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Le pactole du capitole…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 14 février de l’an 2014, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture, d’où son nom de pastel des teinturier, ou encore herbe de saint Philippe et pour les doctes savants: isatis tinctoria. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à debleu-lectoure-cocagne l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. Il y a eu d’autres applications des fonds de cuve de teinture, car ces cuves étaient montées à l’urine humaine (uniquement celle des hommes) et lorsqu’elles sont finies, elles sont bleues.
Malgré leurs puanteurs, ces cuves n’avaient jamais d’insectes autour comme les cuves de tannage, donc les paysans de tout temps prenaient ces fonds et peignaient les cornes des vaches, les charrettes, les maisons des pêcheurs ainsi que leurs barques, les volets et portes des fermes ainsi que l’intérieur des armoires de cuisine. La plante contient une répulsif d’insectes, traitement de bois et fongicides. Quand aux fameuses boulettes que l’on voit ci-dessus en photo, et que l’on nomme cocagne, elles ont donné leur nom au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut loadimgpratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrême Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Pour l’anecdote sachez qu’il existe un Fronton dit Capitoulat, élaboré à base de Négrette et de Syrah; un rouge très fruité avec des notes de cassis et d’agrume à déguster avec un gigot d’agneau par exemple. Voilà pour la petite histoire du jour… En attendant la prochaine, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PAYS DE COCAGNE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du doux euphémisme et du cidre brut réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 14 février de l’an 2012, 26è jour de pluviôse dédié à la Guède, une plante autrefois cultivée pour fabriquer de la teinture. La teinture bleue (le pastel) est extraite des feuilles de la plante. Ces feuilles, allongées, se détachent facilement par simple torsion lorsqu’elles ont atteint leur maturation au solstice d’été. Mais la récolte se poursuit de juillet à la mi-septembre jusqu’à ce que la plante ne possède plus de feuilles. Puis on les écrase en les mélangeant à de l’eau pour en exprimer une pulpe que l’on comprime sous forme de boulettes ou « cocagnes » de quelques centimètres. C’est de là que vient le nom donné au lauragais (Languedoc-Roussillon) : Pays de cocagne ! Le pastel fut pratiquement la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrème Orient permette l’arrivée de l’Indigo. Le Lauragais, triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l’époque et ont laissé de nombreux témoignages, comme les grands hôtels particuliers de Toulouse. Ils furent nombreux aussi à faire partie des fameux capitoulats. Les capitouls étaient, depuis le Moyen âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville. D’où le nom de Capitole donné aujourd’hui encore à l’hôtel de ville. Voilà pour la petite histoire du jour…

 

Mais, ces petites excursions historiques ne doivent pas nous faire perdre le fil de l’actualité. Le spectacle qu’offre la Grèce aujourd’hui est des plus alarmant pour ce pays qui a vu naître la démocratie. Des élus, au garde-à-vous devant la finance internationale, ont fait fi de l’opinion de ceux qui les ont placés là en votant un nouveau plan d’autérité. Prenons exemple sur l’Islande : seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers. En 2010, le pays a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à référendum le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer. De tout cela, les médias n’en font guère que des entre-filets, préférant consacrer la Une à la mort d’une chanteuse, aux déplacements du Tsar Nicolas 1er, aux atermoiements de Bayrou, aux rodomontades du hollandais volant, aux jérémiades de Le Pen, et aux gesticulations de Dédé l’Abeillaud…

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.