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LA LEGENDE DE BRAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la Celte attitude et de la saint jacques « juste poëlée »
réunies, bonjour !

Pour
les Bretons, le 19 novembre marque la Saint BRAN.

Pas très loin de
Keramoal, face à la mer, du côté de Kerlouan, quelques vieux
connaissent encore la légende de Bran. Elle raconte le souvenir d’un
combat livré au 10ème siècle par Even le Grand aux hommes du Nord.
L’illustre chef breton les força à la retraite, mais ils ne
s’embarquèrent pas sans emmener des prisonniers, parmi lesquels le
petit-fils du Comte Even, celui qu’on appelle Bran le corbeau,
l’oiseau divin des celtes. Il ne reverra jamais les côtes de
Bretagne.

Le temps a passé ; à Kerlouan, sur le champ de bataille à
Neiz-Vran, un grand chêne domine le rivage. Chaque année, en
novembre, des oiseaux de mer se posent sur ses branches, des oiseaux
au plumage noir et blanc, avec une tâche de sang au front. Au cœur
de la nuit apparaît un jeune corbeau, bien fatigué, qui se repose
en haut du chêne et dit « chantez pour moi, oiseaux de mon pays,
vous qui n’êtes pas mort loin de la Bretagne
». Alors les oiseaux
entonnent un chant si beau que la grande mer salée s’arrête de
bouger et fait silence pour les écouter !

C’est beau comme un camion rouge…

 

Le
19 novembre c’est aussi la date anniversaire de la mort d’un grand
peintre et graveur Belge: James ENSOR.

Anarchiste,
symboliste et expressionniste, il est né à Ostende en 1860. Fils
d’un ingénieur Anglais ruiné, sa maman tenait une boutique de
souvenirs. En 1877, il s’inscrit à l’académie des beaux arts de
Bruxelles et commence à fréquenter les milieux artistiques de la
capitale. Il se lie avec Félicien Rops et le professeur Rousseau qui
vont l’introduire plus avant dans l’anarchisme. En 1881, il expose ses
premières oeuvres et va intégrer divers cercles artistiques
d’avant-garde mais, ses toiles ne suscitent qu’incompréhension et
refus de la part des salons d’Anvers et Bruxelles. C’est en 88 qu’il
peint le tableau qui le rendra célèbre par la suite: « Entrée
du Christ à Bruxelles
».Ici à droite.

Soutenu
par Emile Verhaeren (les villes tentaculaires), il expose au salon de
la « libre esthétique » puis à Paris en 1894 sans
pourtant soulever un grand enthousiasme. Pamphlétaire insolent et
savoureux, il ne rencontrera la reconnaissance officielle qu’à
partir de 1929, année où il devient citoyen belge et où la
bourgeoisie, pas rancunière, lui décerne le titre de Baron,
organisant une grande rétrospective de son oeuvre au palais des
beaux arts de Bruxelles.

 

Voilà
pour ce jour d’hui, 438è billet mis en ligne par « les
cénobites tranquilles ». Et comme il n’est jamais trop tard, voici un conseil de notre ami SINE pour le choix de votre beaujolpif mis en ligne sur sa zone. Merci de votre attention, de votre
indulgence à l’égard de l’auteur et surtout de votre fidélité.
Pour ceux qui, par le plus grand des hasards, auraient échappé à
cette recommandation, vous pouvez toujours voter pour ce blogue
(colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.