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Un été en BD…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’ésotérisme et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 août 2020, troisième jour de Fructidor dédié à la vesse-de-loup. (la Vesse, madame Michu, la Vesse…) C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hugo Pratt (1995). J’y pense car hieraffiche expo Bilal j’ai fait le déplacement jusqu’à Landerneau (29) pour plonger dans l’univers d’un autre grand dessinateur: Enki Bilal à qui le fond Leclerc (FHEL) consacre une exposition. Bilal, né à Belgrade en 1951, bâtit pièce à pièce une œuvre à la croisée des arts, des temps et des mondes. Mêlant écrits, illustrations et peintures, jonglant avec images et mots, il réalise aussi des incursions dans le théâtre et le ballet. Passionné de cinéma, il a également réalisé trois longs métrages : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon, Immortel (ad vitam). L’expo, Jusqu’en début 2021, fait la part belle à la variété de ses créations: planches originales, dessins, films, peintures…. Bon, l’accueil est un peu jugulaire, jugulaire (Covid oblige) mais cela vaut largement le déplacement.

Pratt, lui, est né en 1927 à Rimini en Italie mais, dans ce qu’il raconte lui même de sa propre existence, on ne sait pas vraiment quelle est la part d’exagération ou d’affabulation qu’il a introduite. Aventurier Hugo-Prattmoderne, il a traversé les époques en dilettante ; ici touriste, ailleurs impliqué, sans doute jamais vraiment engagé. Il pourrait être l’un des multiples personnages de son œuvre, car il a mené une vie presque aussi mouvementée et cosmopolite que celle de son héros emblématique, Corto Maltese. Hugo Pratt rencontre la maçonnerie dans les années 1970 et est initié le 19 novembre 1976 par la loge Hermès Trismégiste de Venise. S’épanouissant en loge, il y cultive son goût pour le symbolisme, l’érudition et les mystères du passé. Il exprime cela en 1981 dans La Fable de Venise où il met en scène les frères de sa loge dans un récit onirique. Cette histoire transpose, de façon romancée, l’initiation d’une femme dans une loge maçonnique en 1710. Son fable-de-veniseattachement à la maçonnerie s’exprime également avec l’anecdote de « l’Épée flamboyante ». Le père d’Hugo Pratt, fasciste et anti-maçon, avait participé en 1925 au pillage organisé des temples maçonniques sur ordre de Mussolini. Comme tribut de ses razzias, il avait rapporté chez lui une épée flamboyante, outil attaché à la fonction de Vénérable Maître. Marqué par ce souvenir, Hugo Pratt entreprend des recherches familiales et finit par la retrouver avant d’en faire don à sa loge. En 1989, Hugo Pratt accède au 4ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est élevé à ce grade dans une loge de Nice en présence des deux Souverains Commandeurs des Suprêmes Conseils du Grand Orient de France et de la Grande Loge d’Italie.

Hugo Pratt, Enki Bilal, what else? Allez, portez vous bien et à bientôt  peut-être.

Les Vénus de Milo Manara…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 15 juin 2014, 27è jour de Prairial dédié à la verveine… Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon Chateau_Kerjeanaïeule qui savait distinguer le vrai du faux. Je dis cela car c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’Ella Fitzgerald (15/06/1996), la reine du scat. Et en Bretagne armoricaine on fête les Vougay. D’après Albert Le Grand, Vougay était originaire d’Irlande, fut élu évêque d’Armagh, actuellement en Ulster. Il traversa la mer d’Irlande, la Manche et atteint le Cap Caval. La tradition locale le fait atterrir sur l’île Nonna, au large de la pointe de Penmarc’h. Plus tard il s’établit dans une épaisse forêt où il édifia un oratoire et une petite cellule, à l’origine de la paroisse de Saint Vougay; là où se trouve le fameux château de Kerjean encore nommé le Versailles du Léon…

Tout à fait autre chose.

Il y a eu l’expo Corto Maltese chez les Francs-Mac de la rue Cadet dont le créateur Hugo Pratt était né un 15 juin en 1927 à Rimini et puis Métal & (A suivre) chez l’épicier de Landerneau; et bien voici le génial trait de plume de Manara pour les amoureux du genre dans les quartiers chics de la capitale. La galerie parisienne Huberty-Greyne consacre une MANARA1grande rétrospective à l’auteur du Déclic, succès incontesté de la bande dessinée érotique. Une centaine d’œuvres seront présentées où la sensualité le dispute à l’élégance. Courbes vertigineuses, jambes interminables, silhouettes sculpturales et gracieuses, tour à tour insolentes ou sensibles, telles sont les héroïnes de Milo Manara. Du 20 juin au 6 septembre 2014, la galerie parisienne Huberty-Breyne consacre une grande rétrospective au maître de la bande dessinée érotique, Manara de Bergman au Caravage. L’exposition rassemble près d’une centaine d’œuvres du maestro, illustrations, dessins et planches originales, témoignages à la virtuosité indéniable de sa passion pour les femmes. L’art de Milo Manara est avant tout celui de magnifier le corps féminin.

Né en 1945 en Italie, rien ne prédisposait l’auteur à embrasser cette prestigieuse carrière dans la BD érotique, ses débuts dans le dessin découlant d’impératifs financiers pour payer ses études d’architecture. Mais sa découverte de Barbarella créée par Jean-Claude Forest fut une illumination. L’héroïne inspirée par Brigitte Bardot lui donnera définitivement le goût de l’érotisme: «Lorsque j’ai lu Barbarella, j’ai Manara 2d’emblée découvert un univers pour moi, dans la mesure de mes possibilités, pour mon travail… À ce moment-là, j’ai décidé de faire uniquement ce travail dans la vie» explique le maestro sur son site officiel. Le chef de file mondial de la BD érotique est né, s’imposant avec des œuvres comme Le Déclic ou Le Parfum de l’invisible. L’«aventure» chez Manara, influencé par le cinéma italien de son temps (Fellini, Pasolini…), sera avant tout personnelle, corporelle, érotique, et touchera un large public. Des premières péripéties de Giuseppe Bergman, parues en 1978 dans la collection [À SUIVRE] chez Casterman, en passant par le succès planétaire du Déclic et de sublimes dessins en couleurs mettant en scène ses héroïnes, c’est tout l’univers éclectique du génial Italien, que met à l’honneur la galerie Huberty-Greyne.
Les planches issues de ses prestigieuses collaborations avec Hugo Pratt (L’Été indien) et Fellini (Voyage à Tulum), côtoient ses aquarelles en grand format ayant servi pour les couvertures alternatives de l’univers Marvel pour l’album X-Women. Manara, de Bergman au Caravage, du 20 juin au 6 septembre 2014, galerie Huberty-Breyne, 91 rue saint-Honoré 75001 Paris. Allez, bon voyage, portez vous bien et à demain peut-être.