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CROSSE EN L’AIR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Philocratie* et du pâté Hénaff réunis, bonjour !

Nous sommes le 13 novembre de l’an de grâce 2010 et malgré mes conseils vous êtes encore devant votre ordinateur…C’est le jour de la Garance, plante aujourd’hui tombée en désuétude qui servait essentiellement à produire de la teinture pourpre. A tel point qu’on la nommait « rouge des teinturiers ».  les racines et les tiges souterraines contiennent de l’alizarine,
qui a la propriété de donner aux tissu une belle couleur rouge. Les
uniformes de l’armée française l’employaient abondamment avant la
première guerre mondiale (c’est peut-être pour cela que les « piou-piou » faisaient une belle cible). Cette teinture naturelle a été remplacée par
des colorants synthétiques. La culture de la garance, très ancienne
(elle est attestée depuis plus de 3000 ans en Inde) n’est plus qu’un
souvenir.

*C’est un concept inventé par Voltaire.

L‘homme du jour est un militant anarchiste breton, François Le Leve, né dans le Morbihan un 13 novembre en 1882.

En 1900, il entre comme apprenti à l’Arsenal de Lorient. Il devient très vite un militant actif du syndicat des travailleurs du port, animateur du groupe libertaire des « temps nouveaux » et surtout, administrateur de la bourse du travail. En contact avec Emile Masson, il collabore à la revue « Brug » (à ne pas confondre avec Bleun-Brug d’obédience catho. créée par l’abbé Perrot) qui tente d’implanter les idées libertaires dans le milieu paysan breton.(à droite une couverture d’un numéro de Brug)
Fiché au fameux « carnet B » des antimilitaristes, il va pourtant rejoindre Jean Grave et Kropotkine et signer le « manifeste des seize » en mars 1916 favorable à l’intervention armée. En 36, il participe aux comités du Front populaire et poursuit son action syndicaliste.
En 43, sous le feu des bombardements qui frappent la ville de Lorient, il s’enfuit pour Vannes où il retrouve René Lochu (tu t’souviens Lochu ?) et prend part au comité départemental de la résistance. Il sera arrêté par la police allemande en mars 44 et déporté au camp de Neuengamme près de Hambourg. Libéré, il meurt d’épuisement le 20 juin 1945 durant le voyage de retour en France.

Allez, voila pour le 432è billet édité par « les cénobites tranquilles », la collection complète sera bientôt disponible aux éditions…Mais non, je plaisante. En tous cas c’est gentil à vous d’être passé, si j’en crois mes statistiques, même les jours fériés ne vous rebutent pas. Je peux donc, plein d’espoir, vous dire, portez vous bien et à demain peut-être.