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A la St Mélar, le cénobite s’lève tard…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis du légendaire breton et de la galette complète réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 02 octobre 2019, 11è jour de vendémiaire dédié à la pomme de terre. Donc, comme promis, quelques mots à propos de saint Mélar.

Rappel historique selon Albert Le Grand :  « Les histoires de Bretagne nous aprennent qu’aprés la mort d’Alain deuxième du nom, surnommé le Long, onzième Roy de Bretagne Armorique, avenuë l’an 670. Daniël, surnommé Drem-Rutz, fils de Jean, Comte de Cornoüaille, parvint à la couronne, &, de la fille de l’Empereur Leonce, ou Leon II. eut deux Melarenfans, les Princes Budic & Maxence. Budic partagea le Royaume avec Macliau Comte de Vennes, & prit pour soy le Royaume Dononéen, ou de basse Bretagne, & eut de sa femme trois fils, Theodoric, Meliau & Rivode. Budic mort, Maxence, son frere, s’empara du Royaume & en expulsa ses néveus; mais Theodoric, venu en âge de porter les armes, fit la guerre à son oncle Maxence & le contraignit de luy rendre son royaume, &, craignant que S. Guigner, fils de Clyton, Roy d’Hybernie (qui étoit descendu en Bretagne avec 300. compagnons) vint au secours de Maxence, il les mit tous à mort, &, en punition de ce massacre, il perdit son Etat, car il n’eût qu’un fils, nommé Inocus, lequel se fit Prestre; & ainsi, après sa mort, le Royaume parvint à son second frere Meliau, père de nostre saint Melar; lequel, ayant regné sept années en grande prosperité, fut traîtreusement tué par son frere Rivodius. »

Voici donc chers lecteurs la triste et éprouvante histoire de ce pauvre Mélar qui fut toute sa courte vie en butte à la méchanceté du cruel Rivode, son oncle. Celui-ci essaya de l’empoisonner, lui fit couper une main et un pied, On dit qu’après sa guérison, les amis de son défunt père lui firent adapter une main d’argent et un pied d’airain, lesquels se seraient mus comme s’ils étaient des memtombeaubres à part entière, ce qui lui valut une certaine habileté. In fine Rivode, après avoir assassiner le père fit décapiter le fils. A gauche, la crypte saint Mélar à Lanmeur. « Cét assassinat ne resta pas impuny, car Kyoltanus, ayant présenté la teste de S. Melaire au tyran Rivode, monta sur la montagne prochaine, pour contempler les terres qui luy avaient esté promises; mais, si-tôt qu’il eut levé la veuë pour les regarder, les yeux luy tomberent de la teste, &, peu après, il mourut miserablement; quant à Rivode, il devint furieux & enragé, & mourut, le troisième jour de sa maladie, sans avoir joüy des Estats qu’il avoit tant desirés. » Biens mal acquis…

La tradition rapporte qu’un jour, saint Mélar, qui cheminait sur la route allant de Carhaix à Lanmeur (ancienne voie romaine) près de la ferme de Guerlavrec entre Botsorhel et Plouigneau ( je connais bien le coinla chapelle pour y avoir résidé quelques années) non loin de la chapelle Saint-Éloy, aperçut deux cavaliers ennemis qui le poursuivaient. Le saint se recommanda aux soins de la Providence et se coucha par terre, au bord du chemin : miracle, la terre s’enfonça sous lui, formant une fosse proportionnelle à sa taille, les herbes et les fleurs se rejoignirent par-dessus de sorte que les assassins passèrent sans le voir. Cet endroit, appelé Guélé Sant-Mélar (« Le lit de saint Mélar ») est situé dans l’enceinte de la chapelle, ici à droite.

Allez, je m’arrête là car je dois sortir pour arrimer tout ce qui peut s’envoler; coup de vent annoncé sur la pointe Finistère; portez vous bien et à bientôt peut-être.

A LA SAINT MELAR, LE CENOBITE SE LEVE TARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du légendaire breton et de la galette complète réunis, bonjour !

Nous sommes le 2 octobre, 11è jour de vendémiaire dédié à la pomme de terre.Donc, comme promis, quelques mots à propos de saint Mélar.

