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La fée verte…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des bonnets blancs et des blancs bonnets réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 08 janvier 2016, dix-neuvième jour de Nivôse dédié au marbre. Oui, l’heure est au souvenir, à la célébration, à la commémoration. On décore, on rend hommage car, c’est bien connu: les morts sont tous des braves types… Ces jours ci, ça tombe comme à Gravelote: Delpech, Boulez, Galabru, Natalie Cole, Lemmy Kilmister et plein d’autres. Les chaînes d’infos sortent leurs nécros, Drucker prépare sa spéciale et le,(la) ministre concerné (e) lit la fiche qu’on lui a préparé.

Pour ma part, j’ai choisi de me souvenir de Paul Verlaine, décédé un 8 janvier 1896 à Paris. Précurseur du symbolisme, le poète Paul VerlaineVerlaine a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit.
«De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose…»

Tiens, connaissez vous ces gens là ? On les appelle les  artémophiles (du nom de la plante en latin Artemisia absinthum). Ce ne sont pas des buveurs invétérés d’absinthe comme Verlaine (ci-dessus), mais des collectionneurs à la recherche de tout objet appartenant à l’univers de buveur d'absinthel’absinthe. Qu’il s’agisse de ces fameuses cuillères perforées pour tenir le sucre, des verres qui marquent la dose, des fontaines à absinthe, des  affiches sur l’absinthe, des cartes postales d’époque, des pyrogènes de marque, de catalogues des fabricants …  En chinant dans les brocantes et les vide-greniers, il est encore possible de dénicher des cuillères, des verres, des fontaines, des topettes ainsi que de nombreux objets au nom de cette boisson bannie. Bref ils donneraient n’importe quoi ou presque pour toutes ces reliques témoins de l’époque de la Fée verte. A gauche ci-dessus: le buveur d’absinthe – Picasso 1903.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Haute solitude…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la poésie et du fromage de chèvre réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 04 mars 2013, 14è jour de ventôse dédié au Vélar encore nommée fausse giroflée. L’homme du jour est un immense poète que j’apprécie particulièrement ce qui justifierait que j’en ai déjà parlé.

Léon-Paul Fargue est né le 4 mars 1876 à Paris. Il fait de bonnes études au collège Rollin, au lycée Janson-de-Sailly, puis brièvement au lycée Henri IV où il se lie avec Alfred Jarry.

Etudiant, il hésite entre la littérature, la musique et la peinture. Après quelques essais à Pont-Aven sur les traces de Gauguin, il choisit finalement d’écrire et publie en 1895 sa70354809_p première œuvre : Tancrède. Il traîne avec la bohème de Montmartre dans l’ombre de Verlaine et du Cabaret du Chat Noir, puis il rencontre Mallarmé, Valéry, Gide ou Vuillard.

Dès 1902, il est introduit dans la sphère musicale, aux côtés de Ricardo Viñes et Maurice Ravel, avec qui il formera la fameuse bande des « Apaches d’Auteuil ». Il ne publie presque rien durant cette période, cependant il participe aux débuts de La Nouvelle Revue Française. En 1909, il rencontre Valery Larbaud et ce sera le début d’une amitié importante. Enfin en 1912 paraît Poèmes son second livre, fondateur par son utilisation des mots et de la langue, qui fera des émules et qui lui assurera la notoriété auprès de gens très divers, d’Apollinaire à Claudel, d’Alain Fournier à Proust.

Mobilisé en 1914 à Laon, il sera rapidement réformé et retrouvera, autour de la libraire Adrienne Monnier, ses amis Jean Cocteau et Erik Satie, lequel composera peu après six mélodies sur les Ludions. Dans les années 20, Fargue fonde et dirige la prestigieuse revue Commerce avec Valery Larbaud et Paul Valéry, relayé par Jean Paulhan. Les années 30 sont marquées par une nouvelle activité, trés prolixe, la chronique journalistique, qui donnera des essais sur des sujets très divers, de la critique littéraire 70354853_pà des thèmes beaucoup plus légers comme les aléas de la mode, mais où l’art, la poésie et l’homme sont omniprésents. Voici un extrait de « haute solitude » « Oui mon âme, tout cela que tu vois, c’est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c’est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d’âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d’esprits vénéneux ».

