vie. C’est d’ailleurs Sacha Distel qui l’a composée en 62 puis refilée à Tony Bennet qui en à fait un tube repris par Sinatra, Sarah vaughan, Sammy Davis, Petula Clark, Ray Charles et tant d’autres, mais j’avoue que j’ai une tendresse particulière pour la version de Julie London. Affaire de goût…

Et maintenant, la version française par Sacha Distel.

Et voici Julie LONDON.

Voila, j’ai aussi sous le coude la version Gérard Darmon…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.