Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “primelin”

Page 1 de 1

Les saints à l’air…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

, , , , , ,

 

Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau aux cerises réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 15 mai 2014, 26è jour de Floréal dédié au Fusain. Certains vont célébrer la naissance de François Malicet (15 mai 1843) à Nouzon dans les Ardennes. Membre du groupe « Les déshérités » on lui doit la fameuse devise: » et du boyau du dernier prêtre serrons la gorge du dernier flic ». Il fut tué le 7 septembre 1927 par un cambrioleur. Y’a pas de justice madame Michu…

 

Par chez nous on fête les Primel qui bien sur, était originaire du pays de Galles et qui s’installa comme ermite en Cornouaille à l’époque de saint Corentin au VIe siècle. Les deux saints étaient copains comme cochons et se fréquentaient assidument, ainsi que le rapporte dans « Vie des saints de la Bretagne Armorique » le Frère Albert Le Grand, religieux de l’Ordre des Frères Prêcheurs de Morlaix, en 1636 :

« En mesme temps, vivoit un saint Prestre solitaire, nommé Primael, ou Primel, lequel menoit une vie fort sainte dans une forest en Cornoüaille. S. Corentin l’alla visiter, pour recevoir de luy quelques salutaires instructions; S. Primel le recueillit gracieusement, & passerent les deux Saints le reste de la journée en saints propos & colloques spirituels, & la nuit suivante en prieres et Oraisons. Le matin, saint Corentin 05stprimeldesira dire la Messe en l’Oratoire de saint Primael, qui, luy ayant disposé tout ce qui estoit requis & nécessaire, s’en alla querir de l’eau à une fontaine assez éloignée de son Hermitage; Saint Corentin l’ayant longtemps attendu, sortit de la Chapelle & vid venir le Saint vieillard tout doucement & à petits pas tant pour sa lassitude & que la fontaine estoit loin de là, que parce qu’il estoit boiteux. Saint Corentin, le voyant tout hors d’haleine, en prit pitié & supplia Nostre Seigneur de luy octroyer de l’eau plus près de son Hermitage; puis, dit la Messe, pendant laquelle il reïtera son Oraison; Dieu exauça sa priere, car au lieu mesme où il mit son baston en terre, après la Messe, il rejaillit une source d’eau, dont les deux Saints rendirent grâces à Dieu; &, ayant séjourné quelques jours avec S. Primael, il s’en retourna en son Hermitage à Plovodiern. »

L‘église paroissiale de Primelin (29) lui est dédiée. Son pardon est célébré le premier dimanche du mois d’août. Une statue fontaine-saint-primel-saint-evarzecdans le chœur le représente avec une canne, car il était boiteux; le saint boiteux en quelque sorte, comme Talleyrand était dit le diable boiteux… Ici à gauche, la fontaine qui porte son nom à St Evarzec (29). La tradition rapporte que la commune de Plougasnou aurait été fondée par Saint Primel. Un village de cette commune au bord de la mer porte le nom de Primel. Avouez que c’était tout de même pratique d’avoir des saints dans ses fréquentations. Aujourd’hui pour le moindre branchement il faut faire appel à Bouygues ou à Vinci, qui sont à la sainteté ce que la musique militaire est à la musique.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Maudite soit la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, , , , ,

Amis de l’humanité en marche et de la galette-saucisse réunies , Bonjour ! Nous sommes le samedi 09 novembre 2013, 19è jour de Brumaire que nos amis républicains dans leur grande imagination et leur célèbre calendrier avaient dédié à la grenade (le fruit bien sur).

A l’heure ou nous nous apprêtons à commémorer la fin de la grande boucherie de 14/18, je pense à ces deux grand-pères que je n’ai pas eu l’heur de connaître pour la mauvaise raison OLYMPUS DIGITAL CAMERAqu’ils sont resté couchés là-bas quelque part au chemin des dames. Sans doute, comme le dormeur du val avec un grand trou dans la poitrine… On dit que près de 200 000 bretons y sont restés ! Tous les ans, à Primelin (29), c’est dans le cap sizun, les libres penseurs se réunissent devant le monument aux morts, seul monument pacifiste que l’on recense dans le département. Ils réclament entre autre, que soient réhabilité les « fusillés pour l’exemple » de la première guerre mondiale. Durant celle-ci, 2500 soldats français sont passé devant des cours martiales.

