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L’épinard ça devrait être obligatoire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’universalité partagée et du cochon de lait réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 06 mars 2016, correspondant au 16è jour de ventôse, dédié à l’épinard. Et, comme disait Coluche: L’épinard…Ça devrait être obligatoire !!! Voici un petit mot sur une figure remarquable de l’anarchie dont j’ai déjà parlé mais, abondance de biens ne nuit pas… Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION. Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et Léo C.ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires. Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France. Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme Le petit Campion illustré, Libres Pensées , ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : Le drapeau noir, l’équerre et le compas , etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et équerre et compassiégera au Consistoire d’Ile-de-France. Dans son livre « le drapeau noir..; » on peut lire ceci: « Si les Maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie est indéniable …elle est la seule association à laquelle puisse adhérer celui qui n’adhère à rien.
Et, après avoir cité l’article premier (ci-dessous *) de la Constitution du Grand Orient de France, il commentait: « Quel libertaire n’y souscrirait pas ? Quelle contradiction y pourrait-il trouver avec l’Anarchie? Pour les Anarchistes, comme pour les francs-maçons, le dénominateur commun est l’homme. Anarchisme et Maçonnerie sont basés tous deux sur une morale du comportement de l’homme. Tous deux prétendent à l’universalité. Tous deux associent, complémentairement et harmonieusement, l’individu au social. »

(*) La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise: Liberté, Égalité, Fraternité.

Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le schmilblick peut-il tuer ?

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la cartomancie et du boudin aux pommes réunis, bonjour !                 En ce samedi 25 mai 2013, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et imageslaissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Je dois à mon aimable fiancée de déguster un non moins aimable single malt de la distillerie Tullibardine, millésimé 1993 et mis en bouteille en 2008. Le Tullibardine est situé dans le comté de Perth c’est à dire les Central-Highlands tout comme Dalwhinnie ou encore Aberfeldy.  Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

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Mais, où en étions nous ? Ah oui, l’État français va donc acheter des drôles de drones pour surveiller et éliminer sans risques les méchants qui font rien qu’à nous embêter. C’est une espèce de genre de sorte d’avion miniature, très largement utilisé par les Etats-Unis et Israël. Le sénateur Lyndsey Graham vient de déclarer que predator-firing-missileces schmilblicks volants avaient déjà tué 4500 personnes (dont beaucoup d’innocents).    

 

Je ne suis pas sûr que cela fasse avancer la démocratie dans le monde… mais, ainsi que le pressentais Pierre DAC, c’est complexe :« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les coeurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau…  »

Or donc, si parfois la géostratégie de la politique française vous échappe quelque peu et vous apparaît comme un piège abscon, n’en faites pas une maladie, une tisane de mélisse et ça ira beaucoup mieux ;

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ceci n’est pas un billet…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du surréalisme et des penne all’arrabbiata réunis bonjour !

Ce lundi 28 janvier 2013 nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… Nous sommes le 9è jour de pluviôse, généralement dédié au Peuplier.

Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac puisque aujourd’hui nous parlons surréalisme: Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camembert ou encore, la femme du boulanger, la cane de jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier.

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En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, DownloadedFileperspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier. S’il est un poète qui use et abuse de ce style c’est bien Michele Angelo Murgia. Voici comment il se présente lui même sur le site  atramenta « Gramsciste convaincu, j’ai exercé de nombreux métiers, y compris durant mes études: manoeuvre, garçon de ferme, serveur, encodeur, maçon, animateur, secrétaire et traducteur. Touche-à-tout, lecteur assidu, insatiable, ouvert à toutes les cultures et civilisations, obsédé par le temps qui passe, avide de tout ce qui peut nous structurer en tant qu’êtres humains, revenant toujours à mes premières amours, la philosophie, mais ouvert à toutes les sciences, ennemi-juré des superstitions de tout acabit, aimant la poésie, les jeux de mots, les contrepèteries et les oxymores… » En voici un exemple:

C’était un jour pluvieux aussi sec  qu’à Gobi

L’air était si glacé, et le soleil torride

J’avais mis mon manteau et dessus mon obi

Je transpirais de froid sur la lave sans ride

Je marchais en courant, lentement engourdi

Par le poids si léger d’un amour insipide

J’avançais, défaisant ce que j’avais ourdi

La nuit, tout en veillant, d’un sommeil impavide…

Etonnant, non ?

Allez, merci à vous d’avoir fait le détour par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

UN DERNIER POUR LA ROUTE…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la métempsycose et du homard à l’armoricaine réunis, bonjour !

