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ELISABETH BADINTER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La femme du jour, c’est Elisabeth Badinter. Née un 5 mars en 1944 à Boulogne-Billancourt, ça m’arrange pour mon billet. Ma fiancée est fan de cette écrivaine et je m’étais promis d’en dire quelques mots. A chaque fois que Elisabeth Badinter fait paraître un nouvel opus, elle jouit d’une très bonne presse et le grand public lui réserve en général un accueil chaleureux. C’est une femme respectée, une philosophe appréciée et pourtant. « Le conflit – La femme la mère » (Flammarion), dernière production d’Elisabeth Badinter, mérite qu’on s’y arrête.

Très en vogue, une certaine idélogie serait en train, l’air de rien, de réduire les jeunes mamans en esclavage. Comment ? En les culpabilisant. En prônant le retour à l’allaitement sain (sein ?) contre le lait en poudre artificiel, la bonne bouffe bio contre les petits pots, la couche lavable contre la Pampers qui pollue la planèteC’est qu’elle est pas d’accord la Lisa ! Voyons voir cela.

Élisabeth Badinter est une femme de lettres et une philosophe féministe française, née Bleustein-Blanchet, le 5 mars 1944 à Boulogne-Billancourt. Elle est actionnaire de référence et membre du conseil de surveillance du groupe Publicis dont elle possède 10,16 % des actions.

Que Publicis compte parmi ses meilleurs clients de grands producteurs de petits pots (Nestlé) ou de Pampers (Procter & Gamble), qui rendent la femme libre, donc, si l’on suit le raisonnement d’Elisabeth Badinter. Et que le même groupe, dans ses spots, montre rarement papa se cognant la lessive à la maison; comme dit ma concierge: « On est en droit de s’interroger. ».

Qui mieux que la pub a contribué, ces dernières années, à fabriquer l’image de la femme qui s’occupe de la cuisine, qui torche les gosses, leur prépare la purée, n’a pas le droit aux bourrelets et doit se tartiner le visage de mixture au polyglute de molygraillon pour ne surtout pas vieillir ? On attend avec impatience l’essai de notre Babeth sur le sujet…

Un jour, Elisa devra s’expliquer sur l’image dégradante de la femme que donnent les publicités réalisées par l’entreprise de Badinter.

Un jour, Lisbeth devra s’expliquer sur l’image de la femme-objet qui apparaît dans les publicités réalisées par l’entreprise Publicis/Badinter. A l’exemple de celle-ci. (photo à droite)

Je laisse à Daniel Schneiderman (arrêt sur image), le soin de conclure (provisoirement) la réflexion: « …Mais une petite chose est gênante, à chaque retour d’Elisabeth Badinter sur la scène publique. Un détail. Trois fois rien. Mais tout de même. Une de ses « casquettes », comme on dit, n’est jamais rappelée par les intervieweurs fascinés : outre son estimable activité de philosophe et d’écrivain, Elisabeth Badinter, fille et héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, est aujourd’hui la deuxième actionnaire, et la présidente du conseil de surveillance de la multinationale publicitaire.

Cela ne la prive évidemment pas du droit de penser, et d’écrire. On peut régner sur les pages en quadrichromie des magazines, sur les affiches porno soft des abribus, et faire profession de philosopher sur l’émancipation féminine. On peut, et la constance de Badinter témoigne de la sincérité de ses convictions. Mais ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l’injonction publicitaire faite aux femmes. Crème-toi matin et soir, épile-toi pour ressembler aux actrices porno, sois aussi mince que les squelettes que tu vois défiler dans les pages mode, et consomme, consomme, consomme, achète, fais chauffer le chéquier, pour être enfin parfaitement, totalement libérée. Vu de ma fenêtre, cette injonction-là, qui se déploie à chaque dos de kiosque, à chaque coin de rue, semble au moins aussi terroriste que l’injonction à rentrer à la maison, et à revenir aux couches lavables. Mais Elisabeth Badinter, philosophe publicitaire, ne la voit pas. »

voilà, à vos commentaires, je ramasse les copies bientôt.

TOUT A FAIT AUTRE CHOSE.