Parce qu’ils refusaient la barbarie et la guerre impérialiste, tous ont été condamnés. Parce qu’ils refusaient de crever pour les profiteurs de guerre, parce qu’ils voulaient mettre fin à la boucherie, parce qu’ils refusaient de tirer sur leurs camarades ouvriers allemands et fraternisaient avec « l’ennemi », parce qu’ils voulaient la paix,58855947 le pain et la liberté, 650 troufions, parfois tirés au sort, ont été sauvagement assassinés. Qu’aurais-je appris de ces deux grand-pères qui n’ont pas vu grandir ni leurs enfants ni leurs petits enfants. Ces hommes, nés dans le 19ème siècle, possédaient à coup sur, tant et tant de choses à raconter; tant de richesses à partager. Et pourtant, ils sont partis, fleur au canon, en clamant haut et fort que c’était la der des der. Après celle de 70 et avant celle de 40. Avant l’Indochine, l’Algérie, le Vietnam et puis, l’Irak, l’Afghanistan, et demain peut-être l’Iran. Oui vraiment, quelle connerie la guerre !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA GUERRE COMME A LA GUERRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , , ,

Amis de la concorde universelle et du Saint Pourçain réunis, bonjour !

Nous sommes le 12 novembre et hier c’était férié…Because 11 novembre !

A chaque 11 novembre mes pensées se dispersent du côté de la Somme, de Verdun, du chemin des dames; dans le feu, le fer, la boue et le sang et surtout, l’immense saloperie qui poussait les hommes à s’entretuer au profit d’une classe de possédant. J’y ai laissé mes deux grands pères qui y ont définitivement élu résidence sous une petite croix blanche. Pour eux et pour tous les autres voici la chanson de Craonne par Marc OGERET.

 

 Les pacifistes, les antimilitaristes et les insoumis de tout poil se retrouvent chaque année à Gentioux (Creuse), village célèbre pour son monument aux Morts qui proclame sans détour : Maudite soit la guerre ! Il y en a quelques uns en France mais, ils se compte sur les doigts. Le monument aux Morts de Gentioux rappelle les noms des cinquante-huit habitants de la commune tués pendant la guerre de 14-18 et des cinq décédés durant celle de 39-45. La ressemblance avec les monuments classiques s’arrête là. Le monument de Gentioux n’a rien à voir avec tous les monuments patriotiques guerriers qui hantent nos communes. À la place des sculptures vantant l’héroïsme, la bravoure, le sens du devoir et du sacrifice, à la place des soldats virils brandissant drapeaux et fusils afin « qu’un sang impur abreuve nos sillons », nous trouvons à Gentioux un petit écolier en sarrau et en sabots, un orphelin en bronze, casquette à la main et poing serré, devant l’inscription : « Maudite soit la guerre ! ». À lui seul, le gosse au visage sombre représente les paysans et les ouvriers qui ont été sacrifiés dans une guerre infâme. C’est Jules Coutaud, maréchal-ferrant, maire SFIO de Gentioux de 1920 à 1965, qui avait eu la bonne idée de faire ériger un tel monument. Gazé pendant la « Der des ders », il savait de quoi il causait. En 1922, la Préfecture refusa de participer à l’inauguration du monument qui faisait tâche dans le paysage militariste. (A gauche le monument de Plozévet (29) réalisé par René Quillivicet représentant Sébastien Le Gouil foudroyé par la perte de ses trois fils.)
Chaque 11 novembre depuis les années 80, des militants pacifistes de diverses sensibilités viennent entonner La Chanson de Craonne devant le monument en levant le poing contre la connerie militaire. Ensuite, un détour par le cimetière de Royère-de-Vassivière est proposé pour visiter la tombe du maçon Félix Baudy, un soldat fusillé « pour l’exemple » en 1915 et, chose rare, réhabilité en 1934. Là, on peut lire sur une plaque : « Maudite soit la guerre. Maudits soient ses bourreaux. Baudy n’est pas un lâche mais un martyr ». En 2008, pour les 90 ans de l’Armistice de la guerre de 14-18, un collectif s’était déplacé à Gentioux pour demander la réhabilitation de tous les fusillés « pour l’exemple ». Durant la Première Guerre mondiale, 2500 soldats français sont passés devant des cours martiales. Parce qu’ils refusaient la barbarie et la guerre impérialiste, tous ont été condamnés. Parce qu’ils refusaient de crever pour les profiteurs de guerre, parce qu’ils voulaient mettre fin à la boucherie, parce qu’ils refusaient de tirer sur leurs camarades ouvriers allemands et fraternisaient avec « l’ennemi », parce qu’ils voulaient la paix, le pain et la liberté, 650 troufions, parfois tirés au sort, ont été sauvagement assassinés.(Ici à droite, le monument de Haïm Kern dédié aux « fusillés pour l’exemple », sur la commune de Craonne dans l’Aisne.) Il existe un autre monument pacifiste en Finistère, à Primelin.

Pas de quoi pavoiser effectivement. Allez, portez vous bien et à demain peut-être