Voici donc le dernier jour de la dernière semaine de cette année 2011 qui n’en finit pas de disparaître… Dans notre calendrier républicain, c’est le 11è jour de nivôse, dédié au granit.

 

Bon anniversaire à SINÉ

Né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve tous les mois dans SINE-MENSUEL et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin de WILLEM qui date de 68, paru dans « L’enragé » N°6, journal que SINÉ avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

Pour l’année 2012, je reprends donc ma carte au seul parti qui trouve grâce à mes yeux:

 

C’est le temps des bilans mais, « les cénobites tranquilles » se refusent à fermer pour cause d’inventaire. Vous êtes de plus en plus nombreux à me faire le plaisir de jeter un œil sur mes petits billets quotidiens et nous allons démarrer la nouvelle année avec environ 40 000 visiteurs uniques à étre passé par l’ermitage. Je vous adresse donc tous mes vœux ; le mien vous le connaissez sans doute, est que l’on puisse vivre un mois de Mai qui voit dégringoler de leurs trônes Nicolas 1er et sa clique. Que le tribunal international décrète la réouverture du bagne de Cayenne pour y accueillir goldman-Sachs et consorts, les mines de sel en Sibérie pour les agences de notation, Alcatraz pour tous les banksters qui nous sucent la moelle et Guantanamo pour Obama qui ne tient pas une seule de ses promesses…

Bloavez mad ha yech’ed mad d’an holl. Portez vous bien et à demain peut-être.

RENVERSONS LA MARMITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour !

Nous sommes le sept novembre 2011, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

Ce 07 novembre est le jour anniversaire de la mort d’un chansonnier anarchiste qui, à l’instar d’un Gaston Couté disparaît des mémoires. Offrons lui une place dans notre galerie de portraits.

Charles d’Avray est un poète et chansonnier anarchiste français né le 9 septembre 1878 à Sèvres, de Charles Henri Jean, architecte, et de Juliette Dédillière.

Il arrive à Paris, ayant terminé ses études secondaires, en 1898. Il a 18 ans, l’âge de toutes les ambitions, de tous les espoirs. Il n’est pas très chaud pour suivre les traces de son père. Ses préférences vont à la musique, à la chanson. Il compose ses premières ceuvres, qu’il interprète dans des cafés-chantants. Ainsi naquirent les « chansons du trottoir« , les « chansons des veillées« .

Un jour, il rencontra le compagnon de la mère de Jeanne Humbert, libertaire militant, qui l’introduisit dans les milieux néo-malthusiens, et lui fit connaître et partager l’idéal anarchiste qui l’animait. Charles fréquenta ce milieu, riche en militants, et parmi eux Sébastien Faure, grand orateur libertaire, qui eut sur lui une grande influence et dont je parle souvent ici. A cette époque naquirent les « chansons sociales« , les « chansons rouges« , « les penseurs« , « les fous« , « les géants« , « loin du rêve« , etc… qu’il interprétait dans les cabarets de la Butte et du quartier Latin, où elles firent scandale. Il anima lui-même le célèbre cabaret montmartrois « Le Grenier de Gringoire » et fonda une école de Chant à Puteaux.

Ecoutez « les 4 barbus » chanter le triomphe de l’anarchie.

Mais surtout, et durant toute son existence, il parcourut la France dans tous les sens, organisant des tournées de conférences par la chanson où les foules se pressaient. Il n’arrêta plus jamais d’écrire, de chanter, de lutter. Charles-Henri Jean (dit d’Avray) se rallia à l’anarchisme au moment de l’affaire Dreyfus et décida d’utiliser la chanson pour diffuser ses idées. Il en composera quatre-vingt pour dénoncer l’Etat, la religion, le militarisme, les prisons… et exalter la société libertaire. Il composera le célèbre Triomphe de l’anarchie. Ses conférences chantées étaient annoncées par des affiches où on lisait : « Avec le passé détruisons le présent pour devancer l’avenir. »

Charles d’Avray s’est éteint le 7 novembre 1960 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la 88e division (photo de droite). Voici ce qu’écrivait Maurice JOYEUX : « Un vent froid cingle les visages. Un vent aigre, qui trousse la douleur du vagabond, soulève le jupon de la fille, emporte l’âme du poète. Autour d’une fosse, une foule d’amis ! Charles d’Avray nous quitte ! Avec la dépouille du poète, un monde prodigieux disparait, dont il fut un des plus brillants animateurs, et la terre qui résonne lugubrement sur le cercueil semble donner le glas de la chanson humanitaire dont il fut le maitre incontesté et qui refuse de survivre à celui qui la nourrit d’une sensibilité et d’une fougue incomparables. ».

