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MON MAITRE C’EST MOI..!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la littérature romanesque et du Picon-bière réunis, bonjour !

Ce matin du 8 août semble à peu près aussi grisailleux que l’était le soir du 7 sur cette pointe du Finistère offerte aux vents de la mer d’Iroise. Dans le calendrier républicain, c’est le jour de la carline, ne cherchez pas, c’est une espèce de sorte de genre de chardon qui n’a guère d’autre utilité que d’occuper le temps du préposé aux écritures du jardin des plantes. Aussi vais-je en profiter pour vous parler de Michel Zévaco… Qui ça ?

Le 8 août 1918, mort de Michel ZEVACO, à Eaubonne (Seine-et-Oise).
Romancier, socialiste révolutionnaire puis anarchiste et anticlérical (pléonasme).
Il est né le 1er février 1860 à Ajaccio (Corse). Après de brillantes études, il est nommé professeur au collège de Vienne (Isère) en 1881, mais il en démissionne pour s’engager pour cinq ans dans l’armée (drôle d’idée). En 1889, il devient un collaborateur de Jules Roques et de son journal « l’
Égalité » autour duquel se crée une « Ligue socialiste-révolutionnaire ».
En 1890, il apporte son aide aux ouvriers en participant à la création de plusieurs Chambres syndicales, ce qui l’amène à côtoyer les groupes anarchistes de la capitale. Condamné une première fois en avril 1890 à quatre mois de prison pour délit de presse, il publie, le 27 mars 1892, un hebdomadaire anarchiste « Le Gueux » et fait, un mois plus tard, un éloge de Pini et de Ravachol, ce qui lui vaut une nouvelle condamnation à 6 mois de prison et 1500 F d’amende.
Par la suite il collabore au « Libertaire » de Sébastien Faure, ainsi qu’au journal anarchiste « La Renaissance ». En 1898, il dirige « l’Anticlérical » (organe de la Ligue anticléricale de France), et soutien
Dreyfus. A partir de 1900, il commence à publier sous la forme de feuilletons, dans plusieurs quotidiens, ses romans de cape et d’épée qui auront un succès populaire comme « Le Chevalier de Pardaillan ». Durant toutes les dernières années du XIXe siècle, Zévaco est l’un des journalistes les plus actifs et les plus fameux de la presse d’extrême gauche. Il tente de fonder un journal, Le Gueux, participe au Journal du peuple et à la Petite République socialiste (journal dirigé par Jaurès). C’est dans ce périodique qu’il fait paraître ses premiers feuilletons d’importance, débutant en 1900 par Borgia et Triboulet, suivis rapidement par Pardaillan (publié d’abord en 1902 sous le titre éloquent de Par le fer et par l’amour), puis par Le Pont des soupirs, Fleurs de Paris, Fausta, Buridan

 

En réalité, Zévaco oppose l’individu seul à l’État dans toutes ses manifestations. Pardaillan comme le Capitan refusent systématiquement de se lier à un pouvoir, et ils le font à travers des mots qui les apparentent à des anarchistes avant la lettre: « Mon maître c’est moi! » rétorque Pardaillan à Saint-Mégrin; et plus tard: « Je désire n’être que d’une seule maison [...] la mienne! » Car la raison d’État, commandée par les passions les plus tortueuses, n’est plus que déraison à laquelle l’auteur oppose le grand cœur de ses personnages. De fait, par un processus d’inversion carnavalesque, derrière les Princes et les moines, ce sont les passions les plus viles que l’on devine. A l’inverse, le peuple des sans grade reçoit les sympathies de l’auteur, toujours prompt à lire en eux de la noblesse. On comprend alors que l’individualisme des Pardaillan s’affirme toujours contre les figures de pouvoir, quelles qu’elles soient, puisque la pureté chevaleresque ne peut plus dès lors se penser qu’en dehors de la corruption de l’État. Michel Zévaco fait partie de la lignée des Eugène Sue (« Les mystères de Paris »), Paul Féval (« Le Bossu ») et autre Ponson du Terrail (« Rocambole »), dont les feuilletons firent le succès des journaux de l’époque. Tous n’ont pas connu la gloire littéraire, en particulier Zévaco qui est le seul des quatre à n’avoir pas eu droit à la reconnaissance du « Petit Larousse », même encore de nos jours.

