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J’ai la guitare qui me démange…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 6 mai64347178_p 2013, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache et qui, outre son aspect décoratif se déguste en salade. Avec des navets et du fromage de brebis, on me dit que c’est un délice; surtout si vous l’accompagnez d’un petit rosé bien frais. En dégustant votre salade je vous invite à (re)découvrir un gratouilleur de génie qui a accompagné les plus grands et les plus grandes…

 

Aujourd’hui, histoire de se calmer après la manif, un guitariste particulièrement talentueux. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare 220px-Barney_Kessel_2à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires. En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage Jammin’ the Blues de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet et Artie Shaw (1944-1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

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En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une376-Django-Barney-Kessel.Jean-Pierre-Leloir-288x340 longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Ici à droite, en 1952 en compagnie de Django. Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Colemen Hawkins, Lionel Hampton et même Ornette Coleman.  Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O’Day et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » en vidéo ci-dessus).

En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en mai 2004. Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Les Huns et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la phytothérapie et de la soupe d’orties réunies, bonjour !

Nous sommes le Dimanche 06 mai, 17è jour de Floréal dédié à la Pimprenelle. A ce propos, voici une petite histoire:  » Csaba, roi des Huns, fils d’Attila et petit-fils, par sa mère, de l’empereur Honorius, était en lutte avec ses frères, Ellacus et Divicion, qui lui disputaient le trône paternel : Orderic, roi des Gépides, profita d’une occasion si propice pour jouer le rôle du quatrième larron : s’étant assuré le concours des Ostrogoths, il attaqua les trois frères et les écrasa à la suite d’une sanglante bataille : Csaba échappa seul au massacre avec 15 000 hommes plus ou moins blessés, mais tous guérirent grâce à l’application opportune d’une plante qui, depuis cette cure merveilleuse, reçut le surnom d’emplâtre de Csaba (emplastrum Chaboe). Cette plante était, nous apprend Panchovius, la pimprenelle « . H.Leclerc, les Epices, 1929. Etonnant non !

La Pimprenelle est aussi une des herbes de la fameuse sauce verte de Francfort avec: (question pour un champion) la bourrache, le cerfeuil, la ciboulette, l’aneth, le cresson, l’oseille, la moutarde, le persil, et l’estragon. Tout cela mélangé à du Yaourt, de la crème, de l’huile, du vinaigre, des oeufs, ail, sel, poivre, oignon, cornichons et jus de citron. Faudra demander à madame dansmacuizine de tester.

Là-bas, outre Rhin, on vous la sert avec de la viande froide et des patates. Mais bon, en cuisine comme en politique, les goûts et les couleurs… En tous cas, on est loin de la série « Bonne nuit les petits » et je connais un Nicolas qui, à cette heure ci, se demande à quelle sauce il va se faire manger en ce deuxième tour de la présidentielle. 

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Avouez que pour une journée historique, le cénobite il ne s’est pas foulé. Revenez demain, c’est ouvert tous les jours et je vous promets de faire un effort. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être pour des temps nouveaux, nevez amzer !