Charles d’Avray était franc-Maçon, membre du grand Orient et fréquentait la loge « Equité » à Pantin. Il figura en 1905 parmi les fondateurs de La Muse rouge, Groupe de propagande révolutionnaire par les arts, où en 1919 débutèrent Lucien Noël, qui devait devenir Noël Noël et André Isaac, le futur Pierre Dac.

 

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND IL EST MORT LE POETE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour !

Ce 09 septembre est le jour anniversaire de la naissance d’un chansonnier anarchiste qui, à l’instar d’un Gaston Couté disparaît des mémoires. Offrons lui une place dans notre galerie de portraits.

Charles d’Avray est un poète et chansonnier anarchiste français né le 9 septembre 1878 à Sèvres, de Charles Henri Jean, architecte, et de Juliette Dédillière.

Il arrive à Paris, ayant terminé ses études secondaires, en 1898. Il a 18 ans, l’âge de toutes les ambitions, de tous les espoirs. Il n’est pas très chaud pour suivre les traces de son père. Ses préférences vont à la musique, à la chanson. Il compose ses premières ceuvres, qu’il interprète dans des cafés-chantants. Ainsi naquirent les « chansons du trottoir« , les « chansons des veillées« .

Un jour, il rencontra le compagnon de la mère de Jeanne Humbert, libertaire militant, qui l’introduisit dans les milieux néo-malthusiens, et lui fit connaître et partager l’idéal anarchiste qui l’animait. Charles fréquenta ce milieu, riche en militants, et parmi eux Sébastien Faure, grand orateur libertaire, qui eut sur lui une grande influence et dont je parle souvent ici. A cette époque naquirent les « chansons sociales« , les « chansons rouges« , « les penseurs« , « les fous« , « les géants« , « loin du rêve« , etc… qu’il interprétait dans les cabarets de la Butte et du quartier Latin, où elles firent scandale. Ecoutez « les 4 barbus » chanter le triomphe de l’anarchie.

Mais surtout, et durant toute son existence, il parcourut la France dans tous les sens, organisant des tournées de conférences par la chanson où les foules se pressaient. Il n’arrêta plus jamais d’écrire, de chanter, de lutter. Charles-Henri Jean (dit d’Avray) se rallia à l’anarchisme au moment de l’affaire Dreyfus et décida d’utiliser la chanson pour diffuser ses idées. Il en composera quatre-vingt pour dénoncer l’Etat, la religion, le militarisme, les prisons… et exalter la société libertaire. Il composera le célèbre Triomphe de l’anarchie. Ses conférences chantées étaient annoncées par des affiches où on lisait : « Avec le passé détruisons le présent pour devancer l’avenir. »

Charles d’Avray s’est éteint le 7 novembre 1960 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la 88e division (photo de droite). Voici ce qu’écrivait Maurice JOYEUX : « Un vent froid cingle les visages. Un vent aigre, qui trousse la douleur du vagabond, soulève le jupon de la fille, emporte l’âme du poète. Autour d’un fosse, une foule d’amis ! Charles d’Avray nous quitte ! Avec la dépouille du poète, un monde prodigieux disparait, dont il fut un des plus brillants animateurs, et la terre qui résonne lugubrement sur le cercueil semble donner le glas de la chanson humanitaire dont il fut le maitre incontesté et qui refuse de survivre à celui qui la nourrit d’une sensibilité et d’une fougue incomparables. ». Charles d’Avray était franc-Maçon, membre du grand Orient et fréquentait la loge « Equité » à Pantin. Il figura en 1905 parmi les fondateurs de La Muse rouge, Groupe de propagande révolutionnaire par les arts, où en 1919 débutèrent Lucien Noël, qui devait devenir Noël Noël et André Isaac, le futur Pierre Dac.

 

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE PIEGE ABSCON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la quadrature du cercle et des mightys réunis, bonjour !

En ce 25 mai 2011, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément la tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et laissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

 

Les brigades du tigre.

La France a donc décidé d’envoyer ses fameux hélicoptères de combat, Tigre, en Libye. Mais rassurez vous, nous ne sommes pas en guerre ! Non, il s’agit toujours d’appliquer « exactement la résolution 1973 de l’ONU » qui autorise l’usage de la force pour protéger les populations civiles (défense de rire). La même résolution qui exclu la présence de troupes au sol… Vous remarquerez tout de même qu’on se rapproche de plus en plus du sol libyen. Inutile de vous dire que les officiers de liaison (forces spéciales) sont depuis longtemps à l’oeuvre auprès des rebelles.

