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Doucement les basses…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du club Dorothée et de l’écrevisse sauce Nantua réunis, bonjour ! Colchique dans les prés, c’est la fin de l’été, chantait mon aïeule qui, vous le constatez, avait tous les talents. J’anticipe quelque peu car l’Automne n’interviendra que le 23 à 1h 54 05 pour être précis. C’était généralement le cinquième jour complémentaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour des récompenses.

Profitons de ce 21 septembre pour rendre hommage à celui que nous sommes quelques uns à considérer comme le plus grand bassiste de jazz de tous les temps. j’ai nommé Jaco PASTORIUS. Il nous a quitté dans des conditions tragiques le 21 septembre 1987, assassiné par un gérant de boite de nuit. Son père, pastorius Gd’origine allemande, était lui même musicien. Il débute dans des orchestres locaux qui jouent des reprises de Otis Redding, Aretha Franklin et James Brown. Il avoue son admiration pour Herbie Hancock qui l’a fortement influencé. Mais on pourrait citer tout autant, Charlie Mingus, Ray Charles, Charlie Parker ou Tony Bennet. En 1975 il enregistre son premier album intitulé Jaco Pastorius qui va lui apporter la célébrité. Album sur lequel on retrouve la fameuse reprise de Dona Lee (en vidéo) de Charlie Parker. Puis il va rejoindre le groupe Weather Report  dans lequel il jouera jusqu’en 82. Entre temps il accompagne de nombreux artistes, on le trouve même sur un morceau de Michel Polnareff « une simple mélodie ».

Dès cette époque il consomme beaucoup de drogue et souffre de comportements bipolaires. Son comportement de plus en plus chaotique alimente la presse à scandale plus souvent qu’à l’ordinaire. Il est en plein divorce et en procès avec sa maison de disque qui le contraint à dissoudre son big band. Sans orchestre et sans maison de disque, ses problèmes psychiatriques s’aggravent; il multiplie les excentricités et les accidents. A partir de 84, son comportement lui JACO Dferme la porte de la plupart des scènes musicales. On considère que Jaco Pastorius a apporté au jazz un vent de folie (une de ces compositions est intitulée « Punk jazz »), il a hissé au top niveau l’utilisation de la fameuse Fender Jazz Bass. Il devient carrément sans domicile fixe et erre avec des clochards. En juillet 86 il est interné à New York et interdit de séjour dans de nombreux clubs de jazz. Un soir de septembre 87 il est violemment tabassé par Luc Havan, responsable du Midnight Bottom Club. Il meurt quelques jours plus tard.

Un sacré musicien, un peu agité du bocal certes, mais virtuose de la basse comme il n’y en a plus. Allez écoutez un de ses morceaux, portez vous bien et à bientôt peut-être.

J’ai la guitare qui me démange…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 6 mai64347178_p 2013, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache et qui, outre son aspect décoratif se déguste en salade. Avec des navets et du fromage de brebis, on me dit que c’est un délice; surtout si vous l’accompagnez d’un petit rosé bien frais. En dégustant votre salade je vous invite à (re)découvrir un gratouilleur de génie qui a accompagné les plus grands et les plus grandes…

 

Aujourd’hui, histoire de se calmer après la manif, un guitariste particulièrement talentueux. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare 220px-Barney_Kessel_2à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. La principale source d’inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. Il semble d’ailleurs que ce dernier soit allé écouter son « jeune disciple », lors d’un passage à Oklahoma City en 1939. Barney Kessel va s’installer à Hollywood où il exerce des petits métiers alimentaires. En 1943, Il est membre de l’orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le show de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. En 1944, on peut le voir dans le court métrage Jammin’ the Blues de Gjon Mili, aux côtés de Lester Young et Illinois Jacquet. Il fait partie des big bands de Charlie Barnet et Artie Shaw (1944-1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.

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En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une376-Django-Barney-Kessel.Jean-Pierre-Leloir-288x340 longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Ici à droite, en 1952 en compagnie de Django. Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste bebop, Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Colemen Hawkins, Lionel Hampton et même Ornette Coleman.  Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O’Day et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river » en vidéo ci-dessus).

En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en mai 2004. Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

AND NOW, DIZZY GILLESPIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédale wah-wah et du lapin au cidre réunis, bonjour !

Nous
sommes le 6 janvier de l’an 2011 après J.C. Et c’est normalement
l’Epiphanie, les Orthodoxes disent Théophanie. Du grec épiphanéia:
«apparition» – de épiphainéin: «paraître ou briller sur». La
Solennité de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme
Messie, mais si.

Tiens
c’est le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, le voici
en 1952 en compagnie de Charlie Parker, le morceau s’appelle
Hot
house
.
Dans l’almanach Vermot on disait « hot house en emporte le vent »
bien sûr.


John
Birks « Dizzy » Gillespie
, né à Cheraw en Caroline du Sud le
21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était
un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec
Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants
trompettistes de l’histoire du jazz (c’est mon avis et je le
partage), ayant participé à la création du style Bebop et
contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.
Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au
pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un
bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi
que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans
sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une
technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante.

Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans
lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk.
Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker.
N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette
à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection
présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était
élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House »,
que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du
Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney
General… Etonnant, non ?

Voilà, je ne suis pas certain d’avoir réussi à intégrer la vidéo, petit problème technique.Pour le moment je dois me préoccuper de la galette, histoire de respecter la tradition comme disait Boris Vian. Je vous souhaite plein de bonnes choses, portez vous bien et à demain peut-être.