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Jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du mariage pour tous et du célibat pour chacun réunis, bonjour ! En ce Vendredi 15 janvier 2016, 26è jour de Nivôse dédié à l’étain; je sacrifie à la tradition en saluant le jour anniversaire de la naissance de Proudhon. En effet, le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon. Penseur, économiste, sociologue et Proudhonrévolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son œuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois, ce qui est amusant car, Fils d’un brasseur et tonnelier, Proudhon est le seul théoricien révolutionnaire du XIXe siècle issu du milieu populaire. Ouvrier typographe, il passe son bac à 29 ans grâce à un prix de l’Académie de Besançon. J’aime bien la photo du duboisdessus, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont j’insère le portrait ici à gauche. Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire. Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait mon aïeule, qui aurait vendu la sienne pour un calembour à la p’tit’ semaine: « On n’est jamais assez Proudhon ! » Portez vous bien et à demain peut-être.

L’inter…sera le genre humain !

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 septembre 2015, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte.

Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin’s Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d’une féroce répression russe. Il s’ensuit la formation de l’Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de première Internationale. Les syndicats sont nés Marxquarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d’instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc. C’est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l’échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l’Association internationale des travailleurs. Il s’appelle Karl Marx. Il a 46 ans et vit à Londres dans des conditions matérielles précaires. En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu’il a publié en 1848 avec son ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste.

L‘Association Internationale des Travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d’adhérents seulement dans toute l’Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine. L’Association ne survit pas marx proudhon bakounineaux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l’année suivante et l’AIT transporte son siège à New York, où elle s’éteint dans l’indifférence. En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l’initiative de Friedrich Engels, son ami, les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale. De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l’initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

Quand à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal sous le nom d’Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923. Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), issu de la fusion de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l’autorité de Guy Mollet, l’amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom Encadré-Troika-Final pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d’Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire. Aujourd’hui, tout ce petit monde, à force de fréquenter les ors de la République, s’est transformé en social-démocrate pour ne pas dire en social-libéral; engendrant une bourgeoisie d’État Énarquologiste et son catéchisme ultra libéral: Hayek, puis Milton Friedman. Et les pantins qui mettent en œuvre leurs politiques néfastes. Thatcher, Pinochet, Bush, Sarkozy, Merkel… Ainsi que les pseudos et antidémocratiques institutions qui les servent: Banques centrales, Commission, FMI, et maintenant… Hollande et la social démocratie, désormais convertis au social-libéralisme. Réalité de la dette, nécessité de réduire les dépenses publiques, austérité… Tout le cortège d’inepties  imposées par la finance internationale aux États qui n’ont plus de Nation que le souvenir.

Et voilà, c’était une petite piqure de rappel. Portez vous bien et à demain peut-être.

Sacré Léon…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, Non classé, PORTRAIT

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Amis de l’antanaclase* et de la confiture de mirabelles réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 09 septembre 2015, jour béni entre tous puisqu’il est dédié au houblon dans notre calendrier républicain. *Pour houblonles amoureux de la langue française je rappelle que l’antanaclase est la répétition d’un mot ou d’une expression avec un sens différent, en exploitant sa polysémie. Elle est proche de la paranomase et de la syllepse de sens. Ex : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » (Blaise Pascal, Pensées) C’est pas littéraire ça mes body boys ?

Le 9 septembre ( 28 août selon le calendrier Julien) 1828, naissance de Léon Nicolaïevitch Tolstoï, à Iasnaïa Poliana, Russie. Un des plus grands écrivains, mais aussi un pédagogue libertaire et un théoricien de la résistance non-violente, qualifié d’anarchiste chrétien (ou mystique). Né dans une vieille famille noble, il est très jeune orphelin de sa mère puis de son père. Il fait des études à l’Université de Kazan et hérite en 1847 d’Iasnaïa Poliana et de 4 villages (et de leurs habitants). En 1853, en AVT_Leon-Tolstoi_7816tant que sous-officier d’artillerie, il prend part à la guerre de Crimée. En 1856, il publie Enfance et adolescence et voyage à travers l’Europe. De retour en Russie, il gère ses propriétés, s’occupe de l’école qu’il a créée et écrit Les Cosaques. En 1860-1861, nouveaux voyages : France, Italie, Belgique (où il rencontre Proudhon) et Allemagne. Mais en 1862, ses prises de positions contre le servage et son action pédagogique en faveur des enfants des paysans asservis « Le seul critère de la pédagogie est la liberté et la seule méthode est l’expérience. » lui valent une surveillance de la police politique et même une perquisition.