Rappel historique selon Albert Le Grand :  « Les histoires de Bretagne nous aprennent qu’aprés la mort d’Alain II. du nom, surnommé le Long, onzième Roy de Bretagne Armorique, avenuë l’an 670. Daniël, surnommé Drem-Rutz, fils de Jean, Comte de Cornoüaille, parvint à la couronne, &, de la fille de l’Empereur Leonce, ou Leon II. eut deux enfans, les Princes Budic & Maxence. Budic partagea le Royaume avec Macliau Comte de Vennes, & prit pour soy le Royaume Dononéen, ou de basse Bretagne, & eut de sa femme trois fils, Theodoric, Meliau & Rivode. Budic mort, Maxence, son frere, s’empara du Royaume & en expulsa ses néveus; mais Theodoric, venu en âge de porter les armes, fit la guerre à son oncle Maxence & le contraignit de luy rendre son royaume, &, craignant que S. Guigner, fils de Clyton, Roy d’Hybernie (qui étoit descendu en Bretagne avec 300. compagnons) vint au secours de Maxence, il les mit tous à mort, &, en punition de ce massacre, il perdit son Etat, car il n’eût qu’un fils, nommé Inocus, lequel se fit Prestre; & ainsi, après sa mort, le Royaume parvint à son second frere Meliau, père de nostre saint Melar; lequel, ayant regné sept années en grande prosperité, fut traîtreusement tué par son frere Rivodius. »

Voici donc chers lecteurs la triste et éprouvante histoire de ce pauvre Mélar qui fut toute sa courte vie en butte à la méchanceté du cruel Rivode, son oncle. Celui-ci essaya de l’empoisonner, lui fit couper une main et un pied, On dit qu’après sa guérison, les amis de son défunt père lui firent adapter une main d’argent et un pied d’airain, lesquels se seraient mus comme s’ils étaient des membres à part entière, ce qui lui valut une certaine habileté. In fine Rivode, après avoir assassiner le père fit décapiter le fils.A gauche, la crypte saint Mélar à Lanmeur.


« Cét assassinat ne resta pas impuny, car Kyoltanus, ayant présenté la teste de S. Melaire au tyran Rivode, monta sur la montagne prochaine, pour contempler les terres qui luy avaient esté promises; mais, si-tôt qu’il eut levé la veuë pour les regarder, les yeux luy tomberent de la teste, &, peu après, il mourut miserablement; quant à Rivode, il devint furieux & enragé, & mourut, le troisième jour de sa maladie, sans avoir joüy des Estats qu’il avoit tant desirés. » Biens mal acquis…

La tradition rapporte qu’un jour, saint Mélar, qui cheminait sur la route allant de Carhaix à Lanmeur (ancienne voie romaine) près de la ferme de Guerlavrec entre Botsorhel et Plouigneau, je connais bien le coin pour y avoir résidé quelques années, non loin de la chapelle Saint-Éloy, aperçut deux cavaliers ennemis qui le poursuivaient. Le saint se recommanda aux soins de la Providence et se coucha par terre, au bord du chemin : miracle, la terre s’enfonça sous lui, formant une fosse proportionnelle à sa taille, les herbes et les fleurs se rejoignirent par-dessus de sorte que les assassins passèrent sans le voir. Cet endroit, appelé Guélé Sant-Mélar (« Le lit de saint Mélar ») est situé dans l’enceinte de la chapelle. A droite, la chappelle saint-Eloy à Plouigneau.

Et voilà, c’est Michel qui va être content, il adore mes histoires de seins saints…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 1er octobre 1911, naissance d’André DUPONT dit Aguigui MOUNA à Meythet (Haute Savoie).Agitateur, propagandiste pacifiste, philosophe et individualiste libertaire.Orphelin à 9 ans, il travaille en usine à 13 ans, puis s’engage un temps dans la marine. Chômeur dans les années 30, garçon de café et enfin restaurateur. Mobilisé en 1939 durant la « Drôle de guerre », ce moment fera de lui un antimilitariste.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la dérision et du civet de lapin réunis, bonjour !

Nous sommes le 1er octobre, 10è jour de vendémiaire dédié à la cuve…Allez savoir ce qui s’est passé dans la tête de Fabre d’Eglantine, il avait peut-être mal aux cheveux ce jour là.

En Bretagne, demain c’est la St Melar dont il faudra que je vous conte la triste histoire. Mélar n’avait que 7 ans quand son père, saint Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s’en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de manier l’épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner près de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu’aux invasions normandes. De Lannéanou à Plouigneau (dans le Finistère), le chemin porte le nom de « Hent sant Melar », chemin du martyre d’un jeune innocent.

 

Mais aujourd’hui, pour notre galerie de portraits, un personnage haut en couleurs.

Le 1er octobre 1911, naissance d’André DUPONT dit Aguigui MOUNA à Meythet (Haute Savoie).
Agitateur, propagandiste pacifiste, philosophe et individualiste libertaire.
Orphelin à 9 ans, il travaille en usine à 13 ans, puis s’engage un temps dans la marine. Chômeur dans les années 30, garçon de café et enfin restaurateur. Mobilisé en 1939 durant la « Drôle de guerre », ce moment fera de lui un antimilitariste.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.