Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Rose pesotta”

Page 1 de 1

Elle s’appelait Rose, elle était belle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour!
Nous sommes le samedi 06 décembre 2014, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

Le 6 décembre 1965, mort de Rose PESOTTA, née Rakhel (Rachelle) PEISOTY, à Miami, USA. Militante anarcho-syndicaliste, anarchiste et féministe américaine.
Elle est née le 20 novembre 1896 à Derazhnia (Ukraine), dans une famille de marchand de grain. Très jeune elle est influencé par les révolutionnaire de « Narodnaïa Volia » (Volonté du Peuple) anti-tsaristes et rejoint les anarchistes. A 17 ans (en 1913), elle émigre à New York pour échapper à un mariage pesotta_rosearrangé, et commence à travailler comme couturière, puis adhère au syndicat ILGWU « International Ladies Garment Workers Union » (Union internationale des travailleuses du vêtement). Amie d’Emma Goldman, elles voyagent ensemble en Europe et notamment en Angleterre. Pour être liée aux anarchistes et avoir milité contre la première guerre mondiale elle sera arrêtée en 1919, lors d’un « Palmer raid ». Menacée d’expulsion comme subversive vers l’Union soviétique, elle évite finalement l’expulsion en réussissant à établir sa nationalité (ce qui ne sera pas le cas d’Emma Goldman, ni de son fiancé qu’elle ne reverra plus).
En 1922, après avoir rencontré Sacco et Vanzetti en prison, elle prend la parole dans les meetings pour leur défense et collabore au journal anarchiste « Road to Freedom » activisme qui lui vaudra d’être à nouveau arrêtée en 1927. Elue vice-présidente de l’ILGWU en 1934, elle engage une lutte d’une dizaine d’années pour l’organisation des travailleurs, se heurtant à l’opposition de la fraction communiste ainsi qu’à la hiérarchie machiste (elle en démissionnera en 1944, pour protester du fait qu’elle soit la seule femme à siéger au conseil exécutif du syndicat alors que les 85 % des membres sont des femmes). La chanson n’a rien à voir (quoique) mais je trouvais cela marrant.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Durant la grève de 1937, elle est victime d’une agression par des hommes de main, son visage est lacéré avec un rasoir et elle subira une perte permanente d’audition. Durant la seconde guerre mondiale, ébranlée par le massacre des juifs, elle s’engage plus avant dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme et l’aide aux survivants. En 1944, elle publie son autobiographie « Bread upon the waters » et retourne, en 1946, travailler dans le rang des couturières. Encore une sacrée bonne femme que l’histoire se dépêche d’oublier… Sources: Je m’aperçois que l’an passé, Paul, sur son site, la légendaire Feuille charbinoise, lui avait consacré un billet (bien plus étoffé que celui-ci).

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.