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Raiponce pour un champion…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le mercredi 21 novembre 2012, 1er jour de Frimaire et il est vrai que les frimas font leur apparition.

Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la Raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Églantine, écrivain, poète, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Églantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux… Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793… Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poète qui le conduisit à doter les jours de l’année de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la.

 

En photo (ici à gauche), Campanula rapunculus,  plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis. La Raiponce est un légume dont on consomme toute la plante, racines et feuilles, à partir du mois de novembre, en même temps que les Mâches.

Ses jolies racines allongées, pointues, d’un blanc nacré à chair blanche, et croquante, sont d’une saveur douce et se mangent crues en salade, ainsi que ses feuilles, qui sont très tendres et analogues comme saveur à la mâche.

 

Raiponce (en allemand Rapunzel) c’est aussi le titre d’un conte recueilli par les frères Grimm. Une histoire de sorcière, de jeune fille aux longs cheveux et de prince charmant. Raiponce (Rapunzel) est le douzième des Contes pour les enfants et le foyer (Kinder- und Hausmärchen) de Jacob et Wilhelm Grimm, une place qui restera inchangée entre la première édition de 1812 à Berlin et la dernière de 1857, à Göttingen.

Et quand je vous aurais dit que Owen Hurley s’en est inspiré pour réaliser un film d’animation dont l’héroïne n’est autre que la fameuse Barbie, vous pourrez vous présenter à « Questions pour un champion ».

Et bien, si un jour on m’avait dit que je parlerai de Barbie dans ce blog… Il est vrai que l’éclectisme, y compris en philosophie, n’est pas pour me déplaire. Dans un commentaire récent, notre ami Marcailloux déplore « le voile qui recouvre la mémoire de philosophes comme Palante ». Il en est un autre, bien plus ancien, et qui a disparu des tablettes, lui qui fut chef de file des néo-Platoniciens, je veux parler de Potamon « inventeur » de l’éclectisme. Il aura fallu attendre le XIXè siècle pour que Victor Cousin et ses disciples le remette au goût du jour.

Allez, sur ces considérations, je vous abandonne non sans vous remercier d’avoir consacré un peu de votre temps à visiter ce blog. Portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST LA BONNE RAIPONCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous voici donc le 1er jour de Frimaire et, il est vrai que les frimas font leur apparition. Les initiateurs du calendrier qui nous intéresse, en ont fait le jour de la raiponce. Je me suis souvent demandé d’ou venait cette imagination débordante. L’un des auteurs, si ce n’est le seul, s’appelait Fabre d’Eglantine, écrivain, poëte, théatreux et, moins révolutionnaire qu’opportuniste. Forcément, quand on s’appelle Eglantine, on ne va pas donner aux jours des noms d’oiseaux…Il présenta ce calendrier à la Convention Nationale en octobre 1793…Il perdit la tête un an plus tard, au sens propre, en compagnie de Danton. C’est à lui que nous devons la célèbre ritournelle: « Il pleut, il pleut, bergère ». C’est sans doute ce côté poête qui le conduisit à doter les jours de noms champêtres et buccoliques aussi improbables que ceux la. En photo, Phyteuma Nigrum, encore appelée la raiponce noire, plante de la famille des campanulacées mais ça, je suppose que c’est le cadet (de Gascogne) de vos soucis.

Mes pérégrinations professionnelles m’ont souvent conduit du côté de Belle-isle-en-terre, département des Côtes d’Armor. Longtemps, je me suis interrogé sur l’origine de cette immense batisse en plein centre du bourg. Le maire de l’époque me raconta alors l’histoire de Lady MOND née Marie-Louise Le Manac’h. Cette fille du peuple, « monta » à Paris, rencontra les grands de ce monde. Elle fut longtemps la maitresse d’Antoine d’Orléans, infant d’Espagne. Puis elle rencontra et épousa Robert MOND, riche industriel qui finit anobli par la reine (d’Angleterre) et notre petite « Maï » devint lady MOND. Elle fit construire à Belle Isle le chateau de Coat an noz puis cette énorme batisse au milieu du bourg. Restée bretonnante elle n’oublia jamais ses origines et consacra une partie de sa fortune à la culture Bretonne. Durant la guerre, elle fut emprisonnée à St Brieuc et disparue un 21 novembre de 1949. Un conte de fée à la bretonne comme savait si bien en narrer Taldir-Jaffrenou dont elle fit traduire l’oeuvre. Celui-ci, en sa qualité de barde hérault de la Gorsedd de Bretagne et en remerciement de ses bons offices en fit d’ailleurs une druidesse d’honneur.

Voila, c’est à ranger dans la rubrique « les histoires de tonton Erwan ». En attendant les prochaines, portez vous bien et, à demain peut-être.