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Un cheval, une alouette…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 15 mai 2018, 26è jour de Floréal dédié au Fusain. Certains vont célébrer la naissance de François Malicet (15 mai 1843) à Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe  Les déshérités,  on lui doit la fameuse devise: « … et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

Tout à fait autre chose.

Selon l’ONG Oxfam, depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes. «La France est ainsi le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. C’est aussi deux fois plus que dans les années 2000 où les entreprises ne versaient pas plus de 30 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires», fustige le rapport intitulé CAC40 : des profits Oxfamsans partage.  Désormais, seuls 27,3 % des bénéfices des sociétés du CAC 40 vont au réinvestissement et 5,3 % aux salariés, d’après l’enquête d’Oxfam et de Basic  (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne). Selon ses auteurs, «en 2016, les entreprises du CAC 40 ont ainsi reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation). Si elles avaient choisi de maintenir en 2016 le même niveau de dividendes qu’en 2009 et d’augmenter la rémunération des employés plutôt que celle des actionnaires, l’ensemble des travailleurs du CAC 40 dans le monde auraient pu voir leurs revenus augmenter en moyenne d’au moins 14.000 euros sur la période, soit plus de 2.000 euros par an et par employé.» Or, dans le même temps, l’étude constate «la spirale des inégalités» qui s’accroit entre  les hauts dirigeants et la plupart des employés. Résultat, en 2016, «les PDG du CAC 40 gagnaient en moyenne 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés au sein de leurs entreprises alors que ce dernier écart n’était que de 97 en 2009».

Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes. L’étude cite par exemple le cas d’ Arcelor Mittal qui a versé des dividendes de plusieurs centaines de millions d’euros entre 2012 et 2015 malgré les pertes de l’entreprise. Rappelons que le CAC 40, c’est 1 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit la moitié du PIB de la France, et un bénéfice record de 93 milliards d’euros en 2017. L’Oxfam souligne que ces entreprises ont totalement effacé les effets de la crise de leurs bilans, avec des bénéfices en hausse de plus de 60 % depuis 2009, mais… partageredistribués à 67,4 % aux actionnaires, contre 5,3 % aux salariés seulement. Dans cette classe de cancres de la morale, Oxfam prend tout de même le soin de désigner des bonnets d’âne : ainsi, les entreprises qui redistribuent la proportion la plus grande de bénéfices aux actionnaires sont Arcelor, Engie et Veolia. Ces deux dernières entreprises ont, entre 2012 et 2015, reversé plus de dividendes qu’elles n’ont fait de bénéfices ! Rappelons que l’Etat est d’ailleurs actionnaire de ces compagnies. En ce qui concerne l’écart salarial, Carrefour, LVMH et Danone dominent le classement. En une journée de travail, Bernard Arnault, PDG de LVMH, gagne plus que ce que touche un salarié moyen de son entreprise en un an. Les PDG des autres entreprises du CAC40 ne sont pas trop mal lotis, puisque le salaire annuel minimal y est de 1,5 million d’euros.Sources: Le site de Marianne-

Allez, faut pas que ça vous démoralise; rappelez vous l’histoire du pâté garanti 50% alouette: un cheval, une alouette,un cheval, une alouette… Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Pendez les haut et court…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 23 janvier 2018, quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manquent pas de relever qu’il faudrait dire LA perce-neige.

Et pendant ce temps, à Davos, ça continue encore et encore. 1% des habitants de la planète ont à eux seuls récupéré 82% de la richesse créée en 2017. C’est l’une des conclusions du rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse » d’Oxfam. « Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie prospère, mais un symptôme de l’échec du système économique », a estimé la Davosdirectrice de cette ONG, Winnie Byanyima, à la veille de l’ouverture du World Economic Forum (WEF) à Davos. Selon le rapport d’Oxfam, 3,7 milliards de personnes, soit 50% de la population mondiale, n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier. Depuis 2010, c’est-à-dire peu après le début de la crise en 2008, la richesse de cette « élite économique » a augmenté en moyenne de 13% par année, a précisé Oxfam, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où « s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme de 9 nouveaux milliardaires par an ». Toujours selon Oxfam, huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité  alors que une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie.

Les plus fortunés accumulent les richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, sachez qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour dépenser 1 000 milliards de dollars. Entre 1988 et 2011, les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de 65 dollars par an en moyenne, contre 11 800 dollars pour les 1 % les plus riches, soit 182 fois plus. Les grandes entreprises exacerbent les inégalités : pour maximiser la Urtikanrémunération de leurs actionnaires, elles éludent l’impôt, font pression sur les salaires de leur personnel et les prix payés aux producteurs à la base de leur chaîne d’approvisionnement, et réduisent les investissements dans leur propre activité.  Par ailleurs, Ce rapport met en lumière la façon dont les plus fortunés recourent à un réseau de paradis fiscaux pour éviter de payer leur part d’impôt et à une armée de gestionnaires de patrimoine pour obtenir des retours sur investissement inaccessibles à l’épargnant moyen. Contrairement aux idées reçues, nombre de ces personnes ne doivent pas leur fortune à leur propre mérite. L’analyse d’Oxfam montre que plus de la moitié des milliardaires du monde ont hérité de leur fortune ou l’ont accumulée dans des secteurs d’activité où la corruption et le copinage sont monnaie courante. Mais, qui sont ces gens ? Et bien, le cénobite a les noms:    

Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft 75 milliards de dollars.
Amancio Ortega : espagnol, chaîne de prêt-à-porter Zara 67 milliards de dollars.
Warren Buffet : américain, de Berkshire Hathaway 60,8 milliards de dollars.
Carlos Slim Helu : mexicain, de Grupo Carso 50 milliards de dollars.
Jeff Bezos : américain, d’Amazon 45,2 milliards de dollars.
Mark Zuckerberg : américain, de Facebook 44,6 milliards de dollars.
Larry Ellison : américain, d’Oracle 43,6 milliards.
Michael Bloomberg : américain, de Bloomberg LP 40 milliards de dollars.

Et voici leur photo

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Oh zut, je m’a trompé…

Allez, portez vous bien (si vous le pouvez) et à bientôt peut-être.