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Un pognon de dingues…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la procrastination et du chinchard fumé réunis, bonjour! Nous sommes le Samedi 19 janvier 2019, 30è et ancien-crible-a-cerealesdernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au crible (en photo, un ancien crible à céréales). Par chez nous on fête les Brevalaer (origine celtique de: bran = corbeau et de: uualatr = prince ) qui a laissé son nom à la commune de Loc-Brévalaire non loin de mon ermitage. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

« Un pognon de dingue » : l’expression dans la bouche du Président avait fait florès et prend ici tout son sens. Les quarante plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse, qui constituent le CAC 40, ont versé en 2018 à leurs actionnaires 57,4 milliards d’euros de dividendes, après avoir réalisé 92 milliards de bénéfices en 2017. C’est un record depuis dix ans : 12,8 % de plus qu’en 2017, et 62 % de plus qu’en 2009, en pleine crise. Et, comme les bénéfices ont euros-chocolats-billets-bonbons-enrobes-monnaie-banque-optimisation-fiscale-evasion-fraude-cupidite-goinfrerieprobablement augmenté en 2018, même si les bilans ne sont pas encore bouclés, certains prévoient que le record sera encore battu en 2019. Total a versé les dividendes les plus importants, 10,1 milliards, suivi de Sanofi (qui refuse d’indemniser les victimes de la la Depakine), BNP Paribas, Axa, LVMH, L’Oréal et Schneider. Et ces sept entreprises à elles seules versent 29 milliards, la moitié du total des dividendes. Sur les 57,4 milliards de dividendes, 10,9 milliards ont été consacrés à des rachats d’actions. Cette opération à la mode consiste pour une entreprise à racheter ses propres actions, de façon à ce que les actionnaires restants soient moins nombreux et qu’ils aient droit à une part plus importante des CAC40-qui-se-goinfredividendes. D’autres entreprises choisissent de verser une partie des dividendes sous forme de nouvelles actions offertes aux actionnaires. Des profits comme s’il en pleuvait. Ensemble, les quarante groupes ont engrangé, en un an, 93,4 milliards d’euros de bénéfice net. Bref, le chiffre des 100 milliards n’est plus très loin… Puisque on vous dit qu’il n’y a pas d’argent, qu’il faut résorber la dette, diminuer la dépenses publiques, sanctionner ceux qui profitent des allocations, retarder l’âge de départ à la retraite, augmenter le temps de cotisation… Et surtout, ne pas revenir sur la suppression de l’ISF sans oublier d’aller communier à la grand messe du grand débat national et se faire grandement empapaouter dans les grandes largeurs et les grandes largesses de nos bons maîtres.

Et voilà, ça me reprend, fallait pas me lancer là-dessus non plus. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.