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Maria, c’est Juste son prénom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le lundi 16 décembre 2013, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol. Tiens, puisque aujourd’hui, on parle de l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est excellent. En attendant donc, voici quelques mots sur une artiste peintre anarchiste, surréaliste, espagnole…Tout pour me plaire. Allez tiens, à propos de Pignon: cadeau.

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Maria de los Remedios Varo y Uranga est née le 16 décembre 1908 à Anglés, un petit village de la province de Gérone en59940288_p Espagne. Son père, Rodrigo Varo y Cejalbo, était ingénieur-hydraulicien. En 1913 commence le vagabondage de Remedios : la famille suit le père dans ses déplacements à travers l’Espagne et l’Afrique du Nord.  Après deux ans d’études à l’École des Arts et Métiers de Madrid, elle suit les cours à l’Academia de San Fernand, un apprentissage artistique strict et académique. Mais Remedios, qui s’intéressait depuis toujours au surnaturel, est fortement attirée par le projet surréaliste. 

En 1928, Remedio Varo se marie avec le peintre et anarchiste Gerardo Lizárraga, puis le couple monte sur Paris.
De retour en Espagne, ils se séparent en 1932. Varo s’installe à Barcelone et partage un studio avec le peintre surréaliste 59940317_pEsteban Francés. Elle fréquente le groupe « Logicophobiste » et elle rencontre le poète Benjamin Péret qui était venu en Espagne en tant que volontaire républicain et qui était engagé dans la colonne « Durruti ». En 1936, le soulèvement militaire conduit par Franco contre le gouvernement de Front Populaire de la jeune République espagnole provoque la guerre civile qui va ravager l’Espagne. En 1937, Remedios Varo et Péret partent ensemble à Paris, fuyant les horreurs de la guerre. Elle se trouve immergée dans le cercle intime des surréalistes et fait connaissance avec Miró, Max Ernst, Victor Braumer, Wolfgang Paalen, André Breton et Leonora Carrington.

En 1940, le couple fuit vers Marseille en attendant leur visa pour le Mexique qui offre l’asile aux réfugiés espagnols et aux membres des brigades internationales. Varo et Péret se séparent en 1947 et Péret retourne vivre à Paris. C’est à ce 59940349_pmoment-là, en se libérant de l’influence trop contraignante des surréalistes que Varo trouve sa propre voie. En 1949, Remedios Varo se marie avec Walter Gruen. Gruen, un exilé autrichien qui avait été incarcéré dans les camps des concentrations en Allemagne et en France, était venu au Mexique en 1942 et était devenu un homme d’affaires prospère. Ils se connaissaient depuis 1940, mais c’est seulement après la mort de la première femme de Gruen, le départ de Péret et la séparation de Varo et Jean Nicolle qu’ils formèrent un couple. Il l’encourage à reprendre la peinture et c’est grâce à sa bonne situation qu’elle peut enfin se consacrer à la peinture. En 1955, Remedios Varo expose pour la première fois au Mexique. En 1956, est organisée sa première exposition individuelle.Ses toiles suscitent un vif enthousiasme, aussi bien du public que de la critique.

Remedios Varo était de nature anxieuse. Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres (quasiment cénobite, quoi !). On ne  saura jamais si elle l’aurait fait, le 8 octobre 1963, alors que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans. C’est sûr, c’est plus proche de Dali que de Mathurin Meheust… Allez, je vous abandonne pour vaquer à quelques occupations domestiques. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

DE LA NON-VIOLENCE EN GENERAL…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’amitié retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour!

Nous sommes le vendredi 16 décembre, 26è jour de frimaire dédié au Pignon. Le pignon de Pin, évidemment.

J‘avais envisagé aujourd’hui de vous parler de Remedios Varo, peintre surréaliste, anarchiste et espagnole, autant dire quelqu’un qui avait tout pour me plaire, mais je m’aperçois que je lui ai déjà consacré un billet que vous pouvez retrouver en fouillant dans les archives des « cénobites tranquilles » ici :http://erwandekeramoal.canalblog.com/archives/2010/12/16/19869331.html

Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres. Mais ce n’était qu’un fantasme, car il est très peu probable qu’ils auraient accueilli à bras ouverts une artiste telle que Varo. On ne le saura jamais, le 8 octobre 1963, alors que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

 

Donc, Tout à fait autre chose, quoique…

C‘est aujourd’hui l’anniversaire de la naissance d’un militaire pas comme les autres. Un général qui fait honneur à l’uniforme qu’il a longtemps porté. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et j’en ai gardé un souvenir très fort, il se trouve que sa fille et moi étions amis et il nous arrivait d’évoquer la figure de ce grand bonhomme qu’était son père.

Jacques Pâris de Bollardière, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant en Loire-Atlantique et mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, dans le Morbihan, était un officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie. C’est également (et peut-être, surtout) une des figures de la non-violence en France.

