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Sacré Léon…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, Non classé, PORTRAIT

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Amis de l’antanaclase* et de la confiture de mirabelles réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 09 septembre 2015, jour béni entre tous puisqu’il est dédié au houblon dans notre calendrier républicain. *Pour houblonles amoureux de la langue française je rappelle que l’antanaclase est la répétition d’un mot ou d’une expression avec un sens différent, en exploitant sa polysémie. Elle est proche de la paranomase et de la syllepse de sens. Ex : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » (Blaise Pascal, Pensées) C’est pas littéraire ça mes body boys ?

Le 9 septembre ( 28 août selon le calendrier Julien) 1828, naissance de Léon Nicolaïevitch Tolstoï, à Iasnaïa Poliana, Russie. Un des plus grands écrivains, mais aussi un pédagogue libertaire et un théoricien de la résistance non-violente, qualifié d’anarchiste chrétien (ou mystique). Né dans une vieille famille noble, il est très jeune orphelin de sa mère puis de son père. Il fait des études à l’Université de Kazan et hérite en 1847 d’Iasnaïa Poliana et de 4 villages (et de leurs habitants). En 1853, en AVT_Leon-Tolstoi_7816tant que sous-officier d’artillerie, il prend part à la guerre de Crimée. En 1856, il publie Enfance et adolescence et voyage à travers l’Europe. De retour en Russie, il gère ses propriétés, s’occupe de l’école qu’il a créée et écrit Les Cosaques. En 1860-1861, nouveaux voyages : France, Italie, Belgique (où il rencontre Proudhon) et Allemagne. Mais en 1862, ses prises de positions contre le servage et son action pédagogique en faveur des enfants des paysans asservis « Le seul critère de la pédagogie est la liberté et la seule méthode est l’expérience. » lui valent une surveillance de la police politique et même une perquisition.

La même année, il se marie avec une jeune fille de 18 ans. Il se consacre à l’écriture de Guerre et Paix (titre emprunté à Proudhon) puis Anna Karénine; chefs-d’œuvres qui obtiennent un immense succès. Mais, sensibilisé par l’état de misère et de servage du peuple, il en vient à remettre en question l’autocratie du Tsar et l’orthodoxie religieuse et publie Ma confession suivi de Quelle est ma foi ; ouvrages qui seront saisis par la police et interdit par le Saint-Synode. Mais il poursuit l’élaboration de ses idées et de sa « foi » en publiant de multiples brochures et s’engage personnellement en soutenant les objecteurs de quote-napoleon-ne-cessa-de-se-plaindre-a-koutouzov-et-a-alexandre-que-la-guerre-fut-menee-leon-tolstoi-154452conscience et en particulier les Doukhobors qui refusent le service militaire. Lorsque surviennent les famines de 1891-1892, il assure la subsistance de quatre mille personnes. Ses idées sur la résistance non-violente font de plus en plus d’adeptes, et Tolstoï met sa vie en accord avec sa pensée en se rapprochant encore du peuple, prenant part aux travaux des champs. Ses écrits sont le reflet de ses convictions La mort d’Ivan Ilitch(1886), La sonate à Kreutzer(1889), Résurrection(1899). Mais sa foi s’accommode mal avec l’idéologie rétrograde de l’église orthodoxe qui l’excommunie le 9 mars 1901. Il se consacre davantage à l’éducation en écrivant de nombres livres ou manuels pour les enfants d’Iasnaïa et à répandre ses croyances. Mais l’harmonie dans son couple devient impossible et il fuit sa maison dans la nuit du 27 octobre 1910. Il est recueilli par le chef de gare d’Apostovo. Atteint de pneumonie, il meurt le 20 novembre 1910. Des milliers de personnes assisteront à son enterrement qui sera le premier enterrement civil célébré en Russie.
« L’Etat est un complot qui a pour but, non seulement l’exploitation, mais la corruption des citoyens. Jamais je ne servirai nulle part aucun gouvernement. » Sources:
Allez, encore une fois, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Il n’est pas de sauveur suprême…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du piano à bretelles et de la ceinture Gibaud réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 février 2014, sixième jour de Ventôse dédié à l’Asaret, petite plante vivace de nos sous-bois.

