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Guerre à la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la protohistoire et du café cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 09 Juin 2016 et, c’est le jour du Barbeau encore nommé Bleuet des champs; à ne pas confondre avec ce cyprinidé barbu vivant au fond de nos rivières ni le proxénète endimanché fréquentant assietteles courtines. La décoction de bleuet était prescrite en cas d’irritation des yeux et des paupières et pour lutter contre la conjonctivite, et plus généralement pour les inflammations de la peau et des muqueuses. Les fleurs comestibles s’utilisent dans les desserts (mousses, salades de fruits ou gâteaux). Sous son ancien nom de barbeau, le bleuet est à l’origine du motif décoratif « au barbeau » (semis de fleurs) très prisé sur les services de porcelaine ou de faïence, notamment chez les manufactures de Sèvres ou de Tournais, et qui avait la faveur de la reine Marie-Antoinette.

Tiens, c’est la date anniversaire de la naissance de Robert Jospin. Militant socialiste, mais aussi pacifiste et libertaire. Il est né le 9 juin 1899 à St Quentin, Aisne. Issue d’une famille protestante, il est tenté dans sa jeunesse par la religion. Il adhère en 1924 au parti socialiste S.F.I.O. Profondément marqué par la guerre de 14-18 il devient pacifiste intégral. Orateur de talent, il tentera de faire partager son idéal lors de tournées de conférences en tant que secrétaire de la ligue Internationale des combattants de la paix, et ce jusqu’en 1939. En R. Jospin1942 il subit une courte arrestation pour avoir aidé des résistants, mais il a en même temps une position ambiguë envers le régime de Vichy, qui le nomme conseiller municipal de Meudon début 1944. Il devient ensuite responsable d’un établissement au service de l’enfance délinquante. Exclu du Parti Socialiste à la Libération, il le réintégrera en 1955, mais le quittera 10 ans plus tard, pour rejoindre « l’Union Pacifiste ». Sa rencontre avec Victor Méric et Roger Monclin dans les années 20, l’amènera à collaborer à la presse libertaire: « La patrie humaine », « Le libertaire », etc. Bernard Baissat, cinéaste libertaire, lui a consacré un film, réalisé peu de temps avant sa mort. Robert Jospin et sa compagne Mireille étaient par ailleurs les parents d’un certain Lionel… Aaaargh, c’est ballot, j’arrive pas à me souvenir de ce qu’il a fait !

Allez, merci de votre fidélité, portez vous bien et à demain peut-être.

Guerre à la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du triple A et de l’andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour ! Nous romanescovoici donc le Dimanche 31 janvier 2016, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois n’a jamais été aussi  proche. Ce jour correspond au 12 de Pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais moi, le Romanesco, qui est un brocolis, je trouve cela magique… Mais bon, très franchement, c’est pas une raison suffisante pour se prendre le chou.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger Monclin en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor Meric qui va l’influencer profondément. IMonclinl adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontrera Robert JOSPIN, le père de Lionel… Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants Alouest01pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau incarcéré jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var. Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.Terrible réquisitoire contre la guerre, que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre ! Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai souvent parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide. Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien et à demain peut-être.

Maudite soit la guerre…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’humanité en marche et de la galette-saucisse réunies , Bonjour ! Nous sommes le samedi 09 novembre 2013, 19è jour de Brumaire que nos amis républicains dans leur grande imagination et leur célèbre calendrier avaient dédié à la grenade (le fruit bien sur).

A l’heure ou nous nous apprêtons à commémorer la fin de la grande boucherie de 14/18, je pense à ces deux grand-pères que je n’ai pas eu l’heur de connaître pour la mauvaise raison OLYMPUS DIGITAL CAMERAqu’ils sont resté couchés là-bas quelque part au chemin des dames. Sans doute, comme le dormeur du val avec un grand trou dans la poitrine… On dit que près de 200 000 bretons y sont restés ! Tous les ans, à Primelin (29), c’est dans le cap sizun, les libres penseurs se réunissent devant le monument aux morts, seul monument pacifiste que l’on recense dans le département. Ils réclament entre autre, que soient réhabilité les « fusillés pour l’exemple » de la première guerre mondiale. Durant celle-ci, 2500 soldats français sont passé devant des cours martiales.

Parce qu’ils refusaient la barbarie et la guerre impérialiste, tous ont été condamnés. Parce qu’ils refusaient de crever pour les profiteurs de guerre, parce qu’ils voulaient mettre fin à la boucherie, parce qu’ils refusaient de tirer sur leurs camarades ouvriers allemands et fraternisaient avec « l’ennemi », parce qu’ils voulaient la paix,58855947 le pain et la liberté, 650 troufions, parfois tirés au sort, ont été sauvagement assassinés. Qu’aurais-je appris de ces deux grand-pères qui n’ont pas vu grandir ni leurs enfants ni leurs petits enfants. Ces hommes, nés dans le 19ème siècle, possédaient à coup sur, tant et tant de choses à raconter; tant de richesses à partager. Et pourtant, ils sont partis, fleur au canon, en clamant haut et fort que c’était la der des der. Après celle de 70 et avant celle de 40. Avant l’Indochine, l’Algérie, le Vietnam et puis, l’Irak, l’Afghanistan, et demain peut-être l’Iran. Oui vraiment, quelle connerie la guerre !

