Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Rennes”

Page 1 de 1

Mujeres libres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , , ,

Amis de la prétérition et du veau marengo réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 15 Octobre 2015, 24è jour de vendémiaire dédié à 220px-Hippeastrum.overallview.arp_-207x300l’amaryllis, magnifique fleur qui a donné son nom à un bistro rennais des plus sympas. Enfin, je vous parle de cela il y a très, très longtemps. C’était dans le bas de la place des Lices, pour ceux qui connaissent Rennes, et j’y ai passé quelques soirées mémorables. Pour les initiés de la pataphysique, Le 15 Octobre 2015 est en réalité le Mardi 10 Haha 143 St Panmuphle, huissier. Et en Bretagne on célèbre les Konogan; un saint homme qui vivait à l’époque ou régnait Childebert et à qui est dédiée une très jolie petite chapelle au lieu dit Lescogan sur la commune de Beuzec-Cap-Sizun (29). Derrière la chapelle se trouve la fontaine de Saint Konogan. La légende raconte que Saint Konogan soignait la fièvre, et pour obtenir guérison il fallait vider la fontaine; avec ce qu’il tombe par ici, c’était pas le tonneau des Danaïdes mais…

Le 15 octobre 1902, naissance d’Amparo POCH Y GASCON, à Saragosse (Aragon, Espagne). Militante anarchiste féminine espagnole et propagandiste de la liberté sexuelle. Après des études de médecine et de sociologie, elle met son savoir de doctoresse au service des femmes. Spécialisée en puériculture, elle donne également des cours d’éducation poch_amparosexuelle et se fait la propagandiste de la maternité consciente. Idées totalement révolutionnaires dans l’Espagne des années 30, elle incite les femmes à s’épanouir par l’amour libre et la pratique de la bisexualité : « La Vie sexuelle de la femme » (1932). Outre ses cours dans les athénées ou les universités, elle donne de nombreux articles à la presse libertaire : »Revista Blanca », « Tiempos Nuevos », »Tierra y Libertad », « Géneracion Consciente », « Estudios », et bien sûr « Mujeres Libres » revue et groupement de femmes dont elle est, avec Mercedes Comaposada et Lucia Sanchez Saornil une des trois fondatrices (en avril 1936).

Durant la révolution, elle est nommée directrice de l’Assistance Sociale à Valence, s’occupe des enfants réfugiés de Madrid, accueillis dans des fermes-écoles. En décembre 1937, à Barcelone, elle devient la vida_sexual_pochresponsable du « Casal de la Dona Treballadora » lieu d’échange et d’éducation ouvert aux femmes. En 1939, pendant son exil en France, elle tente de secourir les milliers de réfugiés parqués dans des camps de concentration. Elle dirigera ensuite l’hôpital de Varsovie, à Toulouse (où de nombreux combattants espagnols séjourneront). Toujours prête à secourir et à pratiquer l’entraide, elle meurt à Toulouse, le 15 avril 1968.
A noter qu’un Centre de Santé à Saragosse, portant son nom, à été inauguré par le président de l’Aragon, le 14 février 2008. Sources.
Allez, merci mille fois pour vos visites fréquentes, portez vous bien et à demain peut-être.

AH, CA IRA, CA IRA, CA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis
du Tiers-État et de la potée
auvergnate réunies, bonjour !

Ce
8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce
de genre de laurier qui porte bien son nom.

Or donc, nous sommes le
27 janvier en 1789 et le petit peuple de Bretagne est en train de
poser la première pierre de ce qui allait se transformer quelques
mois plus tard en véritable révolution. Oyez braves gens cette
histoire qui anima les rues de Rennes il y a 223 ans.


Les
Etats de Bretagne
 se
réunissent le 30 décembre 1788.

Le
Tiers demande immédiatement à être représenté en nombre égal
aux deux ordres réunis, le vote par tête et l’égale répartition
des impositions. Il refuse de participer aux travaux tant qu’il n’a
pas obtenu satisfaction sur ces trois points. La noblesse refuse.

Les
représentants du Tiers retournent alors auprès de leurs électeurs.
Des réunions nombreuses et animées s’organisent par paroisse. Le
compte rendu des positions de la noblesse est même traduit en
breton.

Dépitée
par cette offensive du Tiers et en particulier de la jeunesse, la
noblesse organise un rassemblement le 26 janvier 1789 à Rennes,
attaquant, frappant et blessant des bourgeois et surtout des
étudiants. Le Parlement de Bretagne apporte son soutien à cette
ratonnade pour la défense des privilèges.

