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De Nantes à Montaigu…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la côte des légendes et de la côte de bœuf réunies, bonjour ! Nous voici donc le Mercredi 10 tournesol_004octobre 2018, 19è jour de vendémiaire dédié au tournesol. J’évoque aujourd’hui la vie de saint Kler célébré le 10 octobre en Bretagne armoricaine. On ne sait pas grand chose de ce brave saint, sauf qu’il fut sans doute le premier évêque de Nantes. La possession de ses reliques a donné lieu à de rudes batailles entre Nantes et Réguiny petit village du Morbihan. Evidemment, les nantais disent saint Clair, histoire de se démarquer des bas-bretons…

Ah oui, Réguiny (commune du canton de Rohan, entre Pontivy et Josselin) on y trouve le tombeau et la fontaine de saint Kler ; le village de Kerbellec (mot à mot : la maison du prêtre) est encore indiqué comme le lieu où il résida. C’est donc le moment de laisser la place à la légende: il y aurait eu, à une époque non désignée, un combat acharné entre les Nantais et les habitants de Réguiny, pour la possession du corps de l’abbé. De telsfontaine Kler faits se sont souvent produit , aux siècles de foi, ainsi que les vols de reliques ; et Convoyon a bien soustrait, au neuvième siècle, pour l’emporter à son abbaye de Redon, le corps de saint Apothème, évêque d’Angers, comme les moines de Vertou enlevèrent à leurs frères de Durivum celui de leur père commun, saint Martin. (Ici, la fontaine st Kler à Réguiny) c’est ainsi qu’après un combat homérique et sans issue,  de guerre lasse, les Nantais coupèrent l’index de la main droite du saint et regagnèrent leur pays. l’anneau se retrouva à Nantes et le chef à Réguiny; étonnant, non !

Si l’on en croit Albert Le Grand, dominicain de Morlaix, albert-le-grandsaint Kler disparu aux environs de l’an 96. C’est ce que l’on peut lire dans sa « vie des saints » dont la première édition date de 1636. Mais notre Albert, dans sa volonté d’éclairer les pauvres âmes bretonnes, a écrit tellement de contes et sornettes qu’il est difficile de lui accorder crédit…

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un saint peut en cacher un autre…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la côte des légendes et de la côte de bœuf réunies, bonjour ! Nous voici donc le jeudii 10 octobre 2013, 19è jour de vendémiaire dédié au tournesol. J’évoque aujourd’hui la vie de saint Kler disparu un 10 octobre. On ne sait pas grand chose de ce brave saint, sauf qu’il fut sans doute le premier évêque de Nantes. La possession de ses reliques a Kler valléedonné lieu à de rudes batailles entre Nantes et Reguiny, petit village du Morbihan. Voici ce que l’on trouve à l’Ordinaire de 1263, éphéméride tenu par le grand chantre de la cathédrale, sous la date du 10 octobre : « Fête du bienheureux Kler, évêque et confesseur. Ce saint fut le premier évêque de l’église de Nantes, qui, envoyé par le Pontife romain à cette même église, apporta avec lui le clou que saint Pierre avait à la main droite durant son martyre, et que nous avons en grande vénération ». Evidemment, les nantais disent saint Clair, histoire de se démarquer des bas-bretons… Inutile de vous préciser que sa statue trône déjà à Carnoêt (22) dans la vallée des saints comme le montre la photo de droite.

Réguiny (commune du canton de Rohan, entre Pontivy et Josselin) montre le tombeau et la fontaine de saint Kler ; le village de Kerbellec (mot à mot : la maison du prêtre) est encore indiqué comme le lieu où il résida. C’est Fontaine Klerdonc le moment de laisser la place à la légende: il y aurait eu, à une époque non désignée, un combat acharné entre les Nantais et les habitants de Réguiny, pour la possession du corps de l’abbé.  De tels faits se sont souvent produit, aux siècles de foi, ainsi que les vols de reliques ; et saint Convoyon lui même a bien soustrait, au neuvième siècle, pour l’emporter à son abbaye de Redon, le corps de saint Apothème, évêque d’Angers, comme les moines de Vertou enlevèrent à leurs frères de Durivum celui de leur père commun, saint Martin. Les corps saints disputés les armes à la main, on ne les compte plus.(à gauche: fontaine st Kler à Reguiny)