Tiens, voici l’article 35 de la constitution de notre vieux pays comme disait l’autre :

 

« La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. Il peut demander à l’Assemblée nationale de décider en dernier ressort. Si le Parlement n’est pas en session à l’expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l’ouverture de la session suivante. »

Je ne suis pas sûr que cela fasse avancer le schmilblick de la démocratie dans le monde… mais, ainsi que le pressentais Pierre DAC, c’est complexe :« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les coeurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau…  »

Or donc, si parfois la géostratégie de la politique française vous échappe quelque peu et vous apparaît comme un piège abscon, n’en faites pas une maladie, une tisane de mélisse et ça ira beaucoup mieux ;

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PARTI D’EN RIRE (2)…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du journalisme indépendant et du
cuissot de chevreuil réunis, bonjour !


Nous voici donc le 9 février, 21è jour
de pluviôse dédié au tabouret. Non pas l’ustensile qu’utilise
Nicolas 1er pour se hisser à la hauteur de sa fonction mais cette
plante de la famille des brassicacées comme, par exemple, la moutarde des champs.

Les républicains décidément ne manquaient pas
d’imagination…


Le 9 février voit la parution de « la Gazette » ancêtre de notre journal officiel. Dès 1631, récits
de guerre et commentaires sur la vie politique de la nation sont
publiés dans la Gazette de Théophraste Renaudot, le premier journal
français. Cet organe de presse officieux du gouvernement est créé
sous Louis XIII, avec l’appui de Richelieu.
En 1762, un brevet
royal rattache la Gazette de France au ministère des Affaires
étrangères. C’est sous cette nouvelle appellation que Louis XV lui
confère un caractère officiel. La Gazette paraît alors deux fois
par semaine.
Sous la Révolution, en novembre 1789, elle devient
Gazette nationale de France mais reste imprimée par un éditeur
privé, Le libraire lillois Charles Panckoucke. En 1792, la Gazette
devient quotidienne.
A la fin du XVIII ème, deux supports bien
distincts publient les textes officiels. D’une part, le Bulletin des
lois, créé par un décret de janvier 1791, devient par la loi du 14
frimaire de l’an II (4 décembre 1793) le recueil officiel des lois
de la République. Il porte le sceau de l’Etat et la signature du
ministre de la Justice. D’autre part, en 1799, la Gazette nationale
(Moniteur universel en sous-titre) est instituée, quant à elle,
journal officiel publiant les actes du gouvernement et de l’Assemblée
nationale et les nouvelles des armées.
En 1811, la Gazette prend
le nom de Moniteur universel. Organe du gouvernement publiant les
informations officielles, le Moniteur conserve cette fonction et la
conservera malgré les changements de régimes successifs.
En
février 1848 apparaît pour la première fois, en titre de la
publication, la mention Journal officiel de la République français
e.

Tout à fait autre chose.

C‘est aussi la date anniversaire du décès de Pierre DAC, et je ne résiste pas au plaisir de vous faire ce petit cadeau. L’actualité de nos partis-à-nous-qu’on-a n’étant guère reluisante, à défaut de se lamenter, mieux vaut en rire.



Les anciens lecteurs de ce blogue se souviennent d’avoir déjà visionné ce duo mais, abondance de biens ne nuit pas, comme disait mon aïeule qui collectionnait les adages comme d’autres les timbres poste.

Allez, voila pour ce 520è billet de la collection des « cénobites tranquilles » que vous me faites la joie de suivre avec assiduité. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous et à chacun. Nous sommes le 6 mars 2010 et vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog, ce dont je vous remercie, mais ce qui  est très mauvais pour mon égo. Aujourd’hui au menu, d’abord un petit hommage à un grand comique injustement oublié. Peut-être parcequ’il n’était pas « que » comique. Il a par exemple écrit un livre superbe sur la place des anarchistes et libertaires dans la Franc-maçonnerie. Et, en seconde partie, un clin d’oeil pour ne pas oublier que le lobby des semenciers et autres industriels de l’agroalimentaire, quand vous le mettez à la porte, il rentre par la fenêtre. Bonne lecture.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. En ouverture de ce billet, un court extrait d’une vidéo où on le voit en compagnie de Pierre Dac.

100 PATATES…

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de « la Santé et de la protection des consommateurs » (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre « Amflora », fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 

Je vous dis pas la gueule de la purée que mangerons nos petits enfants à la cantine…Mais bon, faut pas que ça vous coupe l’appétit !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

QUI VA A LA CHASSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous. Nous sommes le 9 février, 21ème jour de pluviôse et c’est le jour du « tabouret ». Je vous assure que j’invente pas. Vous connaissez le « tabouret bleu » ? Et bien c’est la Thlaspi. Vous connaissez pas la thlaspi ? C’est une belle plante de la famille des brasicasées. Non, pas des bras cassés. Et alors, merci qui…Merci tonton Wiki.