 

Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : il dénonce « certains procédés » pratiqués par une partie de l’armée française dans la recherche du renseignement lors de la guerre d’Algérie .

Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt de forteresse.

 

Le 30 janvier 2009, le Conseil municipal de Rezé (Message perso : les rezéens qui sont attendus à Keramoal ce week-end sont prié de ne pas oublier les bottes et le ciré…) a adopté une délibération baptisant une rue au nom du Général Jacques Pâris de Bollardière (photo de droite). Cette décision faisait suite à une démarche pédagogique engagée par une classe de BEP électrotechnique du lycée professionnel Louis-Jacques Goussier de Rezé, dont les élèves s’étaient émus du fait qu’aucune commune de l’agglomération nantaise n’avait immortalisé le nom de ce grand humaniste pourtant natif du département. Décédé dans sa résidence du Vieux-Talhouët le 22 février 1986, il est inhumé à Vannes.

Allez, que maudite soit la guerre, portez vous bien et à demain peut-être.

LA PEINTURE A L’HUILE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour !

Nous
voici le 16 décembre, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt
Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon
produit par le pin parasol. Tiens, puisque aujourd’hui, on parle de
l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à
la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est
excellent. En attendant, voici quelques mots sur une artiste peintre
anarchiste, surréaliste, espagnole…Tout pour me plaire.

Maria de los Remedios Varo y
Uranga
est née le 16 décembre 1908 à Anglés, un petit village
de la province de Gérone en Espagne. Son père, Rodrigo Varo y
Cejalbo, était ingénieur-hydraulicien. En 1913 commence le
vagabondage de Remedios : la famille suit le père dans ses
déplacements à travers l’Espagne et l’Afrique du Nord.  Après deux
ans d’études à l’École des Arts et Métiers de Madrid, elle suit
les cours à l’Academia de San Fernand, un apprentissage artistique
strict et académique. Mais Remedios, qui s’intéressait depuis
toujours au surnaturel, est fortement attirée par le projet
surréaliste. 

En 1928, Remedio Varo se marie
avec le peintre et anarchiste Gerardo Lizárraga, puis le couple
monte sur Paris.
De retour en Espagne, ils se séparent en 1932.
Varo s’installe à Barcelone et partage un studio avec le peintre
surréaliste Esteban Francés.

Elle fréquente le groupe
« Logicophobiste » et elle rencontre le poète Benjamin Péret
qui était venu en Espagne en tant que volontaire républicain et qui
était engagé dans la colonne « Durruti ».

En 1936, le soulèvement
militaire conduit par Franco contre le gouvernement de Front
Populaire de la jeune République espagnole provoque la guerre civile
qui ravagea l’Espagne. En 1937, Remedios Varo et Péret partent
ensemble à Paris, fuyant les horreurs de la guerre. Elle se trouve
immergée dans le cercle intime des surréalistes et fait
connaissance avec Miró, Max Ernst, Victor Braumer, Wolfgang Paalen,
André Breton et Leonora Carrington.

En 1940, le couple fuit vers
Marseille en attendant leur visa pour le Mexique qui offre l’asile
aux réfugiés espagnols et aux membres des brigades internationales.

Varo et Péret se séparent en
1947 et Péret retourne vivre à Paris. C’est à ce moment-là, en se
libérant de l’influence trop contraignante des surréalistes que
Varo trouve sa propre voie.

En 1949, Remedios Varo se marie
avec Walter Gruen. Gruen, un exilé autrichien qui avait été
incarcéré dans les camps des concentrations en Allemagne et en
France, était venu au Mexique en 1942 et était devenu un homme
d’affaires prospère. Ils se connaissaient depuis 1940, mais c’est
seulement après la mort de la première femme de Gruen, le départ
de Péret et la séparation de Varo et Jean Nicolle qu’ils formèrent
un couple. Il l’encourage à reprendre la peinture et c’est grâce à
sa bonne situation qu’elle peut enfin se consacrer à la peinture.

En 1955, Remedios Varo expose
pour la première fois au Mexique. En 1956, est organisée sa
première exposition individuelle.Ses toiles suscitent un vif
enthousiasme, aussi bien du public que de la critique.

Remedios Varo était de nature
anxieuse. Elle disait régulièrement que vers ses soixante ans, elle
aimerait se retirer de la vie publique, et finir ses jours dans un
cloître Carmélite près de Cordoba fondé par un de ses ancêtres (quasiment cénobite, quoi !).
On ne  saura jamais si elle l’aurait fait, le 8 octobre 1963, alors
que personne ne s’y attendait, elle meurt d’un infarctus à 54 ans.

C‘est sûr, c’est plus proche de Dali que de Mathurin Meheust…Allez, je vous abandonne pour vaquer à quelques occupations domestiques. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.(Puisque, je vous le disais en début de billet, nous sommes le jour du PIGNON, voici un petit bonus.)