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

GARDAREM LOU LARZAC…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de mes amis et du fromage de brebis réunis, bonjour !

22 juin 2011, 655è billet des cénobites tranquilles, 4è jour de messidor dédié à la véronique.

Il est des êtres humains auxquels le destin réserve un sort exceptionnel

Pierre Martin est de ceux là, toute sa vie a été consacrée à la paix et à l’amitié entre les peuples. Je l’avais rencontré alors que je traînais mon sac de couchage sur le plateau du Larzac au début des années 70. Il était un des animateurs infatigables de cette fameuse lutte contre l’extension du camp militaire qui dura une dizaine d’années, préfigurant ce qui allait se passer à Plogoff contre l’implantation d’une centrale nucléaire. A droite, le Larzac en 1977, bon d’accord, j’étais pas tout seul…

Ce grand militant des causes justes qui, pacifiste et libertaire, sa vie durant, refusa avec une conscience exigeante de prendre une arme pour éliminer son semblable, était doté d’une stature exceptionnelle qu’il dissimulait sous une modestie et une totale générosité. Tour à tour et parfois en même temps, il sera sociologue, économiste ou expert en coopération pour le développement, mais le militant pacifiste restera avant tout un vrai citoyen du monde.

Q
uel destin singulier que celui de Pierre Martin, incarcéré pour objection de conscience : il se retrouve prisonnier de guerre, lorsque les hordes nazies de l’Allemagne Hitlérienne envahissent la France, en 1940. Sa volonté inébranlable de ne pas porter les armes, le conduit à faire du « tourisme pénitentiaire « .
Lui à qui le Mahatma Gandhi avait écrit que, s’il était résolu à agir dans l’esprit de la non-violence, il se devait de la pratiquer, là où il se trouvait : Plus il approfondissait la pratique de la non-violence, plus il souhaitait rencontrer Gandhi. C’est ainsi qu’en 1948, il entreprend de rallier l’Inde et enfourche sa bicyclette. C’est en Libye, qu’il apprend qu’une violence fanatique venait de ravir la vie du Mahatma.
En 1959, il rejoint l’expédition internationale contre l’explosion atomique au Sahara. Les autorités françaises le bloquent au Ghana, il y mène quinze jours de grève de la faim devant l’Ambassade de France, à Accra.
En 1962, il anticipe son départ en congé en France pour assister Louis Lecoin dans sa grève de la faim, qui a permis de convaincre de Gaulle de la nécessité de reconnaître l’objection de conscience.
Ceux qui liront son ouvrage « Candide face au Moloch », comme ceux qui s’abreuveront aux sources fécondes du pacifisme, découvriront un homme qui n’a jamais abdiqué face à l’histoire.
Grand humaniste laïque, il restera toujours vivant par la constance de son engagement.

 

Voila un salut à un grand bonhomme qui nous a quitté un 22 juin en 1998 et qui méritait bien de figurer en bonne place dans notre galerie de portraits.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

QUELLE CONNERIE LA GUERRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du pacifisme et du gras double réunis, bonjour !

Le dernier jour de janvier n’est que le 12è de pluviôse et est dédié au brocolis dans le calendrier républicain.

C‘est un 31 janvier qui a vu la naissance de Roger MONCLIN en 1903; écrivain libertaire et grand pacifiste. Après de brèves études, il rencontre Victor MERIC qui va l’influencer profondément. Il adhère à la ligue des combattants de la paix dès 1929 et deux ans plus tard il participe à la création de la revue La patrie humaine dont il deviendra administrateur. Il va y travailler pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontre Robert JOSPIN, le père de Lionel…
Dans ses conférences, ses articles, il n’aura de cesse de stigmatiser le militarisme, les marchands de canons et la « justice » militaire. Dans son ouvrage Les damnés de la guerre, il dénonce les généraux pour leur mépris du soldat et cette justice d’exception que furent les tribunaux militaires notamment pour les fusillés pour l’exemple.

En août 1939 il déserte et se réfugie en Suède où il sera aidé par des militants pacifistes. Il est arrêté en 40 et restera emprisonné jusqu’en 42; de retour en France, il sera à nouveau emprisonné jusqu’en 44. Il est décédé en 1985 dans le Var.
Il est amusant de noter que c’est un 31 janvier en 1929 qu’est publié ce magnifique livre de Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau.
Terrible réquisitoire contre la guerre que les nazis s’empresseront de brûler. Cet ouvrage, découvert alors que j’avais une quinzaine d’années, fait partie de ceux qui m’ont convaincu que Prévert avait raison: Quelle connerie la guerre !

