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L’UN EST FORT, L’AUTRE AUSSI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la mécanique des fluides et du cake aux sardines réunis, bonjour
!


Nous
voici le 6 février, 18è jour de pluviôse dédié à l’if, arbre
symbolisant la longévité. En Bretagne les ifs trouvaient leur place
dans les enclos paroissiaux. Dans la commune de Pommerit-le-vicomte,
près de Guingamp en Côtes d’armor donc, est un if que l’on dit
plusieurs fois centenaire, certains disent 1700 ans. Malgré les
turbulences de la vie, il a même connu un incendie, il est toujours
là. Le tronc est creux mais à l’intérieur la vie est présente et
le spectacle est digne d’une cathédrale (photo de gauche). La prochaine fois que vous passez à Guingamp (oui, d’accord, à part le foot…Il faut une bonne raison.) n’hésitez pas à faire un petit détour par cette petite commune. L’if a donné naissance au
prénom Yves  (Erwan e brezonheg).

Aujourd’hui certains vont
célébrer les Senan et les Celtes les Sané. Il y a
des jours comme celui la où on ne sait plus à quel saint se
vouer…Certains calendriers accueillent même en ce 6 février les
Gaston; ce qui permettait à mon aïeule d’étaler ses
connaissances en termes de dicton, en répétant plusieurs fois dans
la journée, afin que nul n’en ignore: A la saint Gaston,
surveille tes bourgeons !
Ce que je vais m’empresser de faire car
le jardin de keramoal est en pleine effervescence.

Sané donc qui fut
émule de St Patrick, difficile de faire plus Celte, et qui se décida
comme tous ses confrères à faire une tournée dans l’Ouest
Armoricain histoire de rester en tête du hit parade et de montrer à ses païens de quel bois se
chauffait un saint ermite. La légende ou plutôt « la vie des
saints » d’Albert Le grand, nous apprend qu ‘il aurait
débarqué dans le Finistère à la pointe de Bertheaume. Il a laissé
son nom à la commune toute proche de Plouzané.

Il faudra attendre 1000 ans pour que Vauban se décide à construire le fort de Bertheaume et a y placer une batterie pour décourager les débarquements intempestifs des Anglais. Le site est occupé depuis la protohistoire, endroit stratégique pour protéger
le goulet, l’ile de Bertheaume est mentionnée comme étant l’emplacement
d’un mouillage stratégique dès 1397, dans un acte du duc Jean IV. Une
forteresse y est donc bâtie. Mais le château de Bertheaume est pris et
brûlé par la flotte anglo-flamande pendant l’invasion du 29 juillet 1558.
Aujourd’hui l’ilot est relié à la terre par une passerelle que les tempêtes hivernales se plaisent à malmener. En été le lieu abrite un son et lumière qui retrace l’histoire du site. Une sorte d’espèce de genre de Puy-du-fou à la sauce armoricaine. Le panorama est magnifique et en se penchant un peu, on aperçoit Ouessant, Camaret et son curé, d’autant plus que, c’est bien connu, il y fait toujours un temps superbe comme sur cette photo (à droite).. Nous sommes à quelques pas du phare de St Mathieu et ses 163 marches, avis aux sportifs.

Et bien voila, à force de digresser de la sorte, je ne sais plus de quoi je voulais vous entretenir; je vais donc en rester là avant que ce blogue ne se transforme en office du tourisme, non sans vous avoir remercié de ce détour virtuel par « les cénobites tranquilles ». Ah oui, merci à la chaîne de solidarité qui s’est manifestée pour sauver Oui-oui de ses tourments; encore quelques propositions et c’est gagné. Je précise néanmoins pour celle-ci que le règlement est formel, les lots ne feront l’objet d’aucune reprise. Hortensia c’est hortensia…

Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).L’auteur du fameux « Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L’IF, SYMBOLE DE LONGEVITE.

Le 6 février correspond au 18ème jour de Pluviôse qui était le jour associé à l’If. Le mot if remonte à un mot gaulois ivos ou , d’un étymon celtique qui donne aussi ivin en breton, ywen en gallois, éo en irlandais. Une racine semblable existe en germanique, iwaz, qui a donné iw en vieil anglais (yew en anglais moderne) et Iwa en vieil haut allemand (Eibe en allemand moderne), dont semble dériver le prénom Yves et donc, Ivan, Ewan, Erwan, (tout ce détour pour parler de lui…Quel égo !). Voici une photo de l’if multi centenaire de Pommerit le vicomte, petite commune proche de Guingamp.

Lif est le symbole de vie et de mort. Les anciens Celtes et une partie des Germains l’associaient plus particulièrement à la mort. Jules CESAR rapporte dans « La guerre des Gaules »]que le chef Eburon Catuvolcos se donna la mort en ingérant de l’if. Sa longévité (il peut dépasser 2000 ans) et son caractère sempervirens (imputrescible) dans des régions tempérées où les conifères étaient rares, peuvent expliquer pourquoi cet arbre est lié à l’immortalité. Mais comme disait le poète: « l’éternité c’est long…Surtout vers la fin ! »



L’HOMME DU MOIS EST AUGUSTE BLANQUI.

En février 1805, naissance d’Auguste BLANQUI, à Puget-Théniers (Alpes Maritimes).
L’auteur du fameux « 
Ni Dieu, Ni maître » n’était pas anarchiste (bien qu’il fut pour la révolution sociale), et encore moins marxiste (bien qu’il ne dédaigna pas un certain autoritarisme).
Cet extraordinaire révolutionnaire occupe une place unique dans l’histoire du 19e siècle. J’avoue que sur cette représentation, il a pas l’air commode.
Désirant ardemment l’instauration d’une république égalitaire et sociale, il devint un stratège de la prise de pouvoir et de l’insurrection. Organisateur de sociétés secrètes conspirant pour la chute des gouvernements, il sera de toutes les luttes, et de tous les combats : 1832, 1839 etc. Et s’il n’était pas là lors de la Commune de 1871, c’est bien contre son gré : il était une fois de plus incarcéré… « L’enfermé » passa 33 ans de sa vie (sur 76 ans) dans près de 30 prisons. Il vécut trois révolutions et cinq systèmes politiques différents.
Orateur de talent, il faisait trembler les possédants, mettant à nu toutes leurs ignominies. Il sera à l’origine d’une école de pensée le « blanquisme », sorte de communisme social hérité de celui de Babeuf, qui se fondra après sa mort le 1er janvier 1881, dans les différentes écoles du socialisme.
Ses funérailles le 5 janvier 1881 seront suivies par une foule immense.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont : « L’éternité par les astres » (1872), « Instructions pour une prise d’armes », « Critique sociale », etc.

Bon, c’est pas tout, il faut que j’aille faire le tour de l’ermitage car cette nuit on a eu un coup de tabac à décorner les boeufs. En tous cas, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.