La même année, il se marie avec une jeune fille de 18 ans. Il se consacre à l’écriture de Guerre et Paix (titre emprunté à Proudhon) puis Anna Karénine; chefs-d’œuvres qui obtiennent un immense succès. Mais, sensibilisé par l’état de misère et de servage du peuple, il en vient à remettre en question l’autocratie du Tsar et l’orthodoxie religieuse et publie Ma confession suivi de Quelle est ma foi ; ouvrages qui seront saisis par la police et interdit par le Saint-Synode. Mais il poursuit l’élaboration de ses idées et de sa « foi » en publiant de multiples brochures et s’engage personnellement en soutenant les objecteurs de quote-napoleon-ne-cessa-de-se-plaindre-a-koutouzov-et-a-alexandre-que-la-guerre-fut-menee-leon-tolstoi-154452conscience et en particulier les Doukhobors qui refusent le service militaire. Lorsque surviennent les famines de 1891-1892, il assure la subsistance de quatre mille personnes. Ses idées sur la résistance non-violente font de plus en plus d’adeptes, et Tolstoï met sa vie en accord avec sa pensée en se rapprochant encore du peuple, prenant part aux travaux des champs. Ses écrits sont le reflet de ses convictions La mort d’Ivan Ilitch(1886), La sonate à Kreutzer(1889), Résurrection(1899). Mais sa foi s’accommode mal avec l’idéologie rétrograde de l’église orthodoxe qui l’excommunie le 9 mars 1901. Il se consacre davantage à l’éducation en écrivant de nombres livres ou manuels pour les enfants d’Iasnaïa et à répandre ses croyances. Mais l’harmonie dans son couple devient impossible et il fuit sa maison dans la nuit du 27 octobre 1910. Il est recueilli par le chef de gare d’Apostovo. Atteint de pneumonie, il meurt le 20 novembre 1910. Des milliers de personnes assisteront à son enterrement qui sera le premier enterrement civil célébré en Russie.
« L’Etat est un complot qui a pour but, non seulement l’exploitation, mais la corruption des citoyens. Jamais je ne servirai nulle part aucun gouvernement. » Sources:
Allez, encore une fois, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Votez artichaut…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la démocratie participative et du cochon de lait réunis, bonjour ! Figurez vous, chers lecteurs, que ce mardi 30 juin 2015 n’est rien moins que l’équivalent du 12 Messidor, dédié à l’artichaut. L’artichaut, c’est bien connu, est au Léon artichaut(29) ce que la bêtise est à Cambrais, le nougat à Montélimar, Colombine à Pierrot et Castor à Pollux.  Je parle du camus de Bretagne évidemment, pas le violet de Provence, ni même l’épineux de Sicile. Non, il s’agit bien de ce bon gros chardon qui, comme disait le regretté Coluche : « Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé ! ».

Inutile de vous dire que c’est aussi l’anniversaire de la disparition de Bakounine, notre maître à tous… Enfin, façon de parler, il utilisait souvent le fameux ni dieu ni maître, titre du journal de Blanqui. Tiens, c’est les grecs qui vont se régaler. Ils ont aimé Dominique, ils vont adorer Christine. Une main de fer dans un gant de velours, mais le dépeçage va continuer, la vente à l’encan est déjà programmée, les fonds de pension herculeaiguisent leurs crocs, à toi les ports, à moi la distribution de l’eau, à l’autre les routes…Tout doit disparaître, pour les Hellènes c’est les soldes d’été ! La guerre de Troie aura bien lieu. Les banksters s’en foutent royalement de la dette et de son remboursement, ils veulent la peau de Tsipras qui leur fait le coup du référendum tout en sachant pourtant que fond monétaire, banque centrale, Union Européenne et consorts s’en tamponnent le coquillard. Il y a fort à parier qu’au dernier souper du Bilderberg, entre la poire et le fromage, «ON» ait scellé le sort de ces empêcheurs de libéraliser en rond…

Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle. Le bac est passé mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances:

«Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets.
Plus un propriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire possède posséderd’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive.(Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.)
Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités. Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. »

Voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires.

Jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du mariage pour tous et du célibat pour chacun réunis, bonjour ! En ce mercredi 15 janvier 2014, 26è jour de Nivôse dédié à l’étain; je sacrifie à la tradition en saluant le jour anniversaire de la naissance de Proudhon. En effet, le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à 48567768_pBesançon. Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son œuvre novatrice et variée n’est pas exempte de contradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien la photo du dessus, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont images7j’insère le portrait ici à gauche. Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’État du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans l’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.

Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tit’ semaine: « On n’est jamais assez Proudhon ! » Portez vous bien et à demain peut-être.

Au gui l’an neuf…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la mécanique des fluides et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 31 décembre 2013, onzième jour de Nivôse dédié au granit. En ce dernier jour de l’année, petit salut en forme d’hommage (à moins que ce ne soit l’inverse) à deux personnages qui, chacun dans leur catégorie m’ont inspiré un certain nombre de billets. L’un est né un 31 décembre en 1928, l’autre est décédé ce même jour en 1877.

D‘abord, le dessinateur SINÉ, né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait lenrage0001énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve toujours avec la même délectation dans SINE-MENSUEL. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal qu’il avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

 

Tout le monde bien sur connait Gustave COURBET. Peintre de génie auteur de  » l’origine du monde »  tableau source de polémiques, de scandales et de censures. Mais qui connaît le Peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire. Après l’école chez les curés qui le rendra anticlérical, il poursuit ses études à Paris. Passionné de peinture, il est admis au salon de 1844 et devient le chef de file du « réalisme ». Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s’opposera au clubs jacobins et montagnards « Républicains sans nature propre ». Le 4 septembre 1870, c’est le portrpjpretour de la république. La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s’occupe de la commission de l’enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes. La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrétée, il en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
On peut citer parmi ses œuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau « L’origine du monde », qui fait toujours scandale chez les tenants de l’ordre moral. J’aime ces gens qui ont l’élégance de naître ou de disparaître le dernier jour de l’année, quelle classe…

Voici donc que 2013 tire à sa fin et, vaille que vaille nous avons tenu notre pari d’un petit billet quotidien depuis cinq ans. Je vous remercie tous d’y avoir jeter un œil indulgent, je vous souhaite plein de bonnes choses, bloavez mat ha yec’hed mat et je vous dis pour la 1687è fois: portez vous bien et, à demain l’année prochaine peut-être.

 


Libertaire toi même…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 27 décembre 2013. L’année à peine a fini sa carrière (ô lac !) et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre1821, naissance de Joseph DEJACQUE, à Paris.
Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « libertaire » (mot dont il est l’inventeur). Orphelin de son père, il est élevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, commis de vente dans un 71338387_pcommerce de papiers peints (j’suis pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la Marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Dejacque publie un poème « Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans laquelle il se fait le porte parole des aspirations ouvrières. Et puisque vous avez été particulièrement fidèles pendant ces fêtes, un petit bonus…

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En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la 71338412_pville aux cris de « Vive la révolution sociale ». La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, massacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur les pontons de Cherbourg et de Brest. Dejacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon où apparaît pour la première fois un vocable de l’invention de Joseph Déjacque, ‘‘libertaire’’. L’objet polémique en est le statut social de la femme, sujet alors largement débattu. Proudhon assignait aux femmes le rôle de mère au foyer se consacrant à sa famille, soumise à l’époux dans un couple monogamique rigide (le mariage chrétien laïcisé), peu instruite et interdite de participation à la vie publique.

En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie de 1860. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.
« Privilégiés! – pour qui a semé l’esclavage, l’heure est venue de récolter la rébellion. Il n’est pas un travailleur qui, sous les lambris de sa cervelle, ne confectionne clandestinement quelques pensées de destruction. Vous avez, vous, la baîonnette et le Code pénal, le catéchisme et la guillotine; nous avons, nous, la barricade et l’utopie… »
In: l’Humanisphère, utopie anarchique. Sources : Ephémérides anarchistes.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à demain peut-être.