Roger Monclin a aussi écrit un joli livre sur Gaston Couté, poète patoisant dont je vous ai parlé ici, c’est paru aux éditions Paris-Bruxelles en 1962.

Voila pour cette fin du mois à ne pas confondre, malgré ce que disait Lacan, avec la fin du moi. J’entends bien vous alimenter encore longtemps de ces petites madeleines qui ressurgissent du passé pour tenter de combler le vide abyssal de notre actualité liberticide.
Allez, merci à vous de vous être donné la peine de lire ce billet jusqu’au bout, portez vous bien, à demain peut-être, et n’oubliez pas: Indignez vous !

MAUDITE SOIT LA GUERRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la concorde universelle et du Saint Pourçain réunis, bonjour !

A
chaque 11 novembre mes pensées se dispersent du côté de la Somme,
de Verdun, du chemin des dames; dans le feu, le fer, la boue et le
sang et surtout, l’immense saloperie qui poussait les hommes à
s’entretuer au profit d’une classe de possédant. J’y ai laissé mes
deux grands pères qui y ont définitivement élu résidence sous une
petite croix blanche. Pour eux et pour tous les autres voici la
chanson de Craonne par Mouloudji.



Les pacifistes, les antimilitaristes et les insoumis de tout poil se retrouveront une nouvelle fois pour le 11 novembre à Gentioux (Creuse), village célèbre pour son monument aux Morts qui proclame sans détour : Maudite soit la guerre ! Il y en a quelques uns en france mais, ils se compte sur les doigts.
Le monument aux Morts de Gentioux rappelle les noms des cinquante-huit habitants de la commune tués pendant la guerre de 14-18 et des cinq décédés durant celle de 39-45. La ressemblance avec les monuments classiques s’arrête là.
Le monument de Gentioux n’a rien à voir avec tous les monuments patriotiques guerriers qui hantent nos communes. À la place des sculptures vantant l’héroïsme, la bravoure, le sens du devoir et du sacrifice, à la place des soldats virils brandissant drapeaux et fusils afin « qu’un sang impur abreuve nos sillons », nous trouvons à Gentioux un petit écolier en sarrau et en sabots, un orphelin en bronze, casquette à la main et poing serré, devant l’inscription : « Maudite soit la guerre ! ». À lui seul, le gosse au visage sombre représente les paysans et les ouvriers qui ont été sacrifiés dans une guerre infâme.
C’est Jules Coutaud, maréchal-ferrant, maire SFIO de Gentioux de 1920 à 1965, qui avait eu la bonne idée de faire ériger un tel monument. Gazé pendant la « Der des ders », il savait de quoi il causait. En 1922, la Préfecture refusa de participer à l’inauguration du monument qui faisait tâche dans le paysage militariste. (A gauche le monument de Plozévet, 29, réalisé par René Quillivic et représentant Sébastien Le Gouil foudroyé par la perte de ses trois fils.)

Chaque 11 novembre depuis les années 80, des militants pacifistes de diverses sensibilités viennent entonner La Chanson de Craonne devant le monument en levant le poing contre la connerie militaire. Ensuite, un détour par le cimetière de Royère-de-Vassivière est proposé pour visiter la tombe du maçon Félix Baudy, un soldat fusillé « pour l’exemple » en 1915 et, chose rare, réhabilité en 1934. Là, on peut lire sur une plaque : « Maudite soit la guerre. Maudits soient ses bourreaux. Baudy n’est pas un lâche mais un martyr ».
En 2008, pour les 90 ans de l’Armistice de la guerre de 14-18, un collectif s’était déplacé à Gentioux pour demander la réhabilitation de tous les fusillés « pour l’exemple ». Durant la Première Guerre mondiale, 2500 soldats français sont passés devant des cours martiales. Parce qu’ils refusaient la barbarie et la guerre impérialiste, tous ont été condamnés. Parce qu’ils refusaient de crever pour les profiteurs de guerre, parce qu’ils voulaient mettre fin à la boucherie, parce qu’ils refusaient de tirer sur leurs camarades ouvriers allemands et fraternisaient avec « l’ennemi », parce qu’ils voulaient la paix, le pain et la liberté, 650 troufions, parfois tirés au sort, ont été sauvagement assassinés.(Ici à droite, le monument de Haïm Kern dédié aux « fusillés pour l’exemple », sur la commune de Craonne dans l’Aisne.) Aujourd’hui, le cercle Jean-Marie Deguignet (voir mon billet du 19 août) invite tous les pacifistes à se rassembler devant le seul monument pacifiste du Finistère, à Primelin.

Alors, chers amis ne comptez pas sur moi pour la commémo…Je pense que je vais opter pour la cueillette, les trompettes de la mort ont fait leur apparition. Allez, merci d’être passé encore une fois, portez vous bien et à demain peut-être.