Ainsi donc, comme le disait Babelouest dans son commentaire: »…Ukraine, où le criminel Occident amène au premier plan les sinistres extrême-droitards de Svoboda, et bouscule le président élu… » A Kiev, les preux chevaliers de l’Ouest sont Bg8_SzKIIAALvCEvenus à bout de la menace stalinienne qui pesait sur l’humanité.(à gauche, les « gentils » manifestants) Et du coup, ils ont ressorti du placard la blonde Iseut que l’on reconnait dans le monde entier à sa longue tresse blonde, coiffure traditionnelle des paysannes ukrainiennes, et à son visage angélique. Il est vrai qu’à côté d’elle, notre Parisot fait figure de dame patronnesse.

Mais Ioulia Timochenko est avant tout une oligarque et un personnage politique controversé.  Rompue aux techniques de communication, elle s’est faite connaître en 2004 en devenant l’égérie de la révolution orange pro-occidentale (déjà) qui secouait le pays. Elle haranguait alors les foules à Kiev contre le premier ministre de l’époque, également candidat à la 1556284_alexander-prokopenko-pool-afpprésidentielle et soutenu par Moscou (re-déjà), Viktor Ianoukovitch. La coalition «orange» qu’elle formait alors avec Viktor Iouchtchenko l’emporte, soutenue par les Occidentaux, et au grand dam de la Russie. Elle sera par la suite condamnée, en 2011, à sept ans de prison pour avoir signé en sa qualité de chef du gouvernement un accord gazier avec la Russie à des conditions jugées défavorables à son pays. Elle est également soupçonnée de complicité dans le meurtre d’un député. Son incarcération et sa condamnation deviennent très rapidement un écueil majeur dans les relations entre l’Ukraine et les Occidentaux, qui demandent sa libération. En prison, cette politique aux nerfs solides continue de combattre  Ianoukovitch,  et certains n’hésitent pas à en faire une nouvelle «dame de fer». D’ailleurs,dans le bureau qu’elle occupait à Kiev, une statuette de Jeanne d’Arc, les mémoires de  Margaret Thatcher et un livre sur l’ancienne secrétaire d’État Étatsunienne, Madeleine Albright, ne laissaient guère de doute sur les orientations philosophico-politiques de la dame. Ses adversaires politiques, eux, la considèrent comme une pure opportuniste et une manipulatrice et s’appliquent à souligner les zones d’ombre de son parcours.
Ingénieur-économiste à l’époque de l’URSS, elle a notamment dirigé une importante compagnie énergétique, bénéficiant du monopole de l’importation de gaz russe en Ukraine après l’indépendance du pays en 1991. Selon ses détracteurs, elle ukraine6coopérait alors très étroitement avec Pavlo Lazarenko, ex-Premier ministre aujourd’hui incarcéré aux États-Unis pour escroquerie et blanchiment d’argent. Pour certains observateurs sa libération et son retour en force ce samedi soir place de l’Indépendance n’est pas forcément une bonne nouvelle pour l’opposition; ses leaders «en ont horriblement peur, bien plus que de Ianoukovitch», a estimé le politologue russe Stanislav Belkovski … Ca promet ! L’histoire étant une grande farceuse, je ne serai pas étonné de voir la Crimée occuper prochainement les premières pages de nos actualités et ses statues menhirs décider d’émigrer pour rejoindre notre vallée des saints à Carnoët.

Allez, merci d’être passé par ici et de vous y être arrêté un instant. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

La cerise sur le chaos…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour !

Nous voici le jeudi 14 juin 2012, 26è jour de prairial dédié au jasmin. Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin blanc est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopatre serait allée à la rencontre de Marc Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin…Il est vrai qu’elle avait du nez !

Tout à fait autre chose.

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la disparition de Mouloudji (14 juin 1994) dont je suis un inconditionnel. Je vous renvoie vers le billet que je lui ai consacré l’année dernière.

