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Le coup de la panne…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du thermolactyl et du bar de ligne réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 07 novembre 2012, 17è jour de Brumaire dédié au cresson.

Et voila, c’est reparti ! Tous les ans, à l’approche de l’hiver, ils nous refont le coup de la panne. Enfin, celle qui devrait immanquablement se produire vu que la bretagne est largement déficitaire en électricité. Le lobby nucléo-électrique ne désarme pas. Ils mettent tout en oeuvre pour nous refiler une de leurs foutues centrale du 1er, 2ème, ou 3ème type. Nous pensions, pauvres de nous, qu’ils avaient compris la leçon après avoir du plier bagage dans le cap sizun. Mais, la rapacité n’a pas de mémoire. Dans le film « des pierres contre des fusils » on voit comment la résistance à Plogoff les a amené à reculer (comme ils reculeront à Notre-Dame-des-Landes) malgré tous les moyens mis en oeuvre.

J‘ai souvenir d’avoir trainé du côté du Loc’h, d’Esquibien, de Goulien et même d’avoir participé à un immense concert, donné en plein air dans le cadre de la baie des trépassés (baez an anaon), c’était en mai 1980, avec notamment un jeune chanteur plein d’énergie qui s’appelait J. Higelin. La nuit était tombé, les deux versants de la baie étaient occupés par des milliers de personnes et chacune d’allumer un briquet; c’était magique. Comme si tous les korriganed de Bretagne et d’ailleurs s’étaient donné rendez vous dans ce lieu mythique où le Treizour (le passeur) vient chercher l’âme des défunts, pour crier ensemble: Nann, trugarez ! C’était dans les années soixante dix, les seventies comme on dit de nos jours, et déja la grande peur du noir était utilisée. (La photo est de Georges Tane) Vous allez voir ce que vous allez voir… D’ailleurs vous n’y verrez plus rien… Cet hiver, il va faire très froid, plus de chauffage, plus d’eau chaude, plus de télé. Vous imaginez ça, vous ? Obligé de se passer de Laurent Delacouette Delahousse, de Calvi, de Denisot et tous ces saltimbanques pendant des jours et des jours… Chacun se rappelait le plasticage du pylône de télévision dans les monts d’Arrée et les veillées retrouvées, la lecture réhabilitée et, quelques mois plus tard, c’est la démographie qui était à son tour dynamitée. Je ne sais plus qui a dit que l’histoire est un éternel recommencement mais ça commence bigrement à y sessembler.

Voila, c’était l’humeur du jour, sous un ciel d’averses. Rappelle toi Barbara: Il pleuvait ce jour là sur Brest… Et bien mon vieux Prévert… Il pleut toujours ! Allez, portez vous bien et, à demain… Peut-être.

 

GARDAREM LOU LARZAC…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de mes amis et du fromage de brebis réunis, bonjour !

22 juin 2011, 655è billet des cénobites tranquilles, 4è jour de messidor dédié à la véronique.

Il est des êtres humains auxquels le destin réserve un sort exceptionnel

Pierre Martin est de ceux là, toute sa vie a été consacrée à la paix et à l’amitié entre les peuples. Je l’avais rencontré alors que je traînais mon sac de couchage sur le plateau du Larzac au début des années 70. Il était un des animateurs infatigables de cette fameuse lutte contre l’extension du camp militaire qui dura une dizaine d’années, préfigurant ce qui allait se passer à Plogoff contre l’implantation d’une centrale nucléaire. A droite, le Larzac en 1977, bon d’accord, j’étais pas tout seul…

Ce grand militant des causes justes qui, pacifiste et libertaire, sa vie durant, refusa avec une conscience exigeante de prendre une arme pour éliminer son semblable, était doté d’une stature exceptionnelle qu’il dissimulait sous une modestie et une totale générosité. Tour à tour et parfois en même temps, il sera sociologue, économiste ou expert en coopération pour le développement, mais le militant pacifiste restera avant tout un vrai citoyen du monde.

