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La saint-Jean d’été…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la mécanique des fluides et de l’entrecôte marchand de vin réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 juin 2019, sixième jour de Messidor dédié au romarin.

Or donc, c’est la Saint-Jean qui était une fête chômée en France, avant le Concordat de 1801. Très populaire, cette fête donnait lieu en maints endroits à des feux de joie et il était de tradition que les jeunes gens sautent par-dessus les flammes. Les feux de joie ont à peu près croix de st jeandisparu en France mais leur fonction de réjouissance s’est reportée sur les feux d’artifice… On prêtait aussi des vertus magiques aux « herbes de la Saint-Jean » (millepertuis, armoise, fougère,…) cueillies ce jour avant le lever du soleil par des jeunes vierges ou de vieilles femmes ! Dans certaines régions on continue de confectionner des croix de St-Jean censées protéger les étables et les granges tout comme ailleurs on réalise des croix de Brigit pour Imbolc.

Au Québec, la Saint-Jean est toujours une fête chômée. Elle est devenue, dès 1834, une occasion de célébration patriotique, à l’initiative de Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste. Depuis 1977, c’est même officiellement la fête nationale du Québec par une décision du gouvernement de René Levesque. Comme le veut la tradition, de grands spectacles de musique et de chansons en français sont présentés en plein air dans plusieurs villes, SAINT-JEAN bièreparticulièrement à Québec et à Montréal, devant des dizaines et des dizaines de milliers de personnes dans la nuit du 23 au 24 juin au soir. À Québec, un immense feu de la Saint-Jean est allumé à minuit. La fête donne aussi lieu à des agapes communautaires et à un défilé où les Québécois s’en donnent à cœur joie. On danse autour des feux de la Saint-Jean (et l’on boit beaucoup aussi). La Saint-Jean demeure aussi très populaire en Europe centrale, par exemple à Riga, en Lettonie, où les fêtes, danses et feux de joie s’étirent sur deux jours et deux nuits…

Bon, ben, j’vais m’en servir un p’tit, Yec’hed mad ! Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Une chanson pour Québec…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du potimarron et de la liberté réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 04 juin, 16è jour de Prairial dédié à l’Oeillet. Cette fleur restera pour moi éternellement liée à ce mois révolutionnaire, d’avril 1974 et à cette fête populaire dans les rues de Lisbonne. Mais aujourd’hui mes pensées se tournent vers les québécois et leur ténacité face aux forces ultralibérales. Je leur dédié donc une chanson pour la crise, à déguster sans modération aucune d’autant qu’elle est interprétée par « La Bolduc« . Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette chanteuse Québecoise, voici quelques éléments de référence.

La Bolduc (née Mary Rose Anna Travers le 4 juin 1894 à Newport (Gaspésie), Québec et morte à Montréal le 20 février 1941) est un auteur-compositeur-interprète québécois. Musicienne autodidacte, considérée comme la première « chansonnière » du Québec, elle connaît un succès phénoménal auprès du public québécois et la consécration par le biais du disque.

Madame Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de fraîcheur: trouver les mots justes et l’humour nécessaire en plein cœur de la crise économique des années 1930, en racontant le quotidien des petites gens de la ville et des campagnes et ce, dans la langue du peuple.

Née à Newport, petit village de pêche et d’exploitation forestière sur la côte sud de la péninsule gaspésienne, Mary Travers vient d’une grande famille à ascendance Irlandaise. Même si sa famille avait peu ou pas de tradition musicale, elle apprend à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde et aussi, à turluter (oui, oui,). À 13 ans, elle quitte son village pour Montréal, où elle travaille comme domestique. En 1914, elle se marie avec un commerçant, Édouard Bolduc, et ils ont de nombreux enfants. Avec le début de la Dépression, elle se produit en public afin d’accroître le revenu modeste de la famille.

Du jour au lendemain, elle devient très connue au Québec, et tout le monde l’appelle «La Bolduc».

Durant les années 1930, elle enregistre 85 de ses chansons sous étiquette Starr. Celles-ci sont écrites en français familier et portent sur des événements banals, exprimant les joies et les peines des gens ordinaires durant cette période difficile. Surtout, elles font rire les gens au sujet des choses qui les accablent le plus.

J’aurais aimé vous faire écouter « Johnny Monfarleau » que j’avais entendu dans les années 70 interprétée par Bernard Lavillier lors d’une soirée, disons, festive, mais je n’ai pas trouvé l’enregistrement que je voulais de ce titre. Afin que nul ne se méprenne, je précise que « la turlute » est un art musical Québecois qui consiste à chanter sans paroles en répétant un motif sonore sur un rythme rapide et comme si les sons roulaient dans la gorge, à la façon d’une rengaine. Dans les années 30, en Gaspésie ou à Montréal, on disait « La Bolduc » comme ailleurs, plus tard, on dira « La Callas », c’est vous dire !

Allez, haut les coeurs les amis, continuez à turluter, hasta la victoria siempre…

 

J’ENTENDS LE LOUP, LE RENARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la belle chanson française et du sirop d’érable réunis, bonjour !

Nous sommes le 2 août et, dans le calendrier Républicain, c’est le jour de la brebis; mais, bon, on va pas en faire un fromage. Le 2 août c’est le jour anniversaire de la naissance de Félix Leclerc et je tenais à en dire un petit mot.

Félix LECLERC est né un 2 août 1914 à La Tuque au Québec. Chanteur, poète, écrivain, acteur et militant pour la souveraineté du Québec.
Ses parents Fabiola Parrot et Léonidas Leclerc eurent Onze enfants, Félix fut le sixième. Il commença bien des études à l’université d’Ottawa mais la crise économique des années trente y mit fin.
Après plusieurs petits boulots, il devient animateur radiophonique et écrit des scénarios pour Radio-Canada à Trois rivières. C’est là qu’il va entonner ses premières chansons et fonder une compagnie théâtrale qui va présenter ses pièces à travers le Québec.
En 1950 il est « découvert » par l’impréssario parisien Jacques Canetti qui l’invite aussitôt en France. Il se produira notamment au théâtre ABC à Paris.
Au Canada, il poursuit sa carrière entre théâtre et cabarets jusqu’au 13 août 1974 où il participe avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois au spectacle de la « Superfrancofête » sur les plaines d’Abraham à Québec devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album j’ai vu le loup, le renard, le lion.
Félix Leclerc est mort dans son sommeil le 8 août 1988 dans sa maison, que l’on voit ici peinte par l’artiste Huguette Brun, sur l’ile d’Orléans près de Québec où furent dispersées ses cendres.

Instigateur de la tradition des chansonniers Québécois, il a ouvert la voie à Vigneault, Charlebois et aux autres. Le Canada et surtout le Québec lui ont rendu de multiples hommages. Un imposant monument est visible dans le parc Lafontaine à Montréal. Divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics portent son nom. De nombreux artistes ont repris son oeuvre comme Hugues Auffray qui a chanté 16 titres en 2005 dont le petit bonheur. François Béranger a enregistré un album consacré à son répertoire en 2003. En Bretagne, on avait Youenn Gwernig qui était un peu de la même veine. Des grands bonshommes à la stature de bucheron et au coeur de poète.

Au mois de mai j’avais posté une vidéo de Félix Leclerc, le petit bonheur, et une lectrice m’avait avoué découvrir cet artiste; alors je lui dédicace cet autre petit bijou, les souliers.

Bon, allez, 800km de bouchon sur la route des vacances…Qu’est-ce qu’on est heureux quand tout s’agite autour de vous…En attendant la rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.