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JACQUES PREVERT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JACQUES PREVERT.

Ni dieu ni maître. Mieux d’être.

Rêve + évolution = Révolution.


Le grand, l’hénaurme, le gigantissime, Jacques PREVERT est né le 4 février 1900 à Neuilly. Poète, surréaliste, scénariste et dialoguiste de talent. Il fut avant tout un libertaire qui s’en prit à toutes les valeurs de la société bourgeoise, pourfendant, dans ses textes, le militarisme, le cléricalisme, et la morale hypocrite, mais glorifiant l’esprit de révolte et le culte de la liberté. En 1916, employé dans un grand magasin, il en sera « remercié » pour indiscipline. Il participe ensuite au mouvement surréaliste mais refuse d’adhérer au Parti Communiste et se moquera d’André Breton dans le texte « Mort d’un monsieur ». En 1931, il publie le poème corrosif « Tentative de description d’un dîner de tête à Paris-France ». Membre du groupe Octobre (théâtre ouvrier) il écrit « la bataille de Fontenay », qui sera joué à Moscou. Il est l’auteur de nombreux scénarios pour le cinéma : « L’affaire est dans le sac », « Les enfants du Paradis », (considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma), etc. En 1946, « Paroles » recueil de poèmes est publié, et rencontre un énorme succès, puis « Histoires », consacrent le poète anticonformiste, qui touche les gens par sa simplicité, et la tragi-comédie de ses textes tendres et virulents.

Voici ce qu’en disait Maurice JOYEUX (billet du 29 janvier) à sa mort:

« Prévert qui fut la tendresse, mais une tendresse lucide, nous a quittés !
La critique, y compris celle qui faisait la moue devant son œuvre a beaucoup parlé de lui.
Prévert était un poète libertaire au sens large du mot, son influence sur la génération de l’immédiat après-guerre fut considérable. C’est son souffle qui en partie poussa la jeunesse universitaire sur les barricades du Boulevard St Michel.
L’histoire, cette vieille catin qui une fois qu’ils sont morts aime les poètes qui refusent de marcher dans les clous , poussera Jacques Prévert vers ces sentiers verdoyants que cet ancêtre des écologistes aimait tant.
»

Pour ma part, j’ai fait partie de ces ados qui se baladaient avec « Paroles » en collection poche dans la besace, souvent accompagné d’un opus de Mallarmé ou d’Appolinaire. Un de ces courts textes préfèrés est celui-ci:

« Notre père qui êtes aux cieux, restez y ! Et nous, nous resterons sur terre qui est parfois si jolie. »

Derniere minute qui n’a rien à voir.

Vous vous souvenez du sieur Proglio, EDF-VEOLIA. Et bien c’était promis juré, il ne toucherait pas de double salaire. Seulement voilà, puisqu’il n’est plus désormais salarié mais retraité de Véolia…Il va percevoir une « pension » de 1 million d’euros par an ! Ça vous la coupe hein ! Résultat des courses, il aura donc bien un revenu de 2 millions d’euros par an. Soit, à la louche, 150 fois le Salaire minimum. Ça vous la recoupe non ?

Exercice de style.

Oh, je sais bien ce que vous pensez, lecteurs assidus et néanmoins sans complaisance. La critique est aisée mais l’art est difficile ! A force de vilipender sans vergogne les curés, les patrons, les flics, le CAC 40, les militaires, la critique risque fort de se transformer en criticature. Il faut savoir jusqu’où ne pas aller trop loin. Comme le disait LAO TSEU dans son infinie sagesse: « Si tu marches trop loin à l’Est…C’est l’Ouest ! ». Rien que sur cette dernière citation, le philosophe du dimanche pourrait en faire dix pages. A l’instar des Bouvard et Pécuchet se targuant de savoir un peu de tout sur pas grand chose, je suis de ceux qui ne savent rien sur le grand tout… Aussi, chaque petit billet que je me plais à vous poster, réclame une longue et douloureuse préparation, d’infinies recherches dans les méandres d’internet au risque de se perdre tel Icare sans son fil d’Ariane dans le labyrinthe que ce psychopathe de Dédale avait si brillamment conçu. Vous me voyez ci, errer de page en page, de site en site, à la recherche du diamant vert qui viendra le lendemain orner les colonnes des « Cénobites tranquilles ». Pour votre bon plaisir, oui monsieur, oui madame, je poursuis inlassablement ma quête du Graal. Lancelot de l’entrelacs, Perceval sans retour, Gauvin nouveau, chaque jour me voit à la tache pour alimenter la chronique. Las, la retraite n’est plus ce qu’elle était, levé à matines, couché à complies, l’ermitage de Keramoal ressemble de plus en plus à celui des trappistes, sans la bière éponyme (j’avais envie de le placer celui la).