Cette fois, c’est sûr, je mourrai un peu moins idiot ! Je viens de faire un tour sur le site Chatroulette.com

Il s’agit d’un navigateur qui vous met en correspondance aléatoire avec un autre internaute quelquepart, n’importe où sur la planète. Dès que votre webcam est branchée, c’est parti pour le tour du monde des vicissitudes de l’humanité en 80 secondes. Toutes les dix images un malade qui se paluche, un ado ébouriffé, un facho en mal de croix gammée, des islamistes enturbannés qui se prennent pour Ben Laden, un psychopate ventripotent dissimulé derrière le masque de Mickey, trois jeunes filles (très jeunes) exhibant leurs tatouages et surtout, surtout, des tronches de cakes, de mecs complètement stones avachis devant leur cam comme autrefois dans les fumeries d’opium. Ces types ont l’air complètement accrocs, addict à la cam et non plus à la came.Sans vouloir jouer les pères la pudeur (c’est pas le genre de la maison) il y’a des jours où le contrôle parental…Je serai assez d’accord. Je prends le pari qu’avant pas longtemps on va en reparler de ce site.

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Allez, merci de votre visite, portez vous bien; c’est pas le moment d’enlever sa p’tite laine, et, à demain peut-être.

SUPER BOWL…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Sur un blog ami, blog.magikstudio.fr, j’ai beaucoup ri à la découverte des pubs diffusées à l’occasion du super bowl Etats-uniens. Pour ma part, vous me connaissez, il faut toujours que je cherche la petite bête et, j’ai tout de même noté que les ultra conservateurs en ont profité pour inonder le pays de leur propagande immonde. La 44e finale du championnat de football américain qui a opposé, dimanche, la Nouvelle-Orléans à Indianapolis fait déjà l’objet d’une vive polémique aux États-Unis. Le motif: Financée par l’association religieuse conservatrice Focus on the Family, une publicité contre l’avortement diffusée sur CBS, avant et après la retransmission du Super Bowl… ce qui provoque la colère des amateurs de football américain les plus libéraux.

Les « pro-choice », qui défendent le droit à l’avortement, crient en effet au scandale et accusent CBS, diffuseur historique du Super Bowl, de prendre partie dans un débat qui déchire la société américaine. Dans un communiqué, Dana McClintock, porte-parole de la chaîne, dément à peine, expliquant que les choix publicitaires précédents de CBS « ne prenaient pas assez en compte le sentiment du public ». En d’autres termes : CBS veut satisfaire l’aile la plus conservatrice de ses téléspectateurs.

Le spot en question, mettrait en scène le joueur des Florida Gators Tim Tebow, une star du championnat universitaire aux convictions religieuses affirmées, aux côtés de sa mère, devenue l’icône des « pro-life » parce que celle-ci a refusé, un beau jour de 1987, de se faire avorter contre l’avis de ses médecins, et est devenue, vingt ans plus tard, la mère d’un champion. Affligeant…On rêve de sabotage. Tiens, à ce propos, lisez donc ce qui suit.

Voici un extrait d’un article de Emile POUGET paru dans « l’almanach du père peinard » en 1898. Ce petit texte qui veut nous expliquer ce qu’est le sabotage nous dévoile aussi avec verve et talent la façon dont on s’exprimait dans le monde ouvrier industriel de la fin du 19ème siècle. Le mot sabotage vient donc de sabot: Celui là même que l’on jetait dans une machine pour la mettre en panne.

« Le SABOTTAGE est une riche binaise qui, d’ici peu, fera rire jaune les capitalos. L’idée du SABOTTAGE ne restera pas à l’état de rêve bleu : on usera du truc ! Et les exploiteurs comprendront enfin que le métier de patron commence à ne plus être tout rose. Ceci dit, pour les bons bougres qui ne sauraient pas encore de quoi il retourne, que j’explique ce qu’est le sabottage. Le sabottage, c’est le tirage à cul conscient, c’est le ratage d’un boulot, c’est le grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine toussote, c’est le coulage systématique du patron… Tout ça pratiqué en douce, sans faire de magnes, ni d’épates. .A supposer, par exemple, un grand bagne dont le patron, tout par un coup, a une lubie accapareuse, — soit qu’il ait une nouvelle maîtresse à entretenir, soit qu’il guigne l’achat d’un château… ou autre fantaisie qui nécessite de sa part une augmentation de bénéfices. Donc, voilà le sabottage chouettement défini : à mauvaise paye, mauvais travail! » C’est pas ragaillardisant ça ?

Allez, j’arrète là pour aujourd’hui, j’ai ma life box qui fait des siennes. Portez vous bien et à demain peut-être.