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Remember Pablo Neruda…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’érotisme flamboyant et de la bouillie d’avoine réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 septembre 2017, deuxième jour de chateau-de-barre-gentillot-graves-de-vayres-france-10733976Vendémiaire généralement dédié au safran. Ah, les coquilles saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc sur une fondue de poireaux safranée…Vous servez cela avec un Graves-de-Vayres qui, malgré l’analogie du nom est sans rapport avec la zone viticole des Graves. Même si la majorité des Graves-de-Vayres blancs secs est issue d’assemblage sauvignon, sémillon, muscadelle; j’ai une faiblesse pour le 100% sémillon élevé en barriques.

Tout à fait autre chose. 

C’est le jour anniversaire de la disparition de Pablo Neruda:23 septembre 1973. Ecoutons Jean Ferrat lui rendre hommage sur un texte d’Aragon:

«Je veux vivre dans un pays où il n’y ait pas d’excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans a220px-Pablo_Nerudautres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette. Je veux qu’on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries. Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser. Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie. Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos. Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir. » Il s’appelait en réalité: Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto natif de Parral au Chili.

Allez, merci de passer par ici, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

 

LA MAUVAISE REPUTATION…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de

Nous sommes le 20 novembre, 30è jour de brumaire dédié au rouleau, sorte de herse rotative encore nommée « brise-motte ».

L‘envie m’est venue de souhaiter un bon anniversaire à un chanteur que j’apprécie particulièrement, autant pour son talent que pour son engagement. Paco Ibanez né à Valence le 20 novembre 1934.

 

Son père, originaire de Valencia, était ébéniste et sympathisant anarchiste (bon sang ne saurait mentir comme disait mon aïeule qui l’avait assez vif). Paco passa sa petite enfance à Barcelone, puis la famille fut obligée de fuir vers la France à la fin de la Guerre d’Espagne,. Mais en 1940, son père est arrêté par la police de Vichy et incarcéré dans le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer comme de nombreux républicains espagnols.

En 1948, la famille passe clandestinement la frontière pour retrouver le père. En 1958, une amie de Paco et de Pierre Pascal fit écouter à Salvador Dalí une maquette du disque de Paco contenant quelques chansons de Lorca et de Góngora. Après l’écoute, Dalí demanda à voir le « muchacho » qui avait enregistré ces chansons. Lorsque les deux artistes firent connaissance, ils eurent l’idée d’illustrer la pochette avec un dessin réalisé par le peintre. Ce fut ainsi que Paco initia une étroite relation, non seulement avec le monde de la poésie et de la littérature en général, mais aussi avec les arts plastiques.

C’est en 1964 qu’il enregistra son premier disque mais le succès viendra un peu plus tard. À cette époque, la maison des Ibáñez à Paris était un lieu de passage et d’accueil de nombreux artistes, hommes politiques et intellectuels espagnols qui passaient par la capitale française, allaient et venaient d’exil ou faisaient de simples escapades pour respirer « un air frais ». Le voici interprétant la mauvaise réputation de Brassens.

En mai 1968, dans une émission de la télévision française réalisée en direct par Raoul Sangla, il présenta son disque ainsi que le peintre Ortega qui avait réalisé les illustrations de la pochette. Dans cette émission, il chanta « La poésie est une arme chargée de futur », de Gabriel Celaya et « Ballade de celui qui ne connut jamais Grenade » de Rafael Alberti. Un an plus tard, pour fêter les événements il se produisit dans la cour de la Sorbonne et devint un des symboles de la lutte des étudiants.

Après la mort de Franco il retourna vivre en Espagne, où il vit à Barcelone depuis 1994.
Paco Ibáñez a refusé, à deux reprises, la médaille des Arts et des Lettres proposée par le ministre de la culture à vie Jack Lang. Il n’a jamais écrit les textes de ses chansons mais a mis en musique des poèmes, des grands poètes espagnols ou latino-américains : Rafael Alberti, Pablo Neruda, Louis Cernuda, Antonio Machado

En décembre 2006, Paco Ibanez et Lucien Gourong, conteur et écrivain de Bretagne, qui se sont liés d’amitié en 1975, ont réalisé une grande soirée à l’Océanis de Ploemeur (Morbihan) en hommage aux républicains espagnols forcés de travailler sous les ordres des Allemands aux fortifications du mur de l’Atlantique et à l’édification des bases de sous-marins dont celle de Lorient. (merci WIKI)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.