Or donc, les Nantais, demeurés vainqueurs, auraient chargé les reliques sur un chariot et réussi à sortir du cimetière qui entoure la chapelle. Arrivés à un chemin creux qui borde ce cimetière au midi, voilà les boeufs qui traînaient le chariot, arrêtés net au beau milieu d’un bourbier ! Le combat recommence, sans que, malgré cris et coups, les boeufs puissent faire avancer le véhicule ; ils font, tant qu’on le veut, des pas en arrière ; en avant, pas un seul. Ce que voyant, et de guerre lasse, les Nantais coupent l’index de la main droite du saint et regagnent leur pays. C’est ainsi quemenhir l’anneau se retrouva à Nantes et le chef à Réguiny. (à droite,toujours à Réguiny, un menhir christianisé). L’église catholique, apostolique et romaine a toujours été championne de la récupération et, les sources sacrées de la vieille tradition celtique, tout comme les pierres levées, se sont vite retrouvées ornées de croix. Si l’on en croit Albert Le Grand, dominicain de Morlaix, saint Kler disparu aux environs de l’an 96. C’est ce que l’on peut lire dans sa « vie des saints » dont la première édition date de 1636. Mais notre Albert, dans sa volonté d’éclairer les pauvres âmes bretonnes, a écrit tellement de contes et sornettes qu’il est difficile de lui accorder crédit..

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

UN SAINT PEUT EN CACHER UN AUTRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la côte des légendes et de la côte de bœuf réunies, bonjour !

Nous voici donc le lundi 10 octobre, 19è jour de vendémiaire dédié au tournesol.

Prenant le contrepied des primaires citoyennes j’évoque aujourd’hui la vie de saint Kler disparu un 10 octobre. On ne sait pas grand chose de ce brave saint, sauf qu’il fut sans doute le premier évèque de Nantes. La possession de ses reliques a donné lieu à de rudes batailles entre Nantes et Reguiny petit village du Morbihan. Voici ce que l’on trouve à l’Ordinaire de 1263, éphéméride tenu par le grand chantre de la cathédrale, sous la date du 10 octobre : « Fête du bienheureux Kler, évêque et confesseur. Ce saint fut le premier évêque de l’Eglise de Nantes, qui, envoyé par le Pontife romain à cette même Eglise, apporta avec lui le clou que saint Pierre avait à la main droite durant son martyre, et que nous avons en grande vénération ». Evidemment, les nantais disent saint Clair, histoire de se démarquer des bas-bretons…

Réguiny (commune du canton de Rohan, entre Pontivy et Josselin) montre le tombeau et la fontaine de saint Kler ; le village de Kerbellec (mot à mot : la maison du prêtre) est encore indiqué comme le lieu où il résida. C’est donc le moment de laisser la place à la légende: il y aurait eu, à une époque non désignée, un combat acharné entre les Nantais et les habitants de Réguiny, pour la possession du corps de l’abbé. De tels faits se sont souvent produit, aux siècles de foi, ainsi que les vols de reliques ; et saint Convoyon a bien soustrait, au neuvième siècle, pour l’emporter à son abbaye de Redon, le corps de saint Apothème, évêque d’Angers, comme les moines de Vertou enlevèrent à leurs frères de Durivum celui de leur père commun, saint Martin. Pour les corps saints disputés les armes à la main, on ne les compte plus.

les Nantais, demeurés vainqueurs, auraient chargé les reliques sur un chariot et réussi à sortir du cimetière qui entoure la chapelle.(à gauche, la fontaine st Kler à Réguiny) Arrivés à un chemin creux qui borde ce cimetière au midi, voilà les boeufs qui traînaient le chariot arrêtés net au beau milieu d’un bourbier ! Le combat recommence, sans que, malgré cris et coups, les boeufs puissent faire avancer le véhicule ; ils font, tant qu’on le veut, des pas en arrière ; en avant, pas un seul. Ce que voyant, et de guerre lasse, les Nantais coupent l’index de la main droite du saint et regagnent leur pays. C’est ainsi que l’anneau se retrouva à Nantes et le chef à Réguiny. (à droite,toujours à Réguiny, un menhir christianisé. L’église catholique, apostolique et romaine a toujours été championne de la récupération et, les sources sacrées de la vieille tradition celtique, tout comme les pierres levées, se sont vite retrouvées ornées de croix.

 

Si l’on en croit Albert Le Grand, dominicain de Morlaix, saint Kler disparu aux environs de l’an 96. C’est ce que l’on peut lire dans sa « vie des saints » dont la première édition date de 1636. Mais notre Albert, dans sa volonté d’éclairer les pauvres âmes bretonnes, a écrit tellement de contes et sornettes qu’il est difficile de lui accorder crédit…

 

Allez, voila pour ce lendemain de votation, portez vous bien et à demain peut-être.