Allez, poursuivez en paix votre visite de ce blog quotidien et néanmoins journalier, ite, missa est ! Portez vous bien et à demain peut-être.

LE PLEIN D’INDECENCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L’ENTERREMENT DE LOUISE MICHEL.

J‘ai déjà eu l’occasion d’en parler ici même je ne vais donc pas recommencer. Juste un petit rappel puisque c’est un 22 janvier en 1905 qu’un foule de plus de 100 000 personnes accompagne Louise MICHEL pour son dernier voyage. Un journaliste de l’époque nous décrit la scène: « Il est 8h du matin lorsque arrive le corps en gare de Lyon. Il faudra attendre 17h pour que le cortège funèbre atteigne le cimetière de Levallois. » Le préfet LEPINE (vous savez, le concours…) qui voulait suivre l’enterrement en est chassé par les anarchistes. On voit bien sur cette carte postale ancienne, le moment où le cercueil est descendu du char au milieu de cette foule impressionnante.

UNE BREVE QUI EN DIT LONG.

Les députés UMP ont décidé d’exclure explicitement l’Élysée du champ d’investigation de la commission d’enquête parlementaire sur les sondages de l’exécutif, voulue par le PS, et qui doit voir le jour le 27 janvier. Qu’on se le dise, on n’enquête pas sur les pratiques du Chateau et encore moins sur celles de son locataire. Des pratiques qui se rapprochent de plus en plus de celles des Républiques bananières. C’est sans commentaires, il faut rester révérencieux…

DERNIERE MINUTE.

Il semblerait que sous l’amicale pression de Nicolas 1er, le sieur Proglio ait renoncé à sa double rémunération. Pôv garçon, il va rencontrer des difficultés pour ses fins de mois. Pourrions nous demander à TF1 d’organiser un « PédégéTon » pour venir en aide aux patrons nécessiteux ? Entre son salaire à EDF et ses cachetons d’administrateur à droite et à gauche, il va lui rester à peine deux millions. La caissière de chez Leclerc devra bosser pendant 160 ans pour atteindre la même somme, elle.

POUR SOURIRE.

Savez vous quel est ce concours lancé en 1925 et qui regroupe encore chaque année plus de 45 000 candidats ? Gagné ! C’est le concours du « bébé Cadum ». Allez, fait risette à tata.

Je ne suis pas sûr que Mme de Fontenay ne soit pas un peu jalouse d’une telle réussite.

C‘est tout pour aujourd’hui. Ce soir, j’ai des invités de marque dont une spécialiste des blogs cullinaires, il faut que je me mette aux fourneaux (je mets ça au pluriel, j’en aurais pas trop de deux). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Le 21 janvier 1883, naissance de Victor PENGAM à Brest.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ».
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation.

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du libre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

IMBROGLIO POUR PROGLIO.

Henri Proglio, patron d’EDF et de VEOLIA, va toucher deux millions d’euros par an, cumulant ainsi deux rémunérations grassouillettes. 1,6 million pour EDF et « seulement » 450 000 euros pour VEOLIA. Le gouvernement lors de sa nomination s’était engagé à ce qu’il n’en fut rien. Quand on vous dit que c’est pas la crise pour tout le monde ! Ces gens là n’ont véritablement aucune conscience, c’est à gerber. Je ne sais pas pour vous, mais de ces deux portraits, j’ai une préférence pour le premier. C’est aussi pour cela qu’ils veulent supprimer l’histoire des programmes scolaires. Ils craignent que les ouvriers d’aujourd’hui s’inspirent de ceux d’hier. J’entends déja monter un chant sourd des ateliers de l’arsenal: Ah ça ira, ça ira, ça ira, tous les Proglio à la lanterne…

Voila pour ce 133ème billet. Merci d’être passé par « les cénobites tranquilles », c’est toujours un plaisir de vous recevoir entre ces colonnes. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.