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Un discret décret…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour! Nous sommes le vendredi 10 janvier 2014, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse, longtemps exploité à Montmartre et dont les carrières accueillirent les suppliciés de la Commune.

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Tout à fait autre chose.

Un décret, publié au Journal officiel le 31 décembre, éclaire ce que la « simplification » vantée par François Hollande peut signifier. Ce texte permet aux éleveurs de porcs de créer ou d’agrandir plus facilement leurs installations. Jusqu’à présent, les élevages de moins de 450 bêtes devaient simplement s’enregistrer, mais toute ouverture ou extension au-dessus de 450 animaux nécessitait une autorisation assortie d’une imageslongue enquête administrative afin de vérifier l’impact environnemental. Cette demande d’autorisation disparaît ! C’est Marc Le Fur (député du 22 et bonnet rouge) qui est content… Désormais, les élevages de 450 à 2 000 porcs (ou inférieurs à 750 truies) n’auront qu’à s’enregistrer. La mesure ravit le lobby porcin, très actif en Bretagne, mais va augmenter les rejets nitratés alors que la Cour de justice européenne a constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre cette pollution. «C’est un très mauvais coup porté à la protection de l’environnement» et cette mesure va «favoriser la concentration des élevages et aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa-agrrr-808x1024amplifier les pertes d’emplois dans l’agriculture», alors que la Bretagne, «qui produit 58 % de la production nationale de porcs, a déjà perdu le quart de ses exploitations porcines entre 2000 et 2010», souligne Eaux et rivières de Bretagne.
Selon l’association de défense de l’environnement, «ce décret ajoute un nouveau recul réglementaire après la diminution des surfaces exigées pour l’épandage du lisier et la suppression de l’interdiction d’extension dans les zones d’excédent structurel de lisier».Les rejets nitratés issus des élevages sont considérés comme une cause majeure de pollution des eaux et de prolifération des algues vertes sur le littoral.(illustration piquée sur Dilhadsul) La Cour de justice européenne a de son côté constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre la pollution aux nitrates sans toutefois lui infliger de sanctions pécuniaires à ce stade.

Pendant ce temps là, le cours de la quenelle ne cesse de grimper, les sénateurs séniles refusent la levée de l’immunité de Dassault, Hollande est toujours de droite, le stade brestois s’est fait lessiver par le PSG et il me reste 122 plants d’hortensia à tailler.  En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être

COCHON QUI S’EN DEDIT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du porc-no-chic et des pieds paquets réunis, bonjour!

Nous sommes le 25 novembre, 5è jour de brumaire, et dans le calendrier républicain, c’est le jour du cochon…

On dit qu’il y en a un qui sommeille en chaque homme; cela n’a pas empêché les blogueuses du Finistère de mettre « les cénobites tranquilles » à la Une de BLOGABREST! Dans le calendrier des postes, c’est la Sainte Catherine là où tout bois prend racine; ce qui me fait me souvenir que j’ai promis à ma fiancée de planter un lilas… 

Et comme le disait mon aïeule: pour la Ste Catherine, le porc couine! J’en profite donc pour souhaiter une bonne fête à ma neveuse Katell. Oui, à l’Ouest du Pécos du Couesnon, on dit Katell plutôt que Catherine. Il sont comme cela les bretons, ils faut toujours qu’ils se singularisent; non contents de porter des chapeaux ronds, ils ne peuvent pas appeler un chat un chat et une Catherine une Catherine…Ma doue beniget!

