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Le 3 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec Michel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour lui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :« Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L’HOMME DU JOUR.

Le 3 avril 1837, naissance de Paul ROBIN à Toulon (Var). Pédagogue anarchiste injustement oublié. Il participe à la première internationale en Belgique, avant d’être expulsé de ce pays en 1869. Il se réfugie alors en Suisse où il se lie avec Michel Bakounine. Après 10 années passées à Londres, il prend, en 1880, la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis (Oise). Il y insuffle toute son énergie et met en pratique une pédagogie libertaire tout à fait originale. A Cempuis, Paul Robin va mettre en œuvre un certain nombre de principes qui sont pour lui fondamentaux, notamment celui de l’éducation intégrale ; « Tout enfant a droit de devenir en même temps un travailleur des bras et un travailleur de la tête ». L’école communale a pour objectif de donner une formation générale ; la formation à un métier particulier ne doit intervenir qu’après cette initiation globale. L’apprentissage doit reposer en priorité sur l’observation :« Laissez l’enfant faire lui-même ses découvertes, attendez ses questions, répondez-y sobrement, avec réserve, pour que son esprit continue ses propres efforts, gardez-vous par-dessus tout de lui imposer des idées toutes faites, banales, transmises par la routine irréfléchie et abrutissante ».

Fonctionnant comme un internat, plus de 600 enfants y séjournèrent entre 1880 et 1894. L’enseignement y était basé sur l’observation, le développement du sens artistique de l’enfant et la prise en compte de ses désirs. Education physique, manuelle et intellectuelle ; il existait 19 ateliers différents qui donnaient à chacun une formation complète d’un métier (de la boulangerie à l’imprimerie, en passant par la photographie ou la maçonnerie). Ces ateliers procuraient également à l’école une certaine autonomie financière. La mixité était de règle, les enfants étaient emmenés pour deux mois au bord de la mer, chaque été, etc. Mais les attaques répétées contre cette école libertaire finiront par avoir raison d’elle. Paul Robin est révoqué le 31 août 1894. Il prend alors une part très active au combat néo-malthusien, que rejoindra un temps Eugène Humbert.
Fatigué et usé par la vie, il se suicidera le 1er septembre 1912.
Cempuis aura une grande influence sur deux autres pédagogues libertaires : Francisco Ferrer et Sébastien Faure, on peut supposer que Célestin Freinet y a été sensible.

Sources:L’excellent bouquin de Nathalie BREMANT « Cempuis, une expérience d’éducation libertaire à l’époque de Jules Ferry » c’est aux éditions du Monde libertaire.Le blog « La feuille Charbinoise » et, l’éphéméride anarchiste.

Vive le Sauvignon.
Pour les amateurs, un blog à suivre:
Miss Glouglou. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Pinots, muscadelles et autres Merlots. Je l’ai rajouté à la liste des liens, colonne de droite, là où vous pouvez voter pour ce blog, si le coeur vous en dit…

Bravo Annie qui a reconnu le muscaris bleu sur la photo.

Puisque c’est bientôt la « Tro bro Léon« , fameuse course cycliste que les amateurs appellent le Paris-Roubaix Breton, un mot sur Lannilis. Découverte du restaurant « Les oliviers »: Lui il vient du Sud (Montpellier) et est aux fourneaux, elle, est pure léonarde et règne sur la salle. Cuisine simple et raffinée à base de produits frais. Par exemple une sole pêchée la veille par un marin de Portsall et accompagnée de légumes anciens dont le restaurant s’est fait une spécialité. On y trouve aussi bien de la vitelotte que du rutabaga, des purple haze (fameuse carottes violettes ici en photo) et des panais bien sûr. En entrée, un foie gras fumé maison ou des filets de cailles aux asperges sur un croustillant… A découvrir sur: lesoliviers-restaurant.over-blog.com Bien entendu, j’entends déja les commentaires: » D’accord mais, il faut déja une bonne raison pour aller à Lannilis… » Et bien justement, profitez du Tro bro Léon et découvrez les ribinous du côté de l’aber Benoist; après cela, vous n’êtes plus très loin de Keramoal.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


A LA SAINT POURCAIN, PORTE TOI BIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Aujourd’hui on fête la St Pourçain, mais, connaissez vous le St Pourçain ? Voilà un vin dont le rapport qualité/prix est imbattable. Le vignoble de St Pourçain sur Sioule est un des plus vieux de France. On dit que les Papes en Avignon en raffolaient déjà. Récemment promu au rang d’AOC, il couvre une vingtaine de communes dans l’Allier. Pour les rouges,ce sont des cépages Gamay et Pinot noir et pour les blancs, Chardonnay et Sauvignon. Il y a aussi le Tressallier, c’est une variété locale qui, à ma connaissance, n’est exploitée nulle part ailleurs qu’à St Pourçain. On trouve, y compris en grandes surfaces, quelques St Pourçain VDQS qui font d’excellents vins de table pour trois ou quatre euros. Avec ça et une fourme d’Ambert, vous faites un repas à damner tous les saints.

Tiens, à ce propos, la fameuse vallée des saints à Carnoët dont je vous parlais il y a quelque temps, est déjà fermée au public. Le Préfet, arguant du principe de précaution, a jugé que la sécurité n’y était pas assurée. On ne sait vraiment plus à quels saints se vouer. Celui qui est représenté ici à droite, c’est St Malo.

« Le bonjour vous va » :Vous fûtes nombreux, perspicaces lecteurs, à avoir relevé la coquille qui ouvrait mon billet daté d’hier. Bien entendu il ne s’agissait pas de l’accent Catalan mais de l’accent Occitan. Que tous les Capelo de la langue d’Oc veulent bien me pardonner cette grossière confusion.

C’est à n’y pas croire, il ne pleut plus depuis dix bonnes minutes. L’ermitage de Keramoal commençait sérieusement à ressembler à l’Arche de Noë à la recherche du mont Ararat. Histoire de se mettre au sec, je vais donc en profiter à mon tour pour rejoindre le monde civilisé et faire quelques emplettes, non sans avoir auparavant, mixé poireaux et potirons pour en faire un velouté maison dont je vous donnerai des nouvelles dans un prochain billet. Bon allez, portez vous bien et, à demain peut-être.