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Touchez pas au grisbi…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la commedia dell’arte et des farfalle alla burina réunis, bonjour ! Aujourd’hui, Samedi 14 Décembre 2019 c’est le 24ème jour de frimaire dans le calendrier républicain et, figurez vous que c’est le jour de l’oseille… Alors, c’est l’occasion ou jamais de jouer au loto puisque le flouzevendredi treize n’a pas voulu vous sourire, ou alors de vous préparer une bonne soupe (à l’oseille). Pourquoi ont-ils dédié cette journée à l’oseille et pas au blé ou à l’artiche, au flouze, à la fraîche, au pognon, au fric, au grisbi, à la thune, la braise, le pèze, la galette… Les motivations des Républicains (qui avaient pourtant le choix dans la date) pour leur calendrier restent pour moi un grand mystère.

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’ Audierne. Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire. Il y a fort longtemps, débarquent les Bretonaudierne-marché-au-poissons d’outre-Manche(entre le cinquième et le sixième siècle). Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern (A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule). C’est ainsi que « Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294.

Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle va affronter la nouvelle appellation « Audierne ». C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’ Esquibien et tréviens, tenants de la vie et de l’activité portuaire. Dès 1321, on relève avec surprise la statuedans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte « Odierna » et sur une carte hollandaise de 1580 « Odjern ». Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ». La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée Guiard. A noter que l’étymologie est la même pour Alderney (Aurigny) ile anglo-normande. A  Audierne s’achèvent les méandres du Goyen qui donna son nom à la ville en breton Gwaien et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon.  Photo de droite: la célèbre bigoudène sculptée par René Guillevic à Pors-Poulhan et qui marque la frontière entre Cap-Sizun et pays Bigouden à une encablure d’Audierne.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le saint et la galoche…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de la grande Catherine et de la bande à Bonnot réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 11 Mai 2016, 22è jour de Floréal dédié à la fritillaire et, sans me vanter, c’est vrai que j’avais la frite hier, alors 290px-Fritillaria_Meleagris_Kungsangen_2006qu’aujourd’hui, c’est moins flagrant. Les fritillaires (genre Fritillaria), couramment appelées goganes dans l’Ouest de la France, sont des plantes herbacées vivaces appartenant à la famille des Liliaceae sensu sticto. Le genre comprend quelque 120 espèces d’Europe, d’Asie et de l’Ouest américain. On rencontre beaucoup d’espèces endémiques, notamment en Grèce, dans les Balkans et en Asie Mineure. La plupart poussent dans les rocailles, les pentes rocheuses, les prairies sèches et les broussailles.

En Bretagne certains vont célébrer les Tudi: On dit qu’il fit un séjour sur l’île de Groix vers 534 mais, vous savez ce que c’est, l’île de Groix, à part Ti Beudeff… Il revint donc sur le continent en pays Bigouden. Plusieurs localités de Bretagne ( l’île Tudy,  Loctudy et Port-Tudi, sur l’île de Groix) perpétuent sa mémoire et le célèbrent encore, ce qui est la saint-tudy-ile-tudypreuve qu’il a marqué son époque en Cornouaille, même si sa vie ne nous est pratiquement pas connue. Il aurait été le disciple de saint Guénolé et le collaborateur de saint Corentin. En missionnaire actif, Tudy, nommé aussi Tugdual ou Tual, fonda des établissements monastiques sur de nombreuses îles et à l’embouchure des rivières d’Armorique et de la Cornouailles. D’après la légende, Tudy, Tual et Vennec étaient trois amis, trois moines qui auraient débarqué près de la pointe de Loctudy. De là, ils entreprennent d’évangéliser les habitants de la région. Mais un dimanche, alors qu’ils s’entraînent à la galoche, une dispute s’élève entre les partenaires au sujet de leur territoire d’action. Finalement ils se mettent d’accord pour trancher leur différend à la galoche, chacun d’eux promettant de choisir l’endroit où tomberait son palet pour y exercer son ministère. Tudy, l’aîné des trois, jette son disque d’acier sur l’île qui porte désormais son nom. Vennec joue à son tour et balance avec force son palet par-dessus l’île pour atteindre le lieu appelé Saint-Vennec, ou La Clarté. Tual imite le discobole et dans un effort surhumain lance sa pièce vers les cieux, où elle disparaît avant de retomber en plein centre de Combrit, dont il devient le patron. Oui, bon d’accord, tout le monde ne connait pas la galoche bigoudène. Je vous mets une petite vidéo et vous saurez tout sur le lipar si vous arrivez à suivre .

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TRANS BIGOUDEN BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour !

Nous sommes le 30 mai, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce 10è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, m’autorise à la ramener quelque peu…

Tiens, à propos d’impertinence j’avais évoquer ici même le projet de festival de la satire. Et bien c’est chose faite : Le premier festival de la satire en France se tiendra du 2 au 5 Juin 2011 à Dax. Pour la toute première fois, les plus grandes figures de la satire seront rassemblées lors de cette fête dacquoise qui va décloisonner et réunir les modes d’expression et les arts relatifs à la caricature et la parodie : au travers de sketchs, du dessin de presse, de la littérature, du cinéma, d’expositions, de concerts et de conférences. Le week-end de l’Ascension verra la ville occupée de part et d’autres par l’équipe de Groland, les humoristes Didier Porte et Christophe Alévêque, les célèbres Wampas et Didier Super, une vingtaine de dessinateurs de presse, de grandes plumes, des cinéastes et acteurs de renom, et de nombreux groupes musicaux. La satire étant le pouls de la démocratie, Dax fait ouvertement le choix du sourire pour analyser, comprendre et appréhender le difficile contexte social, politique, économique…

 

Restons dans le pays bigouden puisque aujourd’hui c’est la saint Riagad. Évidemment c’est un ermite irlandais qui est venu s’installer sur les côtes bretonnes aux alentours du Vè siècle et qui a laissé son nom à la commune de Treffiagat. Étrange commune que celle là qui est séparée en deux : Lechiagat côté mer et Treffiagat côté rural. Mais enfin, les bigoudens ne font jamais rien comme les autres. On y trouve le fameux menhir de Lehan, que l’on voit ici en photo, et qui est planté au milieu d’un marais. Tout laisse à croire qu’il n’y avait point de marais à l’époque de son érection. D’ailleurs, à propos d’érection, il faut remarquer que les symboles phalliques ont toujours été largement représentés dans la région ; il suffit de regarder la fameuse coiffe bigoudène.

Je connais un menhir du côté de Plonéour-Lanvern où, il n’y a pas si longtemps encore, les femmes en mal d’enfant venaient se frotter le ventre. Le mot menhir (pierre longue) s’est aujourd’hui généralisé même si en breton le mot juste est peulven (le pieu de pierre) plusieurs toponymie l’attestent comme Menez-peulven entre Douarnenez et Quimper.

 

Et puisque c’est lundi, on va faire court. Allez, j’espère que hier vous n’avez pas oublié la fête pétainiste même si les romains célébraient déjà les Matrones bien avant le régime de Vichy, portez vous bien et à demain peut-être.