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AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine national et de l’onglet aux échalotes réunis, bonjour !


Nous sommes le samedi 25 février 2012.
Ce 7è jour de ventôse est celui de l’alaterne. Vous connaissez la chanson, les aristocrates à l’alaterne…Non, je plaisante, il s’agit d’une plante communément appelée le prunier noir qui produit des baies rouges puis noires et que l’on rencontre communément dans les garrigues. Autant vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup par ici… Mais puisque l’on parle de la Lanterne.

 

Depuis sa construction en 1787,La Lanterne fait partie de l’intimité des puissants. Sur décision du général de Gaulle, ce pavillon de chasse est devenu la résidence secondaire des Premiers ministres à partir de 1959.

Aujourd’hui (pour combien de temps encore…) Nicolas Sarkozy a fait de la Lanterne son lieu de pouvoir le plus secret. Quand il paraît chaque jour s’exposer volontiers aux caméras, il préserve en fait vie privée et rencontres politiques, à trente minutes en voiture de l’Elysée, dans ce charmant pavillon de chasse qui fut édifié à l’aube de la Révolution, à deux pas du Palais voulu par Louis XIV. Les connaisseurs ne s’y trompent pas. Etre reçu à la Lanterne, c’est un peu pénétrer dans le premier cercle du pouvoir présidentiel et peut-être dans ce qui lui reste d’intimité.
La Lanterne est un lieu protégé des curieux, mais pas toujours des réalités. En octobre, alors que quelques travaux de restauration du mur d’enceinte étaient en cours, deux Maliens, sans papiers, ont été arrêtés sur le chantier et reconduits à la frontière sous arrêté préfectoral. Enfin, l’endroit est devenu si symbolique du nouveau pouvoir que, le jeudi 18 octobre, la fédération mines-énergie de la CGT a fait savoir que l’électricité avait été coupée pour la journée à la Lanterne en signe de protestation contre la réforme des régimes spéciaux. Le président n’y était pas. Mais à Versailles, ce genre d’action vous prend toujours une petite allure révolutionnaire… Sources :Extraits d’un article de Raphaelle Bacqué dans Le Monde.

Bon allez, Ah ! ça ira, ça ira, ça ira, ce refrain qui symbolise la Révolution, fut entendu pour la première fois en mai 1790. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de contredanse très populaire dû à Bécourt, violoniste au théâtre Beaujolais, et que la reine Marie-Antoinette elle-même aimait souvent jouer sur son clavecin. Elle ne pouvait pas imaginer qu’elle en perdrait la tête.
Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.