Peu avant la seconde guerre mondiale, Fargue rencontre sa future femme, le peintre Chériane, chez qui il s’installe boulevard Montparnasse. En 1941 il publie Haute solitude parfois considéré comme son chef d’oeuvre poétique. En 1943, au cours d’un repas avec Picasso, il est frappé d’hémiplégie et restera paralysé. Il n’en continue pas moins à écrire et reçoit en 1946 le grand Prix de la Ville de Paris. Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. »

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Il meurt à 71 ans, le 24 novembre 1947, chez lui à Paris. Il est enterré au cimetière du70354869_p Montparnasse cher à Brassens.                                    On lui doit cette fameuse pensée: Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue. comment ne pas être d’accord ! Faudra que j’en parle à Parisot…

 

Allez, voila pour aujourd’hui, merci encore une fois d’avoir fait le détour par ici portez vous bien et à demain peut-être.

 

UNCONCERNED BUT NOT INDIFFEREND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pataphysique et de la dure réalité réunies, bonjour !

Aujourd’hui, samedi 27 août 2011 et 10è jour de fructidor dédié à l’échelle, je vous propose un petit portrait.

 

Si je vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le violon d’Ingres.

 

Man RAY donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada ne peut pas vivre à New York ».

En juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard, Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse. Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est en 1925 que ses oeuvres seront présentées lors de la première exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu !

Ami des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur villa de Hyères (1929). Il avait tourner auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924).

Pendant trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940 il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la peinture.

Il va rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché mais pas indifférend.

A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Quel regard porteraient-ils aujourd’hui sur ce monde en gésine ? Relisons Aragon.

Les gens les gens Dieu les emmerde

Naître qui me le demanda

C’était l’époque de Dada

Qu’importe que l’on gagne ou perde

Renverse ta vie et ton vin

Tout nous paraissait ridicule

A nous sans soleil ni calcul

Enfants damnés des années vingt.

 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

A GALOPAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la femme libérée et
de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !

Nous sommes le 11 février et vous
êtes encore devant votre ordinateur. Ce jour est le 23è de
pluviôse et est dédié au chiendent, plante envahissante s’il en
est.
Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre.
Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys
vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans
Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le
chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à
Bourvil.

Aujourd’hui, parlons d’une
militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada.

Fille de l’écrivain et militant
socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur
libertaire Baltasar Lobo, Mercedes Camaposada avait commencé à
travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma
et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle
avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V.
Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait
très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez.
« A galopar« , merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…


Après ce petit intermède, continuons.

Pendant les années de la
République elle collaborait à de nombreux titres de la presse
libertaire (dont
Ruta,
Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad
)
et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît
l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du
mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL)
est créé en avril 1936;
 mouvement
qui a compté plus de 20 000 membres
,
ainsi que la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en
chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar
LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en
juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe
de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une
fédération nationale.
 

Exilée en France après la
guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à
Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la
secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux
activités du groupe Mujeres Libres en exil.

Mercedes Comaposada est morte à
Paris le 11 février 1994.

Et voila pour ce vendredi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.


DETACHE MAIS PAS INDIFFEREND…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du surréalisme et de la dure réalité réunis, bonjour !


Si je
vous dis Emmanuel Rudzitsky, je vous connais, vous allez rester aussi
songeur qu’une poule devant une clé à molette…Et pourtant, si je
vous dis Man Ray, subitement tout s’éclaire et vous revoyez la
croupe hospitalière de Kiki de Montparnasse se prenant pour le
violon d’Ingres.


Man
RAY
donc, puisque c’est de lui que l’on parle, est né à
Philadelphie un 27 août en 1890, il est mort à Paris en 1976. Entre
les deux il a fait de la photographie un art véritable. A New York
avec son ami Marcel Duchamp, ils ont bien tenté de représenter la
forme américaine du mouvement Dada, avant de conclure: « Dada
ne peut pas vivre à New York ».

