Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Pietro Gori”

Page 1 de 1

Addio Lugano bella…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis des bonnets blancs et des blancs bonnets réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 08 janvier 2015, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Le 8 janvier Anne1499, la Duchesse Anne de Bretagne, notre duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait, ça devrait faire plaisir à Jencyves qui y retrouvera son copain Jossic.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

Tiens, en voici un qui, au début de sa vie fut monarchiste; mais pas longtemps… Il s’appelle Pietro Gori et est né à Messine (Toscane, Italie) le 14 août 1865.
En 1889, Pietro Gori obtient une licence de droit à l’université de Pise et devient avocat. Il s’implique alors énormément dans le mouvement anarchiste et devient l’une des figures 220px-Pietro_Goriimportantes de celui-ci en Italie. Il participe ainsi en 1891 au congrès de Capolago qui réunit diverses personnalités de l’anarchisme italien de l’époque. En 1894, il est contraint à l’exil pour échapper à la répression qui s’abat sur les anarchistes en Italie. Il se réfugie dans un premier temps à Lugano (Suisse) où il poursuit un temps ses activités politiques en compagnie d’autres exilés anarchistes avant d’être expulsé par les autorités locales vers la frontière allemande. C’est à ce moment qu’il compose la célèbre chanson Addio Lugano bella. Il se rend à Bruxelles, où il fait la connaissance d’Elisée Reclus, puis à Amsterdam où il rencontre Domela Nieuwenhuis. Il passe ensuite en Angleterre où il entre en relation avec les princiales figures de l’anarchisme international.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En mars 1895, il collabore à « The Torch » donne des conférences et participe à l’anniversaire de la Commune à Milton Hall. Il s’embarque ensuite pour Les Etats-Unis où durant près d’une année, il donnera des centaines de conférences à travers le pays. A Paterson, il contribue à la naissance du journal « La Questione Sociale ». Le 11 novembre 1895, il est à Chicago pour commémorer les martyrs d’Haymarket. En juillet 1896, il est de retour à Londres pour participer en tant que délégué des syndicats italiens d’Amérique du Nord, au Congrès international ouvrier groupesocialiste (27 juillet au 1er août). Peu après, il tombe gravement malade. Hospitalisé, il est assisté par Louise Michel. Il donne alors des conférences au Royaume-Uni avant de retourner en Italie en 1898 pour défendre plusieurs anarchistes (parmi lesquels Errico Malatesta) inculpés à la suite de la grève générale contre l’augmentation des prix. Contraint de s’exiler une seconde fois, il part à Buenos Aires où il dirige la revue Criminologia moderna. En 1901 il participe au congrès constitutif de la FOA (Federación Obrera Argentina) qui deviendra quelques années plus tard la FORA. En 1903, il revient en Italie et fonde avec Luigi Fabbri le journal anarchiste Il Pensiero (La pensée). Il meurt le 8 janvier 1911 à Portoferraio (île d’Elbe) en Toscane, à l’âge de 45 ans. Ses funérailles ce dérouleront sur trois jours.
Le 8 janvier, deviendra pour les anarchistes italiens, année après année, une date de célébration et le 08/01/2011, marquant le centenaire de sa mort à été fêté comme il se doit.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.