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Fays ce que vouldras…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la rôtisserie française et du Saint-Pourçain réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 09 avril 2015, 20è jour de germinal dédié à la ruche.

Le 9 avril 1553, mort de François RABELAIS, à Paris. Né vers 1494 à Chinon, à la métairie de la Devinière. Moine, médecin, écrivain, il fut tout cela à la fois. Revendiqué comme un précurseur de l’anarchisme après sa description d’une abbaye imaginaire (Thélème), fonctionnant sur des principes pantagruel_libertaires. En 1520, moine à Fontenay le Comte, il se passionne pour l’étude du grec, puis voyage et se fixe à l’Université de Montpellier où il fait des études de médecine. En 1532, il publie « Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel ». En 1534, il accompagne l’évêque Jean du Bellay (son protecteur qui deviendra cardinal) à Rome. A son retour, est édité « La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel ». Nommé docteur à Montpellier en 1537, « Le tiers livre » paraît, mais la Sorbonne condamne l’ensemble de son œuvre. Il voyage alors à nouveau en Italie, et c’est à Lyon qu’il publie le « Quart livre » (1548). Son « Cinquième Livre » ne sortira qu’après sa mort, en 1564.

Rabelais réalise la transition entre deux époques : s’il est encore un homme du Moyen-Âge qui aime la liesse et la farce, il est aussi un contemporain de la Renaissance, humaniste savant, médecin féru de grec et partisan du retour à la nature . À travers lui, le Moyen-Âge et la Renaissance, loin de s’opposer, découlent harmonieusement l’un de l’autre. On lui doit entre autres la fameuse citation: « science sans conscience n’est que ruine de l’âme… » mais, celle que je rabelaispréfère c’est celle-ci, tirée de Gargantua: « Vous convient être sages, pour fleurer sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse, légers au pourchas et hardis à la rencontre. Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. » Ca vous met en appétit non?
Une autre description des plus réjouissantes me plait tout autant: « Toute leur vie était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Sortaient du lit quand bon leur semblaient, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et leur règlement se limitait à cette clause : FAIS CE QUE TU VOUDRAS. »

Ah, les moines de l’abbaye de Thélème, ils me font penser à ceux de Saint Bernardin « qui se levaient tard et se couchaient matin pour aller à Matines vider les p’tits flacons… » Vieille chanson de carabins que l’on trouve encore sur quelques 78 tours dans la collection « aux plaisirs des Dieux ». Allez, merci de cette visite et surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

Science sans conscience…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT


Amis de la rôtisserie française et du Saint-Pourçain réunis, bonjour!

Nous sommes le lundi 09 avril, 20è jour de germinal dédié à la ruche. J’aurai pu vous parler de Dédé l’abeillaud qui n’a pas réussi à faire son miel dans cette campagne électorale et qui s’en est allé butiner vers d’autres horizons; mais non…

Cela faisait déjà un moment que le clavier me démangeait et que je souhaitais vous en parler. Je profite que le 9 avril soit le jour anniversaire de sa disparition pour le faire. Auteur savoureux, il évoque la bonne chère, la bombance, la démesure mais aussi, un attachement absolu à la liberté individuelle. Sans ses puissants mécènes et protecteurs il aurait sans doute fini sur les bûchers de l’inquisition, pour preuve ses ouvrages interdit et brulés par La Sorbonne. Je veux parler de RABELAIS. Il y a des mots qui ont ce pouvoir d’évoquer chez le lecteur la joie et le bonheur. C’est le cas des Grandgousier, Pantagruel et autre Gargantua; de la guerre quand elle est Picrocholine, des moines quand ils sont de Thélème… Au prochain coup de blues, à la prochaine petite déprime qui pointe le bout de son nez, laissez tomber les antidépresseurs et (re) lisez quelques pages au hasard dans l’œuvre de Rabelais lui qui croyait fermement que la liberté totale ne conduit pas au chaos mais à l’harmonie.

Le 9 avril 1553, mort de François RABELAIS, à Paris. Né vers 1494 à Chinon, à la métairie de la Devinière. Moine, médecin, écrivain, il fut tout cela à la fois.
Revendiqué comme un précurseur de l’anarchisme après sa description d’une abbaye imaginaire (Thélème), fonctionnant sur des principes libertaires. En 1532, il publie « Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel ». En 1534, il accompagne l’évêque Jean du Bellay (son protecteur qui deviendra cardinal) à Rome. A son retour, est édité « La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel ». Nommé docteur à Montpellier en 1537, « Le tiers livre » paraît, mais la Sorbonne condamne l’ensemble de son l’oeuvre. Il voyage alors à nouveau en Italie, et c’est à Lyon qu’il publie le « Quart livre » (1548). Son « Cinquième Livre » ne sortira qu’après sa mort, en 1564.