On n’est jamais trop Proudhon…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du mariage pour tous et du célibat pour chacun réunis, bonjour !

En ce mardi 15 janvier 2013, 26è jour de Nivôse dédié à l’Etain; Je ne pouvais pas ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Proudhon.

Le 15 janvier 1809, naissance de Pierre-Joseph PROUDHON, à Besançon. Penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire, considéré par certains comme le « Père de l’anarchisme », même si son oeuvre novatrice et variée n’est pas exempte de 48567768_pcontradictions (en particulier sur la place des femmes dans la société, qui sera l’un des principaux griefs retenus contre lui). Après avoir travaillé dans l’imprimerie, un de ses premiers ouvrages voit le jour en 1840 : « Qu’est-ce que la propriété? » (vous connaissez la réponse: La propriété c’est le vol !). Ce livre fait immédiatement scandale. Le dernier « Avertissement aux propriétaires » est saisi. Proudhon, poursuivi, sera finalement acquitté.

Pendant l’hiver 1844, il rencontre, à Paris, Bakounine, Marx, etc. Le 15 octobre 1846, est publié : « Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère ». Il y a rupture avec Marx qui fait paraître, le 15 juin 1847 « La misère de la philosophie »; Proudhon y est traité de petit bourgeois. J’aime bien cette photo, je trouve une ressemblance avec Pierre Dubois notre elfologue breton dont j’insère le portrait plus bas.

Après la révolution de février 1848, Proudhon est élu, le 4 juin, aux élections complémentaire de l’Assemblée Nationale. Le 31 juillet 1848, il y prononce un violent réquisitoire contre la bourgeoisie. Début 1849, il tente la création d’une « Banque du Peuple », mais à la suite d’articles parus dans « Le Peuple », il est condamné à trois ans de prison. Il y restera jusqu’en juin 1852. « La révolution sociale démontrée par le coup d’Etat du 2 décembre » sort en juillet 1852. « De la justice dans la révolution et dans imagesl’église », paru en 1858, lui vaut à nouveau 3 ans de prison, mais il se réfugie en Belgique, où il continue à écrire.

Il rentre à Paris fin 1862. « Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution » paraît le 14 février 1863 alors que Proudhon est malade. « De la capacité politique des classes ouvrières » ne sortira qu’après sa mort, survenue à Passy le 19 janvier 1865. Théoricien du fédéralisme et du mutualisme, sa pensée aura une profonde influence sur toute l’histoire sociale des XIXè et XXè siècles.

Voilà pour le salut à ce grand bonhomme et comme le disait un de mes amis anarchistes et néanmoins amateur de calembours à la p’tite semaine: « On n’est jamais assez proudhon ! »

Portez vous bien et à demain peut-être.

Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le cénobite ramène sa fraise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la botanique-nique-nique et du carpaccio réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 30 mai, onzième jour de Prairial dédié à la Fraise. Curieusement, celui qui importa ce délicieux fruit en France s’appelait Frézier… Etonnant non ?

Esprit universel curieux de tout, Frézier préleva à Concepción (entre Valdivia et Santiago du Chili), et rapporta en France (en les arrosant quotidiennement, alors que l’eau douce était à bord de tous les voiliers en bois une denrée précieuse) cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier dite Blanche du Chili (la Fragaria chiloensis), à gros fruits blancs différents des fraises des bois alors connues en Europe. Le nom de Frézier est par une coïncidence extraordinaire une déformation du mot fraise : Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles III le simple à la fin d’un banquet à Anvers en 916, roi qui le remercia en l’anoblissant et lui donnant le nom de Fraise, qui se déforma en Frazer après émigration de la famille en Angleterre puis en Frézier, après que la famille fut revenue faire souche en Savoie. C’est donc grace à Amédée François Frézier, mort à Brest en 1773, que vous dégustez les merveilleuses gariguettes qui ont fait le renom de Plougastel

Et puis tiens, Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par le philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48.

Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.