En
juillet 1921, Man Ray revient en France et Duchamp le présente
aussitôt aux surréalistes, Aragon, André Breton, Paul Eluard,
Philippe Soupault… Evidemment, il s’installe à Montparnasse et ne
tarde pas à tomber amoureux du fameux modèle Kiki de Montparnasse.
Il va aussi rencontrer Paul Poiret qui va lui permettre de réaliser
beaucoup de photos de mode.(à gauche,Man Ray et Duchamp sur les hauteurs de Paris)

C‘est
en 1925 que ses oeuvres seront présentées lors de la première
exposition surréaliste de la galerie Pierre en compagnie de Jean
Arp, Max Ernst, Miro et Picasso, excusez du peu !

Ami
des mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, il tournera son
troisième film, Les mystères du château de Dé dans leur
villa de Hyères (1929). Il avait tourner auparavant, A quoi rêvent les jeunes films (1924).

Pendant
trente ans, Man Ray va révolutionner l’art photographique, en 1940
il rejoint Lisbonne et s’embarque pour les Etats-Unis en compagnie de
Salvador Dali et Gala ainsi que le cinéaste René Clair. A Hollywood
il rencontre Juliet qui deviendra sa femme et se remet à la
peinture.

Il va
rejoindre quelques grands noms du surréalisme en devenant Satrape du
collège de Pataphysique en 1963. Inhumé au cimetière de
Montparnasse, on peut lire sur sa tombe son épitaphe:Unconcerned, but not indifferent – Détaché
mais pas indifférend
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A l’heure du tout numérique, il est intéressant de se souvenir de ces bricoleurs de génie qui ont fait de la photographie, un art à part entière. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


26 AVRIL 1937, GUERNICA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, hier on se souvenait avec émotion d’un certain 25 avril au Portugal. Aujourd’hui ayons une pensée pour ce 26 avril 1937 au pays Basque Espagnol, plus précisément à Guernica. Nous en parlions hier encore avec l’ami Benni, qui est aussi Asturien que je suis Breton, et qui séjourne quelques temps en Bretagne d’ailleurs, Benni, cela ne doit pas s’écrire de cette façon là; c’est plus le diminutif de Bénito que de Benjamin…Les Asturiens ont construit leur nation à peu de chose près en même temps que les Bretons armoricains. Quelques décennies avant que Nominoë ne rassemble la Bretagne, en Asturies c’est Pelayo qui devenait le premier roi. D’où la célèbre expression qui a depuis fait le tour du monde: « Ah, te voila toi, Pelayo ! »


Le bombardement de Guernica, le lundi 26 avril 1937, fut un événement majeur de la guerre d’Espagne, qui contribua à internationaliser la médiatisation du conflit, par l’intermédiaire notamment du célèbre tableau de Pablo Picasso représentant la scène.

En raison de l’apparente faible valeur stratégique militaire que représentait la ville et de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste.

Cependant, d’après certains historiens, Guernica aurait été un objectif militaire de première importance. Pío Moa affirme que trois bataillons (7.000 hommes) des forces républicaines y stationnaient le jour du bombardement. Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de Junkers de la Légion Condor allemande ainsi que l’escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel et de Dornier ), escortées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) et des avions de chasse allemands (Messerschmitt), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. L’attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers s’avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations.

Depuis, les controverses ne se sont jamais vraiment éteintes. Responsabilité unique des nazis  de la légion Condor commandée par Von Richthofen de sinistre mémoire ou complicité de Franco. Les historiens estiment le nombre de victimes entre quelques centaines et quelques milliers… Macabre comptabilité qui n’enlève rien à la force du symbole.

Avec Benni, nous sommes tombé d’accord sur le fait que si Franco est bien mort, le franquisme lui, il bande encore. Les nostalgiques sont là, guettant les faiblesses de nos démocraties et prèts à ressortir les griffes.

Allez, haut les coeurs, portez vous bien et à demain peut-être.