Suite
à l’agression d’un ouvrier grièvement blessé par des laquais
de grands seigneurs, de jeunes bretons s’assemblent le lendemain 27
et marchent sur Rennes. Le combat laisse des morts et des blessés
sur le carreau.

Le
28, le Parlement commence à instruire des plaintes contre les hommes
du Tiers. Un véritable soulèvement armé se déclenche alors, une
marée déferlant sur Rennes .(à droite, cahier de doléances de la commune de Scaër)

Voici
ce que proclamaient les jeunes de Nantes:

« Frémissant
d’horreur à la nouvelle de l’assassinat commis à Rennes à
l’instigation de plusieurs membres de la noblesse… ordre dont
l’égoïsme forcené ne voit dans la misère et les larmes des
malheureux qu’un tribut odieux qu’ils voudraient étendre jusque
sur les races futures… voulant rompre le dernier anneau de la
chaîne qui nous lie… avons arrêté de partir en nombre suffisant
pour en imposer aux vils exécuteurs des fanatiques aristocrates…
»

Et
ceux d’Angers:

« Considérant
que dans le moment où la liberté française touche à sa
régénération, il n’est pas un véritable citoyen qui ne voie
avec indignation l’aristocratie…

« Qu’une
pareille forme de gouvernement, qui suppose des esclaves, ne peut
être regardée que comme une violation des droits les plus sains de
la nature…

« Avons
délibéré et unanimement arrêté qu’en qualité d’hommes et de
citoyens, nous sommes et serons toujours prêts à voler au secours
de nos frères injustement opprimés… »


Sources:
Ce billet est inspiré d’une série d’articles que Jacques SERIEYS à
consacré à la période 1789-2009.

Voilà
qui est fort réjouissant ma foi. Et cette jeunesse là monsieur
Hessel, elle savait s’indigner, non ! Mais qu’est-ce que l’on attend
pour établir nos cahiers de doléances? Allez, portez vous bien et à
demain peut-être.

REVERIES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

REVERIES.

Ça devait bien finir par arriver, j’ai autant d’inspiration aujourd’hui qu’une poule devant une clé à molette…Peut-être vais-je me contenter de vous adresser un salut amical en attendant que ma muse sorte de la torpeur dans laquelle l’a poussé ce froid sibérien.

Même l’actualité semble attendre des jours meilleurs. Pas un dérapage à se mettre sous la dent, pas une bavure ministérielle, tout se passe comme si les princes qui nous gouvernent s’étaient mis aux abonnés absents.

Je pourrai bien sur vous parler de mon lumbago, qui lui a décidé de refaire parler de lui, mais j’ai comme dans l’idée que vous n’en auriez cure.

J‘ai néanmoins tenté une sortie qui m’a permis d’admirer une magnifique trace toute fraîche dans la neige immaculée, traces de chevreuil si j’en juge par les empreintes. Le trappeur qui sommeille en moi se rêvait déjà en Jack London, raquettes aux pieds…Mais la bête est discrète et ses visites restent nocturnes. Je ne désespère pas de vous poster un jour une véritable photo de l’animal.

LE PARISIANISME A LA VIE DURE.

C‘est pourtant d’une oreille distraite que je suivais hier soir le journal de Antenne 2( mon attention étant en fait mobilisée par la dégustation d’un single malt de 16 ans qui porte le doux nom de « the Orcadian » en provenance de l’ile de Orkney) journal au cours duquel le journaliste décrivait avec moultes détails les avatars climatologiques de la France profonde. S’agissant des difficultés rencontrées dans le centre Bretagne et le Poher en particulier, il déclarait: » A Carhaix, près de Rennes… » Décidémment pour ces gens là, la Bretagne ça commence après la porte de Saint Cloud. En représailles et après consultation,  ce saint là ne sera pas représenté dans la vallée de Carnoët, et pour protester contre le tapis blanc qui recouvre nos routes, le même sort sera réservé à Saint Maclou. Qu’on se le dise !

Et puisque l’on parle de la pluie et du beau temps, je peux vous dire que ce matin il y a un petit Suroît qui se rappelle à notre bon souvenir et que les prévisionnistes nous annoncent le retour de la neige pour ce midi. Juste pour moi le temps de rentrer un peu de bois et de vous remercier d’avoir fait le détour par « Les cénobites tranquilles ». Allez, portez vous bien, et à demain peut-être.