L’homme du jour, du mois, du siècle.

Comment ne pas marquer l’anniversaire de la mort de ce maître à penser, disparu un 9 février en 1975.« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. » Ses citations sont devenues quasi proverbiales et, personnellement, je ne m’en lasse pas.

Après avoir débuté en 1922 à La vache enragée,à Montmartre, Pierre Dac se fait connaître dans les années 1930 à la radio sur le Poste Parisien et anime dès 1936 ‘La Course au trésor’ : il s’agit de trouver un objet dans des conditions rocambolesques. Sur Radio cité, l’émission légendaire ‘La Société des loufoques’ sera reprise dans son journal ‘L’ Os à moelle’. Il s’engage par la suite dans la résistance, se réfugiant à Londres, il va devenir ‘la voix de la France’ en 1943-1944, dans l’émission sur la BBC ‘Les Français parlent aux Français’. Ses émissions sont un prélude à la carrière qu’il fera avec Francis Blanche. Il crée alors le Parti d’en rire (1949) puis ‘le MOU’ mouvement ondulatoire unifié avec Jean Yanne et Goscinny dont le slogan était:Les temps sont durs, vive le MOU. ces initiatives le conduisent à être candidat à la présidence de la République quelques années avant Coluche. Il s’est également lancé dans l’écriture de romans parodiques comme ‘Du côté d’ailleurs …’ (1953), ‘Les Pédicures de l’âme’ en 1974. Information méconnue du public, Pierre Dac s’avère être le précurseur du faux journal télévisé. A la libération, il est reçu Franc maçon à la grande loge de France, il y restera jusqu’en 1952. Plus tard, il rédigera une parodie sur les rites maçonnique.

QUI VA A LA CHASSE…


Les chasses présidentielles! On avait oublié que ça existait. Ou plutôt on pensait que ça ne pouvait plus exister. Elles avaient partiellement disparues sous Jacques Chirac qui avait supprimé les chasses de Marly et Rambouillet. Restait Chambord, son château, ses 160 hectares de forêts encloses, parfaites pour ce type d’activité couteuse, obscure et anachronique.

Vendredi dernier, se tenait donc à Chambord une chasse présidentielle organisée par le conseiller et ami du président, l’inénarrable Pierre Charon,(voir photo) qui vient d’être nommé par Nicolas Sarkozy responsable de la chose avec pour mission d’en faire un objet d’influence et d’entretien de réseaux. Donc vendredi, ça a commencé, comme le veut la tradition, par un petit déjeuner pour les 30 invités et leurs épouses (ou maris) et ça s’est terminé (après la partie de chasse) par un dîner dans le château. Juste avant ce repas, il y aura eu la cérémonie dite du «tableau de chasse».

Pierre Charon a réintroduit le faste qui avait disparu depuis longtemps, c’est-à-dire la présentation du tableau de chasse avec garde républicain en grande tenue et flambeau à la main. Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant, le plus monarchique, le plus impérial, le plus déplacé –pour ne pas dire le plus obscène– est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l’opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coûte. Le contribuable n’a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C’est clinquant, pompeux et dépensier et c’est secret comme une réunion de secte.

Sont invités des préfets, des ministres, surtout des partons du CAC40 et des grands flics aussi. On dit que Bouygues, Dassault le procureur Bot, le sans doute futur membre du Conseil constitutionnel Michel Charasse y ont tiré quelques gibiers récemment. Le but avoué est de créer des «obligés de l’Elysée». On se promet des rosettes, des pistons, des prébendes, des marchés…

La nuit du 4 août avait aboli le privilège de la chasse réservée aux nobles. Les chasses présidentielles réhabilitées discrètement, avec le retour de ce protocole à plumeau, sécurisées par des gendarmes réquisitionnés pour l’occasion, sont un peu plus qu’anecdotiques parce qu’elles traduisent une façon de faire de la politique, celle des réseaux et des amitiés hauts placés, celle des mélanges public/privé, celle des grosses fortunes qui s’amusent avec les grosses responsabilités d’Etat. Les chasses présidentielles sont aux antipodes de ce que suggérait la campagne du candidat Sarkozy et tout simplement aux antipodes de notre époque.Article « emprunté » à Thomas LEGRAND sur SLATE.fr

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.