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Comme à la parade…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’Eutonologie* et du boudin aux pommes réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 18 Mai 2020 et, ce 29è jour de floréal, dans le I-Grande-16731-engrais-vert-moutarde-blanche.net_-150x150calendrier républicain, était généralement dédié à la Sénevé. Cette plante que l’on voit de plus en plus souvent en bordure de champ et que l’on nomme aussi la moutarde blanche sert aussi de fourrage. Ce sont ses graines qui sont utilisées pour confectionner le condiment qui est à la saucisse de Molène ce que le ketchup est au hamburger…*(science de l’agression, du stress, de l’inhibition. Voir les expériences de Milgram sur l’autorité et de Laborit sur l’inhibition de l’action)

Le 18 mai 1917, au plus fort de la Grande Guerre, le théâtre du Châtelet, à Paris, crée le ballet Parade. Cette création singulière, qui raconte les tourments d’une troupe de comédiens, a été suggérée à Diaghilev, fondateur des Ballets russes, par Jean Cocteau qui va en cirque43_picasso_paradeécrire le scénario. Le rideau de scène et les costumes vont porter la signature déjà prestigieuse de Picasso ! La musique est l’œuvre d’Éric Satie. Parade va révolutionner les arts, pas seulement la chorégraphie mais aussi la peinture, la musique, la poésie et la littérature. Il va engendrer aussi le surréalisme. Le mot lui-même apparaît pour la première fois dans le texte que le poète Guillaume Apollinaire consacre à Parade. Il voit dans les décors et les costumes conçus par Picasso comme dans la chorégraphie de Messine une « sorte de surréalisme ».

Le mot reviendra quelques semaines plus tard, le 24 juin 1917, à l’occasion de la première représentation des Mamelles de Tirésias, une pièce écrite par le même Apollinaire et sous-titrée « drame surréaliste en deux actes et un prologue ». Le poète, de nationalité russe, s’était Guillaumeengagé dans la Légion étrangère dès le 5 décembre 1914. Il avait été gravement blessé à la tête par un éclat de shrapnel dans une tranchée, le 17 mars 1916, alors qu’il lisait le Mercure de France ! Réformé, il avait eu le loisir de reprendre ses travaux d’écriture et c’est ainsi qu’il avait inventé le surréalisme… Ce 18 Mai 1917, sur scène, le danseur Massine mime des gestes de la vie quotidienne suivi par un cow-boy, une fillette américaine à bicyclette sur fond de crépitement d’une machine à écrire et de crécelles, seuls bruits que Cocteau ait réussi à préserver. On voit un chinois, des acrobates. Cette parade hétéroclite surprend et surtout agace le public qui manifeste bruyamment. Le spectacle s’achève dans la confusion. Le surréalisme venait de voir le jour.

Petite piqure de rappel puisque ils nous ont confiné la culture et tous les cultureux. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Haute solitude…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la poésie et du fromage de chèvre réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 04 mars 2013, 14è jour de ventôse dédié au Vélar encore nommée fausse giroflée. L’homme du jour est un immense poète que j’apprécie particulièrement ce qui justifierait que j’en ai déjà parlé.

Léon-Paul Fargue est né le 4 mars 1876 à Paris. Il fait de bonnes études au collège Rollin, au lycée Janson-de-Sailly, puis brièvement au lycée Henri IV où il se lie avec Alfred Jarry.

Etudiant, il hésite entre la littérature, la musique et la peinture. Après quelques essais à Pont-Aven sur les traces de Gauguin, il choisit finalement d’écrire et publie en 1895 sa70354809_p première œuvre : Tancrède. Il traîne avec la bohème de Montmartre dans l’ombre de Verlaine et du Cabaret du Chat Noir, puis il rencontre Mallarmé, Valéry, Gide ou Vuillard.

Dès 1902, il est introduit dans la sphère musicale, aux côtés de Ricardo Viñes et Maurice Ravel, avec qui il formera la fameuse bande des « Apaches d’Auteuil ». Il ne publie presque rien durant cette période, cependant il participe aux débuts de La Nouvelle Revue Française. En 1909, il rencontre Valery Larbaud et ce sera le début d’une amitié importante. Enfin en 1912 paraît Poèmes son second livre, fondateur par son utilisation des mots et de la langue, qui fera des émules et qui lui assurera la notoriété auprès de gens très divers, d’Apollinaire à Claudel, d’Alain Fournier à Proust.

Mobilisé en 1914 à Laon, il sera rapidement réformé et retrouvera, autour de la libraire Adrienne Monnier, ses amis Jean Cocteau et Erik Satie, lequel composera peu après six mélodies sur les Ludions. Dans les années 20, Fargue fonde et dirige la prestigieuse revue Commerce avec Valery Larbaud et Paul Valéry, relayé par Jean Paulhan. Les années 30 sont marquées par une nouvelle activité, trés prolixe, la chronique journalistique, qui donnera des essais sur des sujets très divers, de la critique littéraire 70354853_pà des thèmes beaucoup plus légers comme les aléas de la mode, mais où l’art, la poésie et l’homme sont omniprésents. Voici un extrait de « haute solitude » « Oui mon âme, tout cela que tu vois, c’est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c’est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d’âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d’esprits vénéneux ».

Peu avant la seconde guerre mondiale, Fargue rencontre sa future femme, le peintre Chériane, chez qui il s’installe boulevard Montparnasse. En 1941 il publie Haute solitude parfois considéré comme son chef d’oeuvre poétique. En 1943, au cours d’un repas avec Picasso, il est frappé d’hémiplégie et restera paralysé. Il n’en continue pas moins à écrire et reçoit en 1946 le grand Prix de la Ville de Paris. Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. »

Il meurt à 71 ans, le 24 novembre 1947, chez lui à Paris. Il est enterré au cimetière du70354869_p Montparnasse cher à Brassens.                                    On lui doit cette fameuse pensée: Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue. comment ne pas être d’accord ! Faudra que j’en parle à Parisot…

 

Allez, voila pour aujourd’hui, merci encore une fois d’avoir fait le détour par ici portez vous bien et à demain peut-être.