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Un saint peut en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LES BEAUX SAINTS

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Amis de la transmutation et de la trans Léonarde réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 15 juin 2015, 27è jour de Prairial dédié à la verveine… Et en Bretagne armoricaine on fête les Vougay.

D’après Albert Le Grand, Vio, Nonna, Vougua ou Vouguay seraient les différents noms d’un même personnage. Il serait originaire d’Irlande, fut élu évêque d’Armagh, actuellement en Ulster. Il traversa la mer d’Irlande, la Manche et atteint le Cap Caval; tout cela dans une auge en pierre qui, lors de l’échouage, se brisa en deux parties ; l’une resta dans la StViorégion, l’autre reprit la route de l’Hybernie… La tradition locale le fait atterrir sur l’île Nonna, au large de la pointe de Penmarc’h. Vio accomplit de nombreux miracles et se retira dans un ermitage qu’il fit bâtir à Tréguennec. Oui mais voilà, les trompettes de la renommée étant souvent ma embouchées et, ne pouvant plus trouver la solitude tant recherchée, il se dirigea vers le nord et, près de Lesneven (29), s’établit dans une épaisse forêt où il édifia un oratoire et une petite cellule, à l’origine de la paroisse de Saint Vougay. Toujours selon cet auteur, il mourut environ l’an 585. Au nord de la chapelle Saint Vio, se voit une stèle protohistorique dont le sommet est orné de cupules, qui selon la tradition serait le fragment de rocher resté en Cornouaille. Cette stèle était l’objet de pratiques curieuses ou de jeux en rapport avec le temps souhaité jusqu’au moment où elle se brisa… Après être resté en l’état durant des années, les deux fragments ont été « recollés ».

Le nom du saint homme on le voit est sujet à caution et à question. Ainsi, il apparaît sous la graphie Becheve dans les anciennes litanies du Missel de Saint-Vougay daté du XIe siècle. Selon la tradition locale, ce missel aurait appartenu au 280px-Château_de_Kerjean_1_vue_généralesaint et il aurait eu des pouvoirs miraculeux. Dans les calendriers nautiques du Conquet de 1543 et 1546, le nom est transcrit Bieo. Toutes ces formes écrites orientent vers un dérivé du terme  bid « élan, bond, audacieux », dont procède le moderne beiz « audace ». Aujourd’hui, sur la commune de Saint-Vougay, se trouve le château de Kerjean, témoignage d’une Bretagne riche et prospère (enfin, pour certains): « Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Suzanne Augustine de Coatanscour, épouse de François-Gilles de Kersauzon, y reçoit la noblesse léonarde dans un cadre luxueux. Mais la Révolution française met un terme à ce prestigieux train de vie : la marquise de Coatanscour est arrêtée, emprisonnée à Brest et guillotinée.» Ma doué beniget !

Mais, la commune de  Saint-Vougay a aussi vu la naissance en 1279 de Jean Divoutou, surnommé Discalceat, dont le nom breton, Diarc’hen signifie sans chaussure. Une maison du bourg, nommée Santig, est peut-être le lieu de sa naissance. En effet, le saint est aussi nommé Santig-Du, petit saint noir, santig duen raison de la robe des Frères mineurs dont il était revêtu. Mon aïeule, qui savait aussi se montrer pieuse sans être bigote, nous a mené à plusieurs reprises jusqu’à la cathédrale de Quimper où, près de ses reliques, existait une petite tablette où des anonymes venaient y déposer du pain pour les nécessiteux; pratique qui remonterait au XVè siècle. Aujourd’hui on donne aux restos du cœur car, force est de constater que la modernité n’a pas supprimé la pauvreté. Ci-dessus, sa statue, dans la vallée des saints bien sûr.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Extrait du Code Pénal

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’internationale ouvrière et du pâté de lièvre réunis, bonjour !

Nous voici le 15 décembre et, aujourd’hui,
en Bretagne, on va célébrer Santig Du. Celui-ci n’est pas un
saint comme les autres. En effet, ce n’est pas le Vatican mais le
peuple qui en a fait un saint. Vox populi, vox dei !

De son
vrai nom Jean Divoutou
, il est né à St Vougay dans le Léon
(finistère) vers 1279 et mort de la peste à Quimper en 1349. Le
brave homme avait l’habitude d’aller pieds nus et les bretons le
surnommaient
Yann
Diarc’hen
, c’est à dire
Jean sans sabots. Sur ses origines, voici ce qu’en disait Albert le
Grand «
Le
Bien-Heureux Jean, surnommé Discalcéat, ou Deschaux, à cause qu’il
alloit toûjours nuds pieds, nasquit de parens de mediocre fortune,
gens de bien & craignans Dieu, qui faisoient leur residence dans
l’Evesché de Leon, en Basse Bretagne. On dit que sa mere estant
enceinte de luy, desira manger d’une certaine espece d’oyseau qui ne
se trouve pas en ces quartiers, & alloit ce desir tellement
augmentant, qu’elle couroit risque de perdre son fruit ; mais
Dieu la preserva extraordinairement ; car un jour, comme elle
estoit en sa chambre, avec quelques siennes voisines, un oyseau tel
qu’elle desiroit entra dans la chambre & se laissa prendre
aisément, dont elle satisfit son appetit. Elle accoucha de ce benit
enfant, environ l’an de grace 1280 sous le Pontidicat de Nicolas III,
l’Empire de Rodolphe I & le regne de Jean I du nom, Duc de
Bretagne, fils de la Duchesse Alix & de Pierre de Brenne, ou de
Dreux, dit Mauclerc, son mary. Il fut nommé sur les sacrez Fonds,
Jean, &, par humilité, voulut toute sa vie, estre nommé Iannic,
qui est un diminutif breton de Jean, comme qui diroit Petit-Jean »

Il a
consacré
une grande partie de sa vie aux pauvres de Quimper et son
culte est resté vivace jusqu’à il n’y a pas longtemps. Il a laissé
des traces dans l’histoire par ses actions durant le siège de
Quimper par les troupes de Charles de Blois et surtout au cours de
l’épidémie de peste qui frappa la Cornouaille à cette époque. Mon
aïeule, qui savait aussi se montrer pieuse sans être bigote, nous a
mené à plusieurs reprises jusqu’à la cathédrale de Quimper où,
près de ses reliques, existait une petite tablette où des anonymes
venaient y déposer du pain pour les nécessiteux; pratique qui
remonterait au XVè siècle. Aujourd’hui on donne aux restos du coeur
car, force est de constater que la modernité n’a pas supprimé la
pauvreté.

Tiens, hier j’évoquais les frasques de notre ministre de l’intérieur et sa façon si particulière de considérer les actes de justice. Et bien, j’ai trouvé ça:

 

Extrait
du Code Pénal

Article
434-25


En
vigueur depuis le 1 Janvier 2002
Modifié par Ordonnance
n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000
en vigueur le 1er janvier 2002

Le
fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes,
paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une
décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter
atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est
puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

Ca devrait lui plaire…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.