 

En cherchant bien sur les étagères du haut vous allez retrouver un des livres de Zévaco, relisez le avec un oeil nouveau. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 


 

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.
Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.
Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.
En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés.
« Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »
Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Coup de gueule.

Connaissez vous Madame la communauté internationale ? C’est une très grande dame, humaine, charitable et sensible. Dès qu’une catastrophe pointe le bout de son nez, elle se mobilise. Un tsunami par ci, un séisme par là, et la voilà dans tous ses états. Et que je mobilise des fonds et que je téléthonne, et que je gala-de-charitonne…La sécheresse au Sahel, j’arrive ! Tremblement de terre à Haïti, me voilà ! Innondation au Bengla Desh, en avant ! Bref, cette bonne dame patronesse n’en finit pas de se démener pour toutes les causes qui voient soufrir des pauvres gens.

Alors, qui veut bien m’expliquer l’assourdissant silence (oxymore, cher Capelo) de Madame la communauté internationale devant le sort réservé aux Palestiniens. Combien de temps encore va t-on rester muet face à la politique destuctrice d’Israël. La colonisation, les constructions de logements à Jérusalem Est, le mur de la honte, le blocus autour de Gaza, la politique de l’eau…Attend t-on la violence, la guerre, une nouvelle intifada, et une nouvelle répression, une nouvelle occupation. Qu’est-ce qu’on attend bordel de m…. pour dire NON, pour manifester, pour boycotter les produits Israëliens, pour exiger de nos dirigeants une condamnation ferme et sans appel de cette politique du pire. Madame la communauté internationale et son représentant de commerce -l’ONU- seraient bien inspirés d’intervenir avant la prochaine déflagration au Proche orient car, je crains fort que l’explosion en Palestine ait lieu avant que l’Iran ne maîtrise le nucléaire militaire;  après…Inch Allah !

Pour ceux qui se sentiraient frustés par les conséquences des régionales, ils peuvent encore voter pour ce blog, en haut de la colonne de droite.C’était hier la journée mondiale de la procrastination; j’avais donc remis à aujourd’hui le plaisir légitime de vous dire: Portez vous bien et, à demain, peut-être.

LE GRAND DIZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cheraw en Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

VIDE GRENIER.

Nom d’un petit Bachelot, voila qu’il va falloir organiser un vide grenier pour se débarrasser des vaccins en stock. Personnellement, je préconise de les renvoyer à l’expéditeur avec obligation de se faire piquer jusqu’à épuisement du dit stock. Le gouvernement dit qu’il a résilié les commandes non livrées !!! Il aurait mieux fait de décommander la grippe, on l’aurait davantage pris au sérieux. A moins qu’avec le début des soldes, le Tamiflu devienne accessible aux pays émergents.

RECHAUFFEMENT.

Je ne sais pas comment ça se présente par chez vous mais ici, ce matin, tout est blanc et le thermomêtre extérieur indique -2°. Le resto du coeur ouvert pour mésanges, moineaux et autres rouge-gorges commence à attirer le reste de la faune locale. Tout cela semble se dérouler avec une certaine hiérarchie dans la distribution et, ce ne sont pas forcément les plus gros qui sont servis les premiers. Ah, décidément, nous avons beaucoup à apprendre de la nature.

LA RUCHE.

Je voulais aussi vous parler de Sébastien FAURE.Figure importante de l’anarchisme français.
Il fut séminariste avant d’être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. En 1895, il fonde avec Louise Michel : « Le Libertaire ». Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et créera « Le journal du Peuple ».
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire « 
La Ruche
« . Elle ne cessera de se développer (jusqu’à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917). En 1916, Sébastien Faure lance le périodique « Ce Qu’il Faut Dire », qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942. Mourir un 14 juillet pour un révolutionnaire, avouez que c’est ce qu’on fait de mieux dans le genre.
Outre ses qualités de pédagogue et d’orateur, il est aussi l’auteur de nombreux livres. « La douleur universelle » (1895), « L’imposture religieuse » (1923), « Propos subversifs », etc.

Bon allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est assez copieux pour un mercredi et, les affaires domestiques n’attendent pas. Surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.