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Le droit à la paresse…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour! Nous sommes le Lundi 26 novembre 2018, 6è jour de frimaire dédié à la Mâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon pesticideet même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage. Notons que les maraichers lui préparent le terrain en utilisant le fameux metam-sodium; utilisé sous forme liquide, il se décompose en gaz au contact du sol, dégageant du souffre et du CO2. Bref un pur bonheur qui fait passer le glyphosate pour une friandise ( interdit depuis je crois). Un produit miracle également utilisé pour les carottes, les poireaux, ou encore les fraises. Quant à la mâche, on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse La_101161437_paul-lafargue-bfe1fe25-875e-4304-b788-b4eebb0f351-resize-750ura. 150 ans avant le débat sur les retraites, Lafargue posait déjà les vraies questions. Il est vrai qu’il avait des circonstances atténuantes; d’abord il était né à Cuba et puis, bien que très influencé par les idées de Proudhon, il avait épousé la fille de Karl Marx.  « Pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique… il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit. » Ce la-paressevisionnaire mériterait le Panthéon, qu’on en juge: « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… » A gauche, magnifique gravure que l’on doit à Félix Vallotton.

 

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.