Q
uel destin singulier que celui de Pierre Martin, incarcéré pour objection de conscience : il se retrouve prisonnier de guerre, lorsque les hordes nazies de l’Allemagne Hitlérienne envahissent la France, en 1940. Sa volonté inébranlable de ne pas porter les armes, le conduit à faire du « tourisme pénitentiaire « .
Lui à qui le Mahatma Gandhi avait écrit que, s’il était résolu à agir dans l’esprit de la non-violence, il se devait de la pratiquer, là où il se trouvait : Plus il approfondissait la pratique de la non-violence, plus il souhaitait rencontrer Gandhi. C’est ainsi qu’en 1948, il entreprend de rallier l’Inde et enfourche sa bicyclette. C’est en Libye, qu’il apprend qu’une violence fanatique venait de ravir la vie du Mahatma.
En 1959, il rejoint l’expédition internationale contre l’explosion atomique au Sahara. Les autorités françaises le bloquent au Ghana, il y mène quinze jours de grève de la faim devant l’Ambassade de France, à Accra.
En 1962, il anticipe son départ en congé en France pour assister Louis Lecoin dans sa grève de la faim, qui a permis de convaincre de Gaulle de la nécessité de reconnaître l’objection de conscience.
Ceux qui liront son ouvrage « Candide face au Moloch », comme ceux qui s’abreuveront aux sources fécondes du pacifisme, découvriront un homme qui n’a jamais abdiqué face à l’histoire.
Grand humaniste laïque, il restera toujours vivant par la constance de son engagement.

 

Voila un salut à un grand bonhomme qui nous a quitté un 22 juin en 1998 et qui méritait bien de figurer en bonne place dans notre galerie de portraits.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE COUP DE LA PANNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Et voila, c’est reparti ! Tous les ans, à l’approche de l’hiver, ils nous refont le coup de la panne. Enfin, celle qui devrait immanquablement se produire vu que la bretagne est largement déficitaire en électricité. Le lobby nucléo-électrique ne désarme pas. Ils mettent tout en oeuvre pour nous refiler une de leurs foutues centrale du 1er, 2ème, ou 3ème type. Nous pensions, pauvres de nous, qu’ils avaient compris la leçon après avoir du plier bagage dans le cap sizun. Mais, la rapacité n’a pas de mémoire. Dans le film « des pierres contre des fusils » on voit comment la résistance à Plogoff les a amené à reculer, malgré tous les moyens mis en oeuvre. J’ai souvenir d’avoir trainé du côté du Loc’h, d’Esquibien, de Goulien et même d’avoir participé à un immense concert, donné en plein air dans le cadre de la baie des trépassés (baez an anaon) avec notamment un jeune chanteur plein d’énergie qui s’appelait J. Higelin. La nuit était tombé, les deux versants de la baie étaient occupés par des milliers de personnes et chacune d’allumer un briquet; c’était magique. Comme si tous les korriganed de Bretagne et d’ailleurs s’étaient donné rendez vous dans ce lieu mythique où le Treizour (le passeur) vient chercher l’âme des défunts, pour crier ensemble: Nann, trugarez ! C’était au début des années soixante dix, les seventies comme on dit de nos jours, et déja la grande peur du noir était utilisée. Vous allez voir ce que vous allez voir…D’ailleurs vous n’y verrez plus rien…Cet hiver, il va faire très froid, plus de chauffage, plus d’eau chaude, plus de télé. Vous imaginez ça, vous ? Obligé de se passer de Léon Zitrone et de Mourouzi pendant des jours et des jours… Chacun se rappelait le plasticage du pylône de télévision dans les monts d’Arrées et les veillées retrouvées, la lecture réhabilitée et, quelques mois plus tard, c’est la démographie qui était à son tour dynamitée. Je ne sais plus qui a dit que l’histoire est un éternel recommencement mais ça commence bigrement à y sessembler.

Voila, c’était l’humeur du jour, sous un ciel d’averses. Rappelle toi Barbara: Il pleuvait ce jour là sur Brest… Et bien mon vieux Prévert…Il pleut toujours ! Allez, portez vous bien et, à demain…Peut-être.