Allez, tiens, le temps des cerises car, comme disait mon aïeule: A la saint Rufin, des cerises plein la main.

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Et autre chose encore.

Au Québec la police est sur les dents (les dents des autres évidemment). Les Grecs continuent leur descente aux enfers. (Si l’on en croit Ovide dans ses Métamorphoses: Le Chaos est un gouffre sans fond où l’on fait une chute sans fin..) En Espagne les banques vont se goinfrer de 100 milliards d’euros… En Tunisie, c’est reparti pour un tour, mais sans BHL. L’OTAN nous prépare un coup de Jarnac en Syrie; sans doute une répétition grandeur nature avant l’Iran… En Afghanistan, les piou-piou continuent à se faire dézinguer. L’UMP n’en finit pas de se FNiser. En Russie, des milliers de manifestants défilent… Et en douce-France-cher-pays-de-mon-enfance les médias consacrent leurs « Unes » à un malheureux tweet de la copine du président. On marche sur la tête, madame Michu.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

POTEMKINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du septième art et de la sole meunière réunis, bonjour !

Nous voici le 27 juin, hé oui, que le temps passe vite. C’est le 9è jour de messidor dédié à l’absinthe et c’est le moment ou jamais de souhaiter un bon anniversaire à madame dansmacuizine, éminente collègue de la blogosphère qui atteint l’âge canonique de…

Pour ne rien vous cacher, je ne suis pas sûr que ce message vous parvienne car je me bats contre une sale bête qui répond au joli nom de packed.win32.krap.hc et qui a eu la mauvaise idée d’élire domicile dans mon ordi.

 

Le 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe. Il devait son nom à un dignitaire russe très proche de la grande Catherine qui finit sa carrière comme généralissime des armées russes. C’est lui qui inventa les villages en carton, pour satisfaire la Tsarine au cours de son fameux voyage dans le midi de l’Empire (1787). Tout le long du Dniepr, pays aride et inhabité, des villas et des jardins furent installés afin de charmer les yeux de l’auguste visiteuse. Des masses populaires furent amenées des coins les plus éloignés de l’empire, des troupes furent échelonnées le long de la route avec mission d’acclamer la souveraine et d’exprimer l’enthousiasme des peuples nouvellement conquis. Aujourd’hui, chez nous, quand Nicolas 1er se déplace, c’est un peu la même chose…Il n’y a que des gens qui l’applaudissent et qui ne sont pas plus grand que lui.

Mais revenons à notre cuirassé. Le drame survient à Odessa, sur la mer Noire. Un marin est tué par un officier pour s’être plaint de la viande avariée. Aussitôt, l’équipage se soulève à l’instigation d’un meneur révolutionnaire, Afanasy Matiouchenko.

Tandis que huit officiers rejoignent les mutins, le commandant et plusieurs autres officiers sont tués et jetés la mer. C’est que, depuis la défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, les officiers de la marine tsariste ont le plus grand mal à se faire respecter par leurs hommes.

Les marins du Potemkine s’emparent du navire et hissent les drapeaux rouge et noir de la révolution. Deux autres navires se joignent à la sédition. Le surlendemain, l’insurrection s’étend au port d’Odessa et à d’autres ports de l’Empire. L’état de siège est déclaré et la répression fera plusieurs centaines de morts. Après une longue errance dans la mer Noire, la plupart des mutins finiront par obtenir l’asile politique en Roumanie, dans le port de Constantza. La mutinerie s’inscrit dans la série de troubles sociaux, politiques et militaires, qui empoisonnent le régime tsariste en cette année 1905.

Sa célébrité vient surtout du film qu’en tirera le réalisateur soviétique Serge Eisenstein en 1925 : «Le cuirassé Potemkine». Chacun se souvient de la scène du landau qui dévale les marches du fameux escalier d’Odessa, un travelling de six minutes. Cette scène mythique a été reprise aussi bien par Brian de Palma dans les incorruptibles que par Terry Gilliam dans Brazil.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.