Rabelais réalise la transition entre deux époques : s’il est encore un homme du Moyen Âge qui aime la liesse et la farce, il est aussi un contemporain de la Renaissance, humaniste savant, médecin féru de grec et partisan du retour à la nature . On lui doit entre autres la fameuse citation: « science sans conscience n’est que ruine de l’âme… »

Une autre description des plus réjouissantes me plait tout autant: « Toute leur vie était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Sortaient du lit quand bon leur semblaient, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et leur règlement se limitait à cette clause : FAIS CE QUE TU VOUDRAS. »

Ah, les moines de l’abbaye de Thélème; ils me font penser à ceux de saint Bernardin « qui se levaient tard et se couchaient matin, pour aller à mâtines vider les p’tits flacons »; vieille chanson de carabins que l’on peut encore trouver sur quelques 78t dans la collection « le plaisir des dieux ».

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

LE SOLSTICE…DE STRASBOURG!

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la nature naturante et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 décembre, deuxième jour de nivôse dédié à la houille.

Puisque nous sommes en période de solstice, accordons quelques instants à la très vieille et très ancienne tradition celtique.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la terre, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Cela me rappelle que j’ai 125 pieds d’hortensia à tailler…
Chez les Romains c’étaient les saturniales en l’honneur de Saturne protecteur des graines enfouies. Jusqu’au IIIè siècle on rendait aussi un culte à Mithra le dieu soleil, né dans une grotte et surgissant sous la forme d’un nouveau né. Ca vous rappelle quelque chose. C’est l’époque où fleurit le gui qui est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie druidique du solstice. C’est le symbole du retour à la lumière solaire. Le mot « Noël » semble bien venir du germanique « Neue helle », nouvelle clarté.

Le solstice d’hiver, est probablement la fête la plus ancienne et la plus universelle qui soit. Elle a été célébrée par de nombreuses peuplades et civilisations de l’Antiquité.

 

En Scandinavie,on nommait ces fêtes Yule. Yule est dérivé du mot « Jul » de l’ancienne langue norse (norvégienne) et qui veut dire littéralement roue, fête ou bière ! La roue est l’image de l’année qui tourne vers le printemps et l’été; quant à la bière, on sait que les fêtes du solstice d’hiver étaient l’occasion d’immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Il est intéressant de noter que, malgré le christianisme, Noël se nomme encore Yule dans les pays nordiques. Plus tard, différents personnages reprendront les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes: Le Gargan en pays celtique, fils du dieu celte Bel qui portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux aux enfants, et qui sera repris par Rabelais pour son Gargantua. On pourrait consacrer des dizaines de billets à ce thème tant l’histoire est riche. Mais à partir du IVè siècle l’église Catholique, romaine et apostolique a imposé le petit Jésus, la crèche, le père Noël et tout le saint frusquin…

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire, disait mon aïeule, qui n’en ratait pas une. Je vous souhaite donc de finir l’année dans la félicité comme dit ma fiancée, qui n’est pas à la traine non plus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de l’apiculture et du pain d’épice réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’apiculture et du pain d’épice réunis, bonjour !

Je titre ainsi car nous sommes le 20è jour de germinal dédié à la ruche.

Le 9 avril 1553, mort de François RABELAIS, à Paris. Né vers 1494 à Chinon.

Voilà un bonhomme comme je les aime. Peut-être d’ailleurs en ai-je déjà parlé.
Moine, médecin, écrivain, il fut tout cela à la fois.
Revendiqué comme un précurseur de l’anarchisme après sa description d’une abbaye imaginaire (Thélème), fonctionnant sur des principes libertaires. En 1520, moine à Fontenay le Comte, il se passionne pour l’étude du grec, puis voyage et se fixe à l’Université de Montpellier où il fait des études de médecine. En 1532, il publie « Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel ». En 1534, il accompagne l’évêque Jean du Bellay (son protecteur) à Rome. A son retour, est édité « La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel ». Nommé docteur à Montpellier en 1537, « Le tiers livre » paraît, mais la Sorbonne condamne l’ensemble de son l’oeuvre.

Il voyage alors à nouveau en Italie, et c’est à Lyon qu’il publie le « Quart livre » (1548). Son « Cinquième Livre » ne sortira qu’après sa mort, en 1564. Admirateur d’ Erasme, maniant la parodie et la satire avec éclat, Rabelais est de ceux qui luttent avec enthousiasme en faveur de la tolérance, de la paix et du retour aux valeurs antiques, par-delà ces « ténèbres gothiques » qui caractérisèrent selon lui le moyen-âge. Rabelais s’en prend aux abus des princes et des hommes d’église, et leur oppose la culture populaire, paillarde, « rigolarde », faite de vin et de jeux, pétrie d’une morale chrétienne légère, loin des lourdeurs ecclésiastiques.

« Toute leur vie était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Sortaient du lit quand bon leur semblaient, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et leur règlement se limitait à cette clause : FAIS CE QUE TU VOUDRAS.
(comment était réglé le mode de vie des Thélémites)

Thélémites, cénobites…Moi, je signe tout de suite !

Allez, merci encore de prendre le temps de faire un détour par ici, c’est un vrai plaisir de vous retrouver chaque jour. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.