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La consoude c’est bon pour tout…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 mai 2016, 16è jour de floréal dédié à la consoude, plante que les anciens nommaient la bonne à tout faire. Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, la consoude sert aussi à la consoudeconsolidation des fractures. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie ! Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe. Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?

Tout à fait autre chose.

En vérité je vous le dis, tous les anarchistes ne sont pas espagnols. Voici quelques mots à propos de l’un d’entre eux qui naquit un 5 mai, en 1903, à Pontivy (Morbihan – Bretagne). Pierre-Marie Perrin dit Pierre OdéonODEON. Son nom apparaît pour la première fois dans Le Libertaire à la rubrique « tribune des jeunes ». Il fut arrêté pour une affiche appelant à la désobéissance aux ordres de mobilisation et condamné à six mois de prison. Il fut administrateur du Libertaire au début de 1927 et fut élu secrétaire de l’union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR). En décembre 29, appelé au titre de réserviste, il refusa de se présenter et fut arrêté. Le conseil de guerre de Paris le condamne à un an de prison. Enfermé à la prison militaire du Cherche-midi à Paris, il entame une grève de la faim, il sera libéré le 15 décembre 1930.

Pendant la guerre civile espagnole il milite activement en faveur des républicains. Il participe à la création de la centurie Sébastien Faure qui partit combattre en Espagne. Une centaine de français la composent eEncounter-with-Simone_Weil-Filmstill-06.-240x300t parmi eux, Simone Weil (la philosophe) que l’on voit ici revêtue du célèbre uniforme de la CNT et qui intégrèrent la colonne Durruti. Il accompagna des dizaines de fois des camions de vivres, de médicaments et d’armes. Il fut aussi l’un des responsables de la colonie « Ascaso-Durruti » installée par la Solidarité Internationale Antifasciste près de Llansa. Pendant l’occupation, il fut arrêté une nouvelle fois et déporté à Buchenwald et aux mines de sel de Wansleben. Il est décédé en 1977 et incinéré au Père-Lachaise. Encore un sacré bonhomme ! Sources: Ephéméride anarchiste

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.