Bon, c’est pas tout ça, j’ai un billet à écrire moi. Il me revient en mémoire le magnifique film militant de Jean-Louis Le Tacon, sous la direction de Jean ROUCH, c’était en 1979 je crois. Le titre: Cochon qui s’en dédit est à lui seul tout un programme. L’histoire: Cela fait trois ans que Maxime Duchemin essaie de faire vivre sa porcherie. Pour monter cet élevage hors sol, il s’est endetté auprès des banques et tout le travail qu’il produit ne lui sert qu’à rembourser les intérêts de ces emprunts. Maxime est devenu une machine, un esclave de l’élevage. Il passe son temps à nourrir les porcs, à les faire se reproduire, à les castrer, à couper les incisives, les queues, à nettoyer les excréments qui s’amoncellent, à gaver les bêtes d’antibiotiques et de compléments nutritifs… Il est pris dans une spirale dont il n’entrevoit pas le bout. L’élevage le submerge totalement : il occupe toute sa vie, ses pensées et même ses rêves.. Ce pamphlet d’une rare violence nous fait ressentir physiquement de quoi est faite la machine capitaliste de production. Maxime produit à partir du vivant qui n’est plus ici considéré que comme de la matière première malléable, transformable à volonté. Les syndicats agricoles s’arrangent pour que ce soient des jeunes qui s’occupent des élevages hors sol afin que toute la tradition du métier soit oubliée, perdue, et qu’aucune voix contestant le bien-fondé des techniques employées ne puisse s’élever. La quantité de travail à fournir est telle, pour simplement rembourser les emprunts, que l’éleveur devient à son tour une pièce de la machine productiviste. Maxime sait qu’il n’est qu’une pièce parmi d’autre, que le système lui a volé sa vie.

A l’ère des nitrates et de l’azote, il peut être bon de revoir ce film; je crois qu’on le trouve en DVD.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

COCHON QUI S’EN DEDIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des polyphosphates et du jambonneau réunis, bonjour !


Le 17
février
correspond au 29è jour de Pluviôse que nos ancêtres
républicains avaient dédié à la chélidoine dans leur calendrier.
Cette plante est aussi nommée herbe aux verrues car elle était
sensé les faire disparaître.


Une
verrue que l’on aimerait voir disparaître de nos côtes bretonnes ce
sont les algues vertes. Voilà sans doute pourquoi, le collectif
France Nature environnement, qui regroupe près de 3 000 associations
de protection de l’environnement, lance à partir de mardi une
campagne de publicité dans le métro parisien avec des affiches
choc (si la censure n’intervient pas). Au total, six montages différents qui montrent un enfant
jouant au milieu des algues vertes ou encore un homme jouant à la
roulette russe avec un épi de maïs dont on ignore s’il est OGM ou
non. Les agriculteurs de la FNSEA ont fait part de leur “dégoût”
face à “une campagne parisienne de dénigrement (…)
caricaturale et clairement orientée contre l’agriculture”
.

En
Bretagne
, les professionnels de la profession, producteurs et
marchands de cochons ont le groin qui se renfrogne. Le député Marc
Le Fur se dit scandalisé: « cette affiche n’est pas une
affiche de protection de l’environnement mais une affiche
anti-bretonne.
» On croit rêver, rappelons que c’est lui
qui a fait adopter un amendement au projet de loi sur la
modernisation agricole qui permettrait de relever le seuil de la
taille des porcheries soumises à étude d’impact de 450 à 2000
places .

Le
comité régional du tourisme, le Conseil Régional, tout ce beau
monde s’émeut, le ministre Bruno Lemaire dénonce lui aussi « un
scandale ».

Cette
fois
, France Nature Environnement revient donc avec une campagne choc
qui devrait lui permettre largement de se faire entendre. Toujours de
très bonne idées créatives mais en plus des images et des mots
très forts qui vont sans doute éveiller l’intérêt du grand
public et des médias.


En
effet
, des vacances avec vue sur les porcs, pas terrible. Que vient
faire le cochon là- dedans ? Son lisier est le responsable numéro
un de cette pollution dangereuse. Conjuguées aux fientes de
volailles et aux bouses de vaches dans une région leader en matière
d’élevages, ces cochonneries représentent l’équivalent de la
pollution générée par 50 millions d’habitants! Une marée marron
qui contamine l’atmosphère, charrie des nitrates dans des sols
saturés et vire au glauque lorsque ces fertilisants prennent la mer,
déclenchant une prolifération d’algues vertes qui s’échouent
sur les plages.
Consciente des enjeux en termes de survie des
entreprises et donc d’emplois, FNE propose un gel du cheptel,
jusque là en perpétuelle croissance, des incitations à l’élevage
sur paille, en plein air, associé aux cultures locales tout en
renforçant le contrôle du respect des textes, notamment en ce qui
concerne les installations ou épandages. Comment ne pas être
d’accord sauf à croire encore que la « paysannerie »
représente une force électorale dont il ne faut pas se couper. A
quelques jours du salon de l’agriculture, passage obligé pour tout
élu, l’ambiance est de mise. « Les cénobites tranquilles »
applaudissent à cette campagne qui vient réveiller les consciences
avant que la côte de granit rose ne devienne la côte de porc.


Allez,
cela suffira pour aujourd’hui, portez vous bien (si je puis dire) à
demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

COCHON QUI S’EN DEDIT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le mardi (dimeurzh e brezonheg) 18 mai, le 29 de Floréal et c’est le jour du sénevé c’est à dire la moutarde blanche. On devrait la cultiver bien davantage en Bretagne car on dit que c’est un excellent piège à nitrates.

A trébrivan, petite commune rurale des Côtes d’armor, la population lutte pour empêcher la mise en activité d’une « maternité porcine » de 1000 truies; ce qui fait dire à un habitant: « bientôt à Trébrivan, 30 000 cochonnets…On a les boules. »

La région est surnommée « le château d’eau de la Bretagne » d’où l’exaspération de ceux qui luttent pour une agriculture raisonnée. L’association « sous le vent, les pieds sur terre » vient d’organiser un opéra-apéro géant en présence du truculent Jean Kergrist « le clown atomique » qui ne rate jamais une occasion du faire son « reuz », Je me souviens de sa dégaine quand il tirait sa carriole qu’il avait baptisé, TNP, Théâtre National Portatif, notamment à Plogoff en 1980. Tiens, à ce propos, TEBEO, jeune chaine de télévision locale sur le Finistère, a eu la bonne idée de diffuser « Des pierres contre des fusils » le film des Le Garrec relatant la lutte des habitants du cap Sizun contre l’implantation d’une centrale nucléaire; mais ceci est une autre histoire. A trébrivan, les frères Morvan (un peu essoufflés) nous ont gratifié d’une gavotte des montagnes et d’une « dans fisel » dont ils ont le secret; à déguster sans modération.

Le retour de Clotilde Reiss.

Bien entendu, chacun y va de son message de fermeté, Kouchner en tête: « Aucune contrepartie, aucun marchandage ». C’est étrange cette propension qu’ont les hommes de pouvoir à nous prendre pour des demeurés. Bien sur qu’il y a eu des négociations. Majid Kakavand a regagné l’Iran la semaine dernière malgré la demande d’extradition en provenance des Etats Unis et Vakili Rad, assassin de Chapour Bakhtiar, s’apprête à en faire autant. La question n’est pas de porter un jugement moral sur ce genre d’acrobaties diplomatiques mais de considérer le citoyen comme un adulte responsable à même de comprendre. C’est rendre un sérieux service à ceux qui doute de la démocratie que de continuer à infantiliser le peuple. Fin de l’envoi.

La réforme des retraites: Enième épisode.

Travailleurs, travailleuses, comme le disait Arlette, y va falloir s’accrocher ! Le document d’étape remis par le gouvernement aux partenaires sociaux ne laisse place à aucune ambigüité: « Le gouvernement fera de l’augmentation de la durée d’activité le socle de la réforme« . Bon, ça c’est fait, c’était le plat de résistance. Pour les amuse-gueules, on va faire semblant de taxer (un peu) les nantis; que les gros salaires lèvent la main…Allez, courage petit homme, toi qui vient d’entrer dans la vie active la fleur au fusil, tu n’en as plus que pour cinquante ans…

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Je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, le soleil est de retour et le parc de l’ermitage réclame mon attention. En attendant, je vous remercie de la vôtre, portez vous bien et à demain peut-être.