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I wash my hands…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’utilitarisme et du savon de Marseille réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 juillet 2015, douzième jour de Thermidor que nos amis républicains avaient dédié à la 290px-Salicornia_europaeasalicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

Cela m’évoque la mer et pour moi, la mer, c’est quelque part entre Le Flimiou et la baie des trépassés en passant par Beuzec-conq, Brézellec et la roche jaune… Pour les non-initiés, cela se situe dans le Finistère Sud entre Douarnenez et la pointe du Raz. En tous cas, c’est là que nous allions « cueillir » plutôt que pêcher, les fameux pouces-pieds qui aujourd’hui ont pouce piedquasiment disparus de nos assiettes sauf pour quelques espagnols chanceux et/ou roublards… Quand à la salicorne, on s’en sert encore aujourd’hui pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep.

Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. savon noirEn effet, la soude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côtes-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cette plante herbacée si étroitement liée à leur métier.

Et voilà pour aujourd’hui; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues d’Alep…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la tragédie grecque et du savon de Marseille réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 30 juillet, douzième jour de Thermidor que nos amis républicains
avaient dédié à la salicorne dans leur calendrier. Abondantes sur nos côtes, ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, elles sont consommées comme hors d’œuvre, mon aïeule, qui avait une vision très personnelle de la gastronomie, en mettait dans l’omelette ou dans ses salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts, c’est vous qui voyez.

On s’en sert encore aujourd’hui pour produire de la soude végétale, qui était autrefois utilisée pour la fabrication du savon et qui entre encore aujourd’hui dans la composition du fameux savon d’Alep. Aujourd’hui à Alep, se sont les habitants qui sont en train de se faire passer un sévère savon par ce bon Bachar al Assad et ses sbires; et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’en lavent les mains au savon noir. Admirez l’enchaînement. En effet, la soude végétale est aussi présente dans le non moins fameux savon noir Le Briochin, inventé au début du siècle dernier par un certain Raoul Renaud, marchand cirier en Côte-du-Nord. Aujourd’hui on dit Côtes-d’Armor, ça fait plus chic… On dit encore que la soude servant à la production de verre, provenait de la combustion de la salicorne. Aussi, au 14e siècle, on raconte que les verriers déplaçaient leurs ateliers en fonction des zones de pousse de cette plante herbacée si étroitement liée à leur métier.

Tiens, c’est l’anniversaire de Buddy Guy dont je parle souvent ici, tant j’aime cette véritable légende du Chicago Blues. Alors, juste un petit morceau pour oublier la lacheté des hommes…

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Allez